HEVA ferme ses portes, pour mieux les rouvrir ICI ! A très vite !

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 Filled my mind with strong coffee. (Ezra)

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MessageSujet: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Dim 18 Jan - 19:54

Ma fille vient de partir. Un dernier sourire tout édenté, une volte exécutée avec une exubérance de jupons en tulle rose, un bisous claquant, et son chaton fourré sans ménagement dans mes bras. Et voilà, c'est finit. Mon weekend est passé en un clin d'oeil ponctués des rires irrésistibles de Lilly, et de ses câlins express, trop occupée qu'elle est à construire un château pour ses poupées, ou à faire des parcours de santé pour Brat. Que je nourris trop apparemment. Donc si ce chaton est rond comme un ballon, c'est de ma faute et de celles des croquettes. Parce que comme sa maman dit, c'est pas bien de manger du tout fait, c'est mieux de cuisiner ! Alors comme je suis faible, on a fait atelier restaurant pour...le chat. Esclave d'une boule de poils pleurant pitoyablement pour qu'on s'active plus vite. Cette enfant me manipule complètement. Mais si je tâches de ne pas la pourrir gâtée pour autant, je ne vois pas ou est le mal de lui faire plaisir, surtout quand sa lubie est en soi de bien manger, et de prendre soin de son animal. Et puis je soutiens Lena, ça compte aussi n'est-ce pas ?

Il y a bien des fois ou je me dis qu'il me faudrait un guide "Etre un bon papa pour les nuls", quelque chose comme ça. Parce que toute les minutes ce sont de nouvelles questions, interrogations, et surtout décisions à prendre si rapidement qu'on en est étourdi. Mais peut être que c'est ça être adulte. Devenir capable de comprendre un enfant, tout en étant responsable. Finalement on grandit avec eux, ils nous poussent à être meilleur.

Mais voilà, mon bébé est partit, rejoignant sa maman en courant, et je me retrouves désoeuvré. L'après-midi touche à sa fin, mais je ne peux pas rester ici ou tout est brusquement vide et sans saveur. Aussi j'attrapes un blouson, glisse mes pieds dans mes bottes de moto, et vais chercher ma moto.
Le ronronnement du moteur et les vibrations de la bête m'arrachent un sourire ravi. Il y a bien des virées à faire ici, pour ça cet endroit est vraiment très beau !

Après deux heures de petites routes, je reviens vers le centre et me décide pour le "Cup To Cup Coffee" qui a l'air d'être un endroit chaleureux et cool. Pas trop bondé, avec une musique de fond sympa, je penses que je vais pouvoir me poser un moment ici. Je m'installes sur une table près de la fenêtre sur un signe d'une des serveuses, et m'assoit dans le coin, observant les allées et venues dans la rue piétonne.

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Mar 20 Jan - 23:33


    Il était huit heures, j'étais enfin prêt pour une nouvelle journée de travail, enfin travail ... J'ai cours jusqu'à midi, ensuite, j'ai à peine le temps de rentrer chez moi, je mange un truc vite fait puis je me dirige vers le travail ... Une journée assez bien remplie, surtout que je ne m'attendais pas à avoir autant de travail.

    Alors que je suis en cours de photographie, nous avons un exposé à faire, enfin d'après le professeur, ça ne serait pas compliqué, il faut prendre en photo une personne ou un paysage, ensuite expliqué le « pourquoi » nous avons choisi la personne ou le paysage et ensuite expliquer en gros ce que nous avons ressenti ... Bon jusque-là tout va bien, mais seulement on ne devait pas faire deux/trois lignes d'exposé, mais au minimum une page entière, ce n'est pas mon point fort, oui, j'adore photographier les gens, mais je ne me pose pas non plus énormément de question, parfois j'ai mon appareil photo, je prends la photo et ensuite je regarde le résultat ... Ce n'est sans doute pas le bon fonctionnement, mais c'est comme ça.

    Enfin, alors que je sors, je vois Abi, je vais vers elle, je l'embrasse, puisque je n'ai pas le temps de faire une pause, car je dois aller vite rentrer à la maison. Une fois à l'intérieur, je prends un plat préparé dans le frigo, je le mets dans le micro onde, je m'en vais en direction de ma chambre, je me prépare un tee-shirt noir, ainsi qu'un jean, puis je le mets dans la salle de bains. De retour dans la cuisine, mon plat était chaud, je commence à manger, j'appelle ma mère pour prendre des nouvelles, ça faisait depuis la soirée caritative que j'avais fait avec Abi que je n'avais pas pris de nouvelle, elle commence à me raconter qu'il y allait avoir dans quelques semaines une nouvelle soirée, mais comme je travaillais ce soir-là, je lui ai dit que je ne serais pas là et puis en plus de ça, je voulais évité qu'Abi soit encore plus dans l'embarras.

    Au bout de dix minutes, je raccroche, puis je vais sous la douche, une fois bien sèche, je m'habille et je me brosse les dents, je me parfume un peu, puis j'étais prêt à prendre mon service au Cup To Cup Coffe. Je monte dans ma voiture et au bout de quelques minutes, j'arrive.

    C'était l'heure de pointe, les jeunes qui avaient leur pause venait, je souffle un peu, puis je commence à prendre mon service. Je prends quelques commandes, je sers, puis en même temps, je débarrasse les tables qui étaient vides, enfin vides dans le sens où les clients étaient partis, ensuite, je nettoie les tables.

    Deux heures après, les clients étaient pratiquement repartis et je dois bien avouer que ça faisait du bien, c'était plus calme, je profite de débarrasser quelques tables où il y avait encore quelques verres, tasses ... Puis je les nettoie, une fois que c'est fait, je vais au comptoir où je nettoie les tasses, ensuite, j'entends le chef m'appeler, je me dirige vers le bureau. Nous discutons durant dix minutes, en fait, il m'avait posé des questions par rapport aux nouveaux serveurs, je n'ai rien dit de plus, je suis retourné dans la salle, c'est alors qu'une de mes collègues avaient terminé, elle me dit qu'il y a un client qui vient d'arriver, elle me montre la table, je n'ai pas réellement percuté que je connaissais la personne, en même temps, je pensais à mon exposé, la photo ... Je ne sais pas réellement comment je vais faire, je prends mon calepin, puis je me dirige vers le client.


    -Bonjour, bienvenue au Cop To Cup Coffee, vous avez déjà choisi ce que vous voulez prendre ? Je peux sinon vous aidez, n'hésitez pas.

    C'est alors que je regarde la personne et je vois que c'est Owen, je me mets à rigoler bêtement, bon le bienvenu c'est assez normal, mais je viens de le tutoyer, je peux dire qu'en même temps, je ne suis pas du genre à vouvoyer les gens, je ne suis pas du tout comme ça.

    -Enfin, je devrais plutôt dire, tu désires quelque chose en particulier ou alors tu veux prendre encore le temps de choisir ?

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Dim 25 Jan - 0:03

Depuis que je suis ici, mon esprit avant toujours à trois mille à l'heure, parcourant dossiers, possibilités de contrats, futures séances, et coups marketing en même temps, a tendance à prendre le chemin contraire. Appréciant de n'avoir aucune pression sur les épaules, vagabondant sur une balade future, profitant d'un moment ensoleillée mettant en valeur les paysages magnifiques de Savannah. Ou même ressassant mes derniers moments passés avec mon espiègle petite fille. Je me surprends de plus en plus souvent à rêvasser, me laissant aller à la détente au point que je ne me préoccupes plus de rien, oubliant mon portable, répondant à mes emails deux jours plus tard quand quelque chose me rappelle que j'ai laissé une conversation en plan. Mais il n'y a plus d'urgence, de conséquences dramatiques me poussant à l'empressement ou à la performance. Alors je n'en fais rien. Je profites juste de ces vacances allégées, passant tout le temps possible avec Lilly, retenant Lena à chaque fois que je le peux. Découvrant Savannah par des balades, par ses habitants qui ont toujours une histoire à raconter, ou un fait essentiel à partager sur la vie de la communauté.

C'est nouveau pour moi tout ça, cette simplicité, cette légèreté. Pas que l'on ai vécut en reclus à Londres, au contraire nous avions toujours des invités, plus ou moins à long terme, des collègues, des concurrents, des collaborateurs, des aspirants aux métiers, toutes les occasions devenaient soirées décadentes ou tout pouvait se jouer.

C'est la seconde fois que je viens dans ce café en particulier, j'aime bien, c'est vraiment l'ambiance salon de thé cozy que l'on trouve dans les petites villes, ou tout le monde se connaît et ou venir dans ces endroits permet de retrouver ses amis comme si l'on n'avait pas quitté la maison. Quand une voix me tire de mes errances, je ne suis qu'à moitié surpris de voir Ezra. Il est tout ebourriffé et il a l'air un peu ailleurs lui aussi, mais il est assez naturel dans ce décor, poli comme tout, avec son calepin prêt à commander. Avisant le peu de monde présent, je lui demandes en souriant.

-Prendrais tu une tasse de thé avec moi ? Si cela ne te poses pas de problème bien sûr ! J'aimerais bien que tu m'en dises plus sur ton école et ce que tu prévois pour après. C'est un peu loin pour moi tout ça !

J'aime bien Ezra, c'est encore un gamin, jeune adulte, mais si rêveur et passionné, que parfois on ne sait pas s'il est vraiment là. C'est un artiste, qui voit en toute chose du quotidien quelque chose d'autre, qui tire son inspiration d'un rien. J'aime son esprit volatile, sa volonté aussi, car non seulement il est étudiant, mais il travaille également ici, ce qui est loin d'être de tout repos. Je ne le connais finalement pas plus que ça, l'ayant rencontré il y a peu. Ici d'ailleurs je penses. J'espère vraiment qu'il pourra s'assoir un moment avec une tasse, c'est quand même plus sympa pour discuter, et ça à l'air calme en plus. Je ne sais pas cela dit qu'elles sont les règles dans ce genre de job, et je ne voudrais pas lui attirer d'ennuis.

La rue s'anime un peu au dehors, l'avancée de l'après midi résonnant des pas des mamans chargées, et des bambins claudiquant lentement, babillant à qui mieux mieux. Il y a aussi les étudiants qui rient et chantent en passant si rapidement qu'on les voit à peine, et les vieux qui déambulent sans raison apparente, paressant juste occuper l'espace. Il y a une population assez hétéroclite ici à Savannah, beaucoup moins facilement classifiante qu'à Londres, ou tout un chacun appartient à une case.

Je deviens comme le chat, à regarder comme un débile dehors, immobile à part les yeux qui suivent le moindre mouvement. Va falloir que je me ressaisisse avant de chasser la mouche sur la vitre même. Avant de me mette à buguer complètement, je me tournes vers Ezra de nouveau, avec un clin d'oeil complice quand je vois que ses collègues gloussent sans discrétion.

-Allez, viens, je penses que tes collègues devraient survivre quelques minutes sans toi. Je te laisses aussi nous choisir un gâteau, tu as surement plus de goût que moi pour ça, et tout à l'air trop bon !

D'ailleurs avec des pauses café à n'importe quel moment, je vais pas tarder à être aussi rond que le chat moi ! Il faut que j'arrêtes de me faire avoir par la curiosité, à goûter tout ce qui m'est nouveau !

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Dim 25 Jan - 14:55


    Au début de l'année, je me disais que ça serait facile de mélanger travail et étude, mais plus le temps passe et moins j'ai de temps pour travailler, j'ai un contrat en tant qu'étudiant et me voilà en train de gamberger sur "qu'est-ce que je pourrais faire comme disserte" ... Est-ce que je prends un personnage triste et je raconte ou alors je prends un paysage où je me sens bien et expliquer pourquoi j'aime ce paysage ... Plus le temps passe et moins je me dis que c'est cool de faire les deux. Il y a même des jours où je me dis que je devrais choisir entre mes études ou mon travail. C'est vrai quoi, grâce au travail, je peux étudier et aussi avoir mon logement, ce qui fait que je ne vois pas beaucoup mes parents, comme ça le mensonge que je dis par rapport à Abi et moi, je peux le supporter. Mais j'ai tellement peur de rater, je sais que ce devoir-là, je ne dois pas le rater, il compte énormément pour les notes de fin d'année.

    Heureusement à cette heure-là, il n'y a pas trop de clients et je dois bien avouer que ça me fait du bien, je pourrais au moins me reposer et bien réfléchir, jusqu'à ce que ma collègue m'avoue qu'il y a un client qui venait d'arriver, elle était trop « occupée » pour aller prendre la commande, mais comme je l'apprécie, cela ne me dérange pas de prendre la commande, c'est alors que j'arrive en souriant et en faisant le dialogue qu'on dit généralement à tout le monde avec un « vouvoiement » obligatoire, même parfois quand on connaît les clients, le patron ne veut pas de « tutoiement », notre patron est sympa, mais je dois bien avouer qu'il ne s'intéresse pas réellement à comment ça se passe ici.

    Enfin c'est alors que je remarque assez vite ou du moins après ma longue phrase que je connais la silhouette, ce n'était autre qu'Owen, je le connais, car je lui ai fait le tour de la ville et aussi, je lui montrais le café où je travaille, généralement à chaque fois qu'il y a un nouveau client, on nous fait que des compliments, mais heureusement parce que ça veut dire que nous sommes assez bien placé et aussi que nous avons de bonnes idées. Enfin, c'est alors qu'il me demande si je prenais bien un thé avec lui, je regarde autour, il ne restait que quelques clients, mais ils étaient servis, je vois ma collègue vaquer à ses occupations, il n'y avait pas beaucoup de boulot, je me mets alors à sourire et je souris, c'était sans doute la première fois qu'on me demandait ce que j'envisageaisdans l'avenir.


    -Hum, il n'y a pas encore trop de clients, alors je pense avoir un petit moment pour un petit thé. Je prépare les thés et je te raconte tout ça.

    Je souris, puis je me dirige vers le comptoir, je demande à ma collègue de faire deux thés, puis une fois qu'ils étaient prêts, je lui demande d'encaisser les derniers clients que j'arrive dans quelques minutes, je dois bien avouer que généralement, elle sait que je ne reviens que quelques longues minutes après, mais lorsque les clients affluent en grande pompe, là par contre, je suis disponible pour travailler.

    Je ramène alors les thés, puis je dépose une tasse en face d'Owen et l'autre, je m'installe prenant mon thé en face de moi. Je me mets alors à réfléchir sérieusement, il voulait que je lui parle de mon école, je dois bien avouer que c'est une école assez grande et beaucoup d'élèves, mais l'ambiance est assez cool, même si on nous met beaucoup la pression. Ensuite, ce que je voudrais dans l'avenir, j'ai l'impression parfois que mon avenir est déjà tout tracé, mon père voudrait tellement que je reprenne sa grande chaîne de magasins, alors que je veux devenir photographe professionnel ... Pas nécessairement taper dans les paparazzi, car je trouve que ce qu'ils font, c'est violé la vie privée, mais je ne sais pas pourquoi pas ouvrir ma propre boite, ensuite faire le tour de monde est exposé mes photos ... Cela serait vraiment super.


    -Mon école ... Bah, elle prend énormément d'élève et le niveau est assez exigent, on doit toujours se donner à fond, mais je dois bien avouer que c'est tout à fait normal. Nous sommes beaucoup dans une seule classe, mais avec les semestres qui passent, ils éliminent les mauvais et gardent les meilleurs, ce qui est normal, même si je dois bien dire que parfois, j'ai du mal et que je me retrouve généralement à la limite de me faire expulser, mais je reprends aussi vite du poil de la bête. J'aimerais tellement devenir photographe professionnel, c'est mon rêve, même si je suis sûr que ça ne se passera pas comme je le veux, on m'a toujours dit « quand on veut, on peut », mais là ça sera dur, mon père ne veut pas que je continue mes études, pour lui ce que je fais, c'est de « la merde » et que ça rime à rien. J'aimerais aussi avoir la chance d'ouvrir une galerie avec toutes les photos que je ferais au long de mon parcours, je souhaite voyager, allez dans les pays riches, prendre des clichés des monuments, mais aussi afficher l'inverse, dans les pays pauvres. Enfin, j'ai l'impression qu'en le disant, je ne parais pas crédible et que mon père à raison, ça ne rime à rien ce que je fais.

    C'est sans doute la première fois que j'ose parler de ce que mon père me rabâche assez souvent, c'est vrai, il pense que mes études ne servent à rien, d'ailleurs, il m'a autorisé à reprendre mes études, mais comme il était contre, il fallait que je trouve un travail et un petit appartement, parce que ce n'est pas comme ça qu'il voit mon avenir. À l'occasion, je raterais et il sera fier, je ferais ce qu'il veut, déjà qu je ne suis pas réellement ce qu'il veut que je sois, c'est vrai quoi, il veut que son fils soit un parfait hétéro qu'il se marie et qu'il est des enfants. Mais je suis homo, célibataire et je pense que pour avoir des enfants ça sera très dur. Ensuite, il veut que je reprenne son entreprise, mais ça ne m'intéresse pas... En fait, il se dit que son fils est un rebelle... Alors que ce n'est pas le cas. Enfin, je regarde Owen, je lui souris et lui demande.

    -Et toi ? Tu es venu ici pour passer du temps avec ta fille ça ne te donne pas l'envie de venir t'installer définitivement ici ?

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Jeu 29 Jan - 23:47

Ezra à l'air complètement à l'ouest, totalement plongé dans ses pensées, et je le regardes évoluer avec l'habitude distraite de quelqu'un qui connaît les lieux et n'a pas besoin d'y prêter attention. Il semble préoccupé cela dit, et je remarques qu'il a des cernes plutôt visibles en plus de ça. Son boulot ici doit être exigeant, mais pas à ce point, problèmes de famille peut être ? Je ne sais pas quel est son contexte familial, mais il doit être chez ses parents, ou tout juste partit. Et je sais que les premières années d'études supérieures peuvent être aussi géniales que compliquées. Nombres de mes camarades étaient déchirés entre l'attrait de Londres, des copains, des soirées, des défis de travail qu'on nous offrait par le biais de contacts rencontrés pendant des événements, et le confort de leur maison, de leur famille, d'un endroit ou on prenait soin d'eux sans leur demander de verser coeur et cerveau au service de la collectivité.

Le monde de la photographie est un monde de salopes sans coeur. Qu'on soit photographe, agent, mannequins, on se bat tous bec et ongles pour avoir plus de contrats, plus d'argent et de renommée. Pour être sur le devant de la scène, dans les magazines, être interviewés par des journalistes de renom. Et disons que les écoles sont tout à fait dans l'entraînement réaliste. Les professeurs n'hésitant pas à individualiser les élèves, les pénalisant s'ils ne font pas preuve d'un esprit de compétition féroce en n'hésitant pas à écraser les autres pour rester au dessus. Je penses qu'ici la concurrence doit être moins violente, Londres et Paris étant deux villes très particulières quand il s'agit de ce domaine, mais pour autant une personne intrinsèquement gentille comme Ezra doit certainement souffrir de ce contexte.

Je le regarde hésiter, tourner, virer, puis finalement s'apercevoir que le salon est plutôt vide et que ses collègues peuvent très bien arrêter de papoter et servir si jamais un nouveau client entre. Alors avec mon plus beau sourire colgate je l'enjoins à me rejoindre pour une pause thé. En parfait british, je sais que le thé résout tout, et le partager aide à la communication. Ca doit être la vapeur ça. Ou alors les pâtisseries qu'on à inévitablement en accompagnements ?

Je le libères un instant, en profitant pour vérifier sur mon cellulaire, que Lena ne m'a pas laissé de message à propos de Lilly. Ras, étouffant ma déception, je souris à mon jeune compagnon qui revient chargé.

Mon thé sous le nez, j'en profites pour respirer les arômes fruités, ravivant des souvenirs de longues journées passées à débattre sur un sujet, ou des réunions en groupes pour monter une expo. Je n'ai jamais été l'élève modèle ou le premier de la classe, mais j'ai toujours été un bosseur, et mon indépendance m'a démarquée. Pour Ezra je dirais que son côté sensible est ce qui va le rendre plus unique, avec un regard plus pertinent, mais il va devoir se battre s'il veut continuer et surtout percer dan sec milieu. Car le talent ne suffit pas.

Quand il me parle de son école, je m'y perds presque, tant il est passionné et pourtant déjà découragé. Je ne sais pas vraiment si je dois intervenir ou pas, je ne le connais pas, et je ne veux pas l'influencer ou lui donner de mauvaises idées, mais il est jeune, et il croit en ce qu'il fait, ce serait bien dommage qu'il abandonne ça alors qu'il est visiblement réellement touché par la photo et le message que ce médium porte.

Au final j'acquiesce gravement, préférant être l'oreille attentive, que le parleur qui déblatère sans rassurer. Parfois on a juste besoin d'un soutien, d'une épaule solide pour nous retenir avant de reprendre nos pas là ou l'on a suspendu le dernier.

Quand finalement le jeune homme me regarde en souriant et s'enquiert de ma situation, je rigoles, certain qu'il rêvait lors de notre première conversation.

-Oui je suis venu pour Lilly, mais j'habites déjà à Savannah, j'ai une maison un peu à l'écart, toute en bois avec un super terrain. C'est une maison cabane, ma fille l'adore, et je suis plutôt fier je dois t'avouer. C'est sympa d'avoir quelque chose à soit. Je ne t'ai pas demandé d'ailleurs, tu vis chez tes parents, ou tu as ton appartement ?

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Ven 30 Jan - 0:57


    Tout au long de mon sacré dialogue, je me mets à regarder de temps en temps mes collègues, je ne veux pas quitter une conversation en cours, mais je dois bien avouer qu'il faut bien que je travaille.
    Beaucoup ignorent que je travaille tout en faisant mes cours, je ne suis pas comme certain où les parents subviennent à leur besoin, comme je l'ai fait remarquer à Owen, mon père ne veut pas utiliser de l'argent pour mes études et donc, je dois me débrouiller, il m'avait prévenu que ça serait très dur, c'est vrai que j'ai toujours eu la vie facile, je l'avoue quand je désirais quelque chose, mon père sortait le chèque, puis je l'avais dans les heures qui suivaient. Je me souviens lorsque j'étais petit, je voulais apprendre la guitare, attention, je n'ai jamais arrêté, je joue lorsque je me retrouve seul chez-moi, c'est mon petit pêché mignon que je ne dis à personne.
    Bien avant de poursuivre mes études, je savais que la photographie était un milieu assez dur et c'est pour ça que beaucoup finissent par faire ce que je déteste le plus au monde "les paparazzi", ils sont assez bien payés, je le conçois, mais ce n'est pas une vie, tout le monde à le droit à sa vie privée et ça, c'est un droit. En plus, je n'aime pas savoir la vie des gens célèbres, en fait, c'est surtout que je me dis qu'ils vont aux toilettes comme nous, qu'ils mangent, qu'ils boivent, alors qu'est-ce que ça peut me faire qu'ils ont couché avec untel et qu'ils ont trompé l'autre ? Je m'en fous, c'est leur vie privée.
    Mine de rien, je dois bien dire que je suis quand même un peu sous les feux des projecteurs, enfin moi généralement ça se limite à un voir deux soirs par mois, oui, mon père étant riche, il est souvent invité pour les soirées caritatives ou en plus, il m'oblige à venir et parfois accompagné d'Abi, parce qu'il pense que nous sommes en couple, le jour ou tout va être révélé, je crois que je n'aurais plus de pères, une mère si, surtout quand on connaît le passé.
    Enfin, je souffle un peu dans ma tasse de thé et je bois une gorgée, je remarque qu'il n'y a pas de viennoiserie, je suis bête, je sais que nous n'avons pas le droit de faire ce que je m'apprête à faire, mais tant pis de toute façon, je le paie donc ça ne me dérange pas, mais avant de faire quoi que ce soit, je me mets à le regarder, je l'écoute me dire qu'il habite déjà ici, que je peux être stupide parfois, c'est vrai, quand je vous dis que j'ai la tête ailleurs, il faut me croire. Je souris bête, je suis sur le coup, un peu gêné de ma bêtise. Bon, ce n'était pas une grosse bêtise, mais quand même. Il me dit qu'il était fier de sa maison, en plus sa fille adore, c'est sûr que j'aimerais bien habiter un peu éloigné de la civilisation, mais ça serait un peu dur, certes, j'ai une voiture, mais j'ai les cours et le travail qui est juste à côté de mon petit appartement.
    C'est alors qu'il me pose la question sur où j'habitais, je me devais d'être honnête, de toute façon, je n'allais pas mentir, je n'allais pas me faire passer pour ce que je ne suis pas, déjà parce que d'une, ça ne servirait à rien et de deux, je n'aime pas mentir.



    -C'est le principal que ta puce adore ta maison, je dois bien avouer que ça donnerait envie de la voir et d'en avoir une pareil, enfin tant que c'est bien isolé, parce que s'il viendrait à faire froid, je pense que tu aurais un peu, voir même beaucoup froid, enfin moi pour moi il le faudrait, je suis un grand frileux. Je ne t'ai pas demandé, mais tu veux peut-être une viennoiserie ? C'est moi qui paie.

    Je souris tout en le regardant, je bois une nouvelle gorgée de mon thé, puis je réalise que je ne lui ai pas encore répondu lorsqu'il m'a demandé si j'habitais encore chez mes parents ou alors si j'ai mon appartement, parfois, je peux être tête en l'air ... Non, je refuse que vous me disiez que je le suis ... Enfin, j'avale la gorgée, puis je rétorque avant qu'il décide de reprendre la parole.

    -Et pour te répondre, comme je t'ai dis au dessus, mon père considère que mes études ne sert à rien, alors nous avons un deal, il pensait que ça allait me piéger, en fait, avant le début d'année, il m'a dit de trouver un logement et un travail, parce qu'il ne payerait rien. Heureusement, j'avais un compte et depuis que je suis petit, je mettais de l'argent de côté, j'ai su payer les premiers mois de mon loyer de mon appartement, puis j'ai trouvé du travail et j'ai pu poursuivre mes études. Woaw, beaucoup de blabla, pour dire juste que j'ai un appartement.

    Je me mets à rigoler bêtement, c'est vrai quoi, je pense qu'il s'en fout un peu que mon père est un sacré connard... Enfin bref, je me sens toujours obligé d'expliquer le "pourquoi" je suis obligé de travailler en même temps de faire mes cours, en plus vous n'imaginez pas, mais avec les cours, le taff quand je rentre chez moi, parce que oui, je rentre chez moi, je dois faire mes devoirs, mais aussi faire tout mon appartement à fond, en gros, je suis explosé, mais c'est aussi de la faute de ma mère qui m'a transmis le fait d'être maniaque.
    Je me mets quand même à le regarder de nouveau, je suis redevenu sérieux, je ne suis pas du genre à vouloir dénigrer mon père et quand je parle de lui, j'évite un maximum, j'ai toujours peur que quelqu'un le connaisse et du coup prenne sa défense, oui parce que pour les gens, mon père est un homme remarquable, il donne aux œuvres de charités, il est toujours agréable, oui, mais pas quand la porte de la villa est fermé ... Si vous savez au fond.

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Mar 3 Fév - 23:29

C'est troublant comme dire "ma maison", "notre foyer", "chez-nous" paraît naturel. Evident. J'ai toujours cru et pensé que Londres serait toujours l'endroit ou je reviendrais qu'importe mes voyages ou mon boulot. C'est là ou j'ai grandi, ou j'ai fais mes études, ou j'ai bâti ma carrière et celle de Lena. Ou notre histoire a été brillante et que Lilly est née. C'était ma ville, notre place. Il n'y avait pas d'incertitudes ou de questions quand à savoir ou nous élèverions nos enfants, ou nos boulot seraient centralisés. On a vu beaucoup de pays, d'innombrables villes, mais L'Angleterre, Londres, c'était nous. Pour autant, aujourd'hui, je peux dire sans hésiter que je me sens à ma place à Savannah. C'est ici que vivent ma fille et celle que j'aime, et ou elles sont, je suis, ce n'est pas plus compliqué que ça. C'est pourtant une toute petite ville quelque peu isolée, dans un état chaud et humide, les gens ici sont proches les uns des autres, s'appellent par leurs prénoms dans la rue, se tapent sur l'épaule. Les enfants s'invitent sans cesse les uns chez les autres, avec de petits cartons d'invitations, ou de parents à parents à la sortie de l'école. C'est tout nouveau pour moi, c'est troublant, mais curieusement je me prends au jeu, à vouloir m'intégrer, à échanger des banalités avec le boulanger. Et je ne sais pas combien de temps je me satisferais de ça, mais pour le moment, être là, profiter de tous les avantages de la maison, et surtout avoir ma fille dès que possible, c'est tout ce dont j'ai besoin. La maison est déjà une grande occupation, et puis petit à petit, je découvres des moyens d'aider la communauté, de faire partie de quelque chose en donnant des coups de main, et voir ce jeune homme qu'est Ezra se battre pour se garder à niveau à la fois dans ses études et au travail, c'est touchant, et motivant.

Si je peux l'aider et le soutenir, je le ferais. Car il mérite d'avoir plus de chance de son côté, et mener de front études de photographie et travail dans un café, est un exploit physique comme psychologique. Et puis ça me dérouillera de me replonger dans les sujets absurdes, et les réflexions sur la valeur de l'art, ou la profondeur d'une pensée mise en abîme.

Le café s'agite autour de nous, indifférent à notre table isolée, et bien que je vois que mon compagnon prends soin de contrôler l'afflux pour être sûr de ne pas être indispensable, nous sommes un peu retirés de tout, tranquilles au milieu des allées et venues paisibles de ses collègues. J'emmènerais ma fille un jour, elle adorera cet endroit, et je parie qu'elle voudra un uniforme elle aussi.

On boit tous les deux notre thé dans un silence confortable, se jaugeant mutuellement, essayant de deviner jusqu'à ou la curiosité est autorisée. Il rit quand je lui rappelle que je suis déjà installé ici, et je me demandes si ce visage sérieux est un masque qu'il porte pour faire face aux choses en général, ou s'il est simplement face à de multiples pensées.

Parfois je le perds, il part dans tes diatribes et me laisses sur le carreau, alors je l'écoutes et souris, répondant à ce qui me semble important.

-Oui, c'est un super endroit. Et l'isolation est super, n'ai crainte, maintenant on fait de vraiment bonnes choses, on a plus à choisir entre la lumière d'ouvertures, et la chaleur, et heureusement d'ailleurs !

Il enchaîne à toute vitesse, me répondant de façon précipitée, et je comprends que j'ai touché un sujet sensible, j'écoutes avec sérieux, savourant mon thé lentement. Ce n'est pas une situation facile qu'il vit là. J'ai toujours été en conflit avec mes parents, mais plus par esprit de contradiction que par abandon de leur part, bien qu'ils m'aient menacés bien des fois de me couper les vivres alors que j'étais encore dépendant. J'ai réussis à échapper à chaque fois à cette menace, ce qui m'as toujours permis de vivre confortablement jusqu'à ce que je puisses assumer mon train de vie seul, mais je n'ai jamais réellement eu à faire face à la situation que Ezra vit. C'est courageux, et osé.

-D'accord. Tu as du chien pour faire tout ça, bravo. Je sais combien les études dans la photo sont dures et exigeantes, alors tu as toute mon admiration pour en plus travailler. Si je peux me permettre je trouves ça bien que tu suives ta voie, ton père devra reconnaître que c'est ce pour quoi tu es fais quand il verra comme tu t'y épanouis. Alors continue de t'accrocher, les choses vont aller en s'améliorant.

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Mer 11 Fév - 17:13


    Je ne sais pas comment je réagirais, si un jour, je devrais faire comme Owen, c'est vrai quoi, il a quitté l'endroit où il a vécu pour venir vivre ici, pour être proche de sa fille, je trouve ça très bien attention, mais être loin de ces racines, de sa vie, cela doit être assez compliqué, c'est comme-ci je partirais de Savannah pour aller vivre dans un autre pays, je pense que très vite, j'aurais le mal du pays, attention, je veux devenir photographe professionnel et je compte voyager, mais je reviendrais toujours là où j'ai vécu, c'est là où ma place est réellement.
    Je me pose toujours la question de "comment est la vie ailleurs", ayant toujours vécu ici, je me dis que la vie, ailleurs, doit être pareil ... Mais nous savon tous que Savannah est une ville à part, il n'y a pas deux villes comme celle-là. Ici, nous sommes tous proches de tout le monde, bien sûr, on essaie aussi de savoir les secrets des uns et des autres, mais ce n'est jamais irrespectueux, nous sommes comme ça.
    Je me permets de regarder de temps en temps prêt du comptoir, je sais que je ne suis pas indispensable, mais il faut bien gagner sa croûte, disons que je profite d'un petit repos bien mérité et mes collègues méritent aussi de travailler. Je sais que je suis quelqu'un d'hyperactif, quand je suis au travail, on me voit rarement assis à parler ou alors être sur mon téléphone, j'aime que tout soit bien fait et c'est sans doute aussi pour ça que de nombreux clients reviennent parce que j'essaie toujours de faire en sorte qu'ils n'attendent pas trop longtemps après leur commande.
    Quand je regarde l'homme en face de moi, je me dis qu'il a vu énormément de choses et il est venu ici pour être proche de sa fille, il ne connaissait personne, ça doit être dur d'emménager dans une ville où on ne connaît pas trop et puis il a fallu que je passe dans le coin pour l'aider à se repérer dans la ville, heureusement que j'étais là d'ailleurs ... Je plaisante bien sûr. Je me mets à boire une gorgée de mon thé tout en écoutant ce qu'il allait me dire.


    -C'est vrai qu'on fait d'énorme progrès dans beaucoup de domaines, tu sais parfois je suis encore à la vieille école, quand on me dit maison en bois, je pense qu'il n'y a que du bois. Je me mets à rigoler. Mais j'avoue que les maisons en bois sont généralement très belle, c'est mieux que des maisons en briques.

    Nous nous mettons à discuter un peu de ma situation, même si c'est vrai que mon père ne me facilite pas la tâche, je pense que ça me force à avoir du caractère et surtout à savoir ce que je veux vraiment dans la vie, me battre pour arriver à mes fins, c'est surtout pour prouver à mon père que je n'ai pas besoin de son argent et que je peux me débrouiller tout seul. Du coup, oui, je ne dis pas, je n'ai pas une belle voiture récente, mais au moins j'ai ma voiture, je suis content de ce que j'ai et je me satisfais du peu.
    Très peu de personnes sont au courant de ma situation, tous ceux qui reconnaissent mon nom de famille se disent que si j'ai un logement, c'est payer par papa, mais non, c'est surtout parce que je travaille et que je mérite ce que j'ai. Je suis content d'entendre enfin quelqu'un qui est extérieur de l'école et qui reconnaît qu'il en faut pour continuer.


    -Disons que si je prouve à mon père que c'est ce que je veux faire et que mélanger travaille et étude j'y arrive, j'espère qu'il prendra conscience que je suis assez mature et que je peux réussir à perçer dans le milieu, en plus parfois, mon père se permet de m'inviter à ses soirées caritatives, donc heureusement j'arrive à m'arranger si je travaille à ce qu'on prenne mon poste, mais sinon je vis très bien. Je me bats pour obtenir et j'espère quand je serais diplômé, que mon père me dise félicitation. Mais il est trop fier pour reconnaître que son fils est doué. Ce qui me rassure, c'est d'avoir des personnes comme toi, qui m'encourages et me boostes, parce que j'avoue que sinon j'aurais déjà abandonné et j'aurais fait ce que mon père voulait que je fasse à la base.

    Parlez avec Owen me donne encore plus d'envie de réussir, je sais que parler avec des personnes qui connaissent votre situation ont des phrases toutes faites, mais avec Owen ce n'est pas pareil, il arrive à me donner l'envie encore plus de réussir sans doute parce qu'il veut me voit réussir et qu'il croit en moi ... C'est quelqu'un avec qui je m'entends bien, on ne se voit peut-être pas tous les jours, mais lorsqu'on se voit, on discute et j'arrive toujours à garder le sourire. Je bois une autre gorgée de mon thé tout en regardant le jeune homme et en souriant.

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Dim 15 Fév - 18:29

Je crois que Ezra ne peut pas s'empêcher de penser tout le temps, qu'il se laisse entraîner par ses pensées au point de quitter la réalité. Chaque mot ou paroles, trouve une résonance en lui, un écho, et prenne un sens dans sa propre réalité. Je le vois pratiquement ingérer mes paroles, les décortiquer les analyser, faire son propre avis de la situation. Parfois je le trouves terriblement jeune, et d'autres je me dis qu'il doit être une vieille âme. Bien que son corps et son esprit soient ceux d'un jeune homme, son âme est de celles qui ont vécues, voyagées, qui savent donner et partager avec simplicité, sans question. A son âge j'aurais certainement méprisé un garçon comme lui, effacé et gentil, toujours dans la lune. J'aurais certainement été de ces abrutis qui bousculent et chahutent les personnes plus isolés. J'étais le cliché même du gosse de riche, bien bâti, toujours habillé de façon onéreuse, aimant me faire remarquer, ayant les profs dans la poche sans pour autant le mériter le moins du monde. Je m'affichais avec les filles les plus renommées, les plus clinquantes malgré leur absence d'intérêt. Il avait fallu que je m'opposes à mes parents, que je doives me battre pour faire ce que je voulais pour comprendre.

Nos parents nous donnent la vie, mais nous naissons vraiment le jour ou l'on décide de faire ce que nous devons, pour devenir quelqu'un, pour apporter quelque chose aux autres, et pas seulement se contenter de marcher dans les pas d'une autre personne.

Il me fait rire, il est parfois si naïf, que je comprends qu'il n'a pas eu l'occasion de voyager, même certainement pas hors de Savannah. Peut être que cela lui suffit, qu'il est capable de se contenter et d'apprécier les choses communes, les moindres bonheurs. Mais j'espère tout de même qu'il aura l'occasion de voir le monde, de découvrir qu'il y a tant et plus à l'extérieur avant de décider qu'il veut s'établir.

-L'avantage d'avoir des pères aussi durs et exigeants, c'est qu'ils nous poussent à faire toujours mieux, et nous prouvent que même lorsque l'on pense qu'on ne peut pas y arriver, eh bien c'est faux. Qu'on peut toujours faire plus, plus loin, et leur prouver qu'ils ont tort, qu'on est capables et à la hauteur de ce que l'on veut, c'est une incroyable réussite. Mais le plus important c'est d'être fier de tes choix, d'être en accord avec toi-même et ta propre philosophie.

Je finis mon thé avec un soupir de bonheur, je me sens comme un gros chat repu, le ventre chaud du breuvage, pris dans une discussion stimulante. Je ne me serais jamais imaginé comme mentor, mais c'est intéressant pour une fois de donner des conseils et d'encourager, plutôt que de chercher à couler l'autre.

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Dim 15 Fév - 19:41


[justify]
    Je CONTINUE de regarder le jeune homme et je finis de boire mon thé, je le regarde, je ne me rends pas compte réellement comment les gens me VOYAIT, en fait, il faut bien l'avouer, je m'en foutais un peu, je ne suis pas le genre de personne qui aime savoir ce que les gens pensent de lui, ou du moins, c'est généralement les personnes avec qui je parle, la par contre ça m'intéresse.

    Je regarde encore les alentours, mais c'est encore calme, mon regard ce pose de NOUVEAU sur le jeune homme en face de moi, puis quelques secondes plus tard, je me mets a regarder dehors, il faisait assez beau, ce qui m'énerve un peu lorsque je travaille, c'est quand il fait beau, je ne peux pas trop profiter, j'espère qu'en été, le patron va vouloir accepter qu'on mette des tables dehors pour pouvoir un peu profiter de la chaleur, du soleil, même si ce n'est que pour quelques secondes.
    Alors qu'il reprend la parole, je me mets a le regarder dans les yeux, je n'ai pas réellement beaucoup d'ami, ou du moins avec ceux a qui je me confie, en plus, je ne sais pas pourquoi, mais avec Owen ça a tout de suite bien passer, est-ce que c'est un signe d'une amitié ? Oui, bon je suis plus jeune que lui et je ne suis pas sur qu'il veuille d'un ami qui est encore a l'école et contrairement a lui, n'a rien vu du monde qui l'entoure, mais on sait jamais, on peut toujours apprendre, même lorsque la personne est plus jeune.
    Je serais tenté de dire que j'ai des parents en or, mais honnêtement, je ne suis pas sur pour mon père, c'est peut-être méchant, il m'a offert une vie assez classe, mais ayant un esprit fermer, je peux vous dire que c'est dur, je me souviens lorsque ma tante a annonce son homosexualité, mon père a été clair, on ne va plus la-bas, mais heureusement, avec ma mère nous lui mentons pour aller la voir, en plus, je me sentais tellement bien la-bas, elle était toujours sympathique avec moi, elle me laissé faire ce que je voulais, même lorsque ma mère lui disait de ne pas toujours tout me laisser passer.
    Enfin, je m'écarte, ma mère est une femme tellement joyeuse, parfois je me demande ce qu'elle fait encore avec mon père, elle devrait profiter de sa vie, faire ce qu'elle désire, au lieu de rester auprès de mon père. Je me secoue délicatement la tête tout en écoutant ce qu'il allait me dire.
    C'est alors qu'il commence à me dire par rapport aux pères, d'après ce que je comprends, il est comme moi, enfin son père était comme moi, mais honnêtement je ne pourrais pas lui pardonner, il ne veut même pas se mettre à la place de son propre fils, je veux vivre ma vie, pas la sienne, si je voulais reprendre son entreprise, il y aurait longtemps que je lui aurais fait comprendre, mais non, il ne veut rien entendre ... Parfois je me demande s'il n'a pas fait d'enfant juste pour reprendre son entreprise.


    -Si j'ai bien suivi, tu considères que leurs façons de faire est la bonne ? Moi je pense que dans le fond, je suis d'accord, le fait qu'ils nous poussent à l'extrême, nous donne l'envie de réussir, mais ils pourraient quand même comprendre que nous voulons aussi vivre. Je ne lâcherais pas parce que mon père veut que je le fasse, j'arrêterais si vraiment je me rends compte que la photographie ce n'est pas ce que je veux réellement, mais je ne le laisserais pas diriger ma vie. Je vais être franc, je ne suis pas totalement fier de certains de mes choix, je sais que je blesse une amie ou du moins pas vraiment blesser, mais mes choix ont de terribles répercussions et je ne sais pas comment faire pour m'en sortir.

    Je venais de lui révélé une petite partie de ma vie secrète, oui, je fais semblant d'avoir une relation amoureuse avec Abi et oui, je la rends malheureuse parce qu'elle ne peut pas vivre sa vie comme elle le voudrait, je voudrais tellement qu'elle soit "libre", qu'elle puisse profiter de sa vie, en fait, j'ai l'impression que je ressembles à mon père, oui, je lui impose quelque chose qui me concerne, en gros, je suis réellement comme lui. Je soupirs doucement, puis je me mets à le regarder de nouveau avec mon sourire en coin.
    Mine de rien, j'aimais beaucoup parler avec Owen, il apportait ce qu'un grand frère en temps normal devait le faire, le réconfort et parfois même de très bons conseils, je sais que lorsqu'il dit que nos pères qui sont durs nous poussent à leur faire comprendre qu'on peut y arriver, c'est un bon conseil, mais mine de rien, je ne suis pas d'accord avec leurs façons faire.
    Je me contente tout simplement de respirer un petit coup, je suis sûr ou du moins j'espère qu'il va me dire que ce n'est pas la bonne façon d'agir, mais que c'était leur façon a eux de réagir, en fait, je pense que vu que mon grand-père du côté de mon père était quelqu'un de dur avec lui, il refait le même schéma avec moi, mais contrairement à mon père, j'ai la force de pouvoir dire non, je n'ai pas besoin d'argent, je sais me débrouiller tout seul.

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MessageSujet: Re: Filled my mind with strong coffee. (Ezra) Dim 22 Fév - 18:21

Dehors les rayons de soleil de la fin d'après-midi éclairent les rues d'une lumière ajourée, attirant l'attention des oiseaux qui s'ébrouent dans l'air frais et pépient en passant d'un toit à l'autre. Les jeunes mamans elles sont tout sourires en regardant leurs bambins courir d'ombres en lumières, profitant du temps clément pour une sortie en famille. Ici tout le monde se salue, discute, prends le temps de se poser. A Londres tout est toujours en mouvement, un mouvement perpétuel, qui a moins de s'érailler n'a pas de temps mort. On doit faire le choix de l'activité ou de la tranquillité, dans le centre tout est accessible et merveilleusement riche en culture et magasins, c'est bouillonnant d'activité et de possibilité, d'activités....mais quand on a une famille, si on veut que les enfants jouent dehors, bondissent de flaque d'eau en flaque d'eau, ou même traversent la rue avec insouciance pour aller d'une vitrine à une autre, il faut alors choisir la banlieue, l'isolement. Lena a toujours fait passer mes souhaits avant les siens, et même avec Lilly nous sommes restés dans le plein centre. Notre loft était magnifique et nous ne manquions de rien, mais je me rends compte que je privais Lily de ce dont j'ai été moi-même privé. Ici elle a la chance de grandir avec des petits copains de son âge, de pouvoir aller goûter dans la maison voisine à la moindre occasion. Et c'est un réel bonheur de la voir jouer dans le jardin, faire des bouquets de fleur pour sa maman, ou construire des cabanes pour son chat.

Parfois je suis sidéré par le calme, le manque d'activité, le fait qu'après une certaine heure tout est fermé, tout le monde rentré chez soi, et qu'il y ai si peu de pubs ou d'endroits de perdition. J'ai du mal à me faire à la campagne même si j'en apprécie la générosité, l'inactivité me tape clairement sur le système. Parfois j'ai envie d'un méga mut de café Starbuck ou la caféine se noie dans le caramel et la crème, ou le gobelet est si grand qu'il tient à peine dans la main. L'odeur de renfermé du métro, son vent souterrain ou ses labyrinthes entre les différentes station me manquent parfois. Même le monde dans les rues, l'empressement londonien, les taxis si chics, la foule en général. J'ai toujours aimé cette sensation de devoir me démarquer, briller plus car on est qu'une infinité noyé dans l'immensité.

Mais j'apprends aussi à apprécier le côté cosy et intime de Savannah, la chaleur de la Floride, la patience et même l'accent des gens d'ici, qui ont le rire facile et la curiosité encore plus! Je me familiarise avec les cartes de goûters, et les codes à adopter avec les autres parents. Je découvres aussi la joie des travaux et d'entretien d'une maison, les améliorations que l'on peut faire en continu et le fait d'apprendre de nouvelles compétences au contact d'artisans. Choses que je n'ai jamais faite de mon temps Londonien et que je n'aurais certainement pas cherchées à faire. Je suis souvent dépassé, mais je me surprends à apprendre et au final ça me plaît.

Peut être qu'à chercher toujours la performance, la carrière parfaite, on se limite à une compétence, un domaine, quand l'on est capables de beaucoup plus. L'évolution passe par la remise en question, et notre environnement immédiat encourage ou décourage cela.

Les paroles suivantes de Ezra me surprennent et je prends le temps de réfléchir avant de lui répondre, ne voulant risquer de le blesser par une parole malheureuse. Malgré sa maturité il reste un jeune adulte qui s'emporte et qui ne voit pas encore quelles leçons les autres lui apprennent en continue.

-Je ne suis pas à ta place, ni à la leur donc je ne dirais pas ça. Mais ce que je veux dire c'est que toute situation peut t'apporter quelque chose et surtout t'apprendre. Vis le donc ainsi, comme une leçon à apprendre même si elle est dure. De quels choix me parles-tu Ezra ? Je ne penses pas que tu sois du genre à écraser tes collègues étudiants pour te mettre sous la lumière n'est-ce pas ?

Parfois la brutalité avec laquelle il change de sujet ou réagit à quelque chose me prend de court. Je suppose qu'il pense plus vite, qu'il ne communique avec moi et que parfois il est en avance sur moi. Ou alors je vieillis et ai des bugs. Mine de rien il me force à réagir vite et à mesurer mes paroles. Il faut croire que la tête brûlée insensible que j'étais à son âge a finit par apprendre non ? En tout cas j'essaie et m'intéresse sincèrement à ce qu'il me dit.

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