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 I will stay close to you - PV Rhys

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MessageSujet: I will stay close to you - PV Rhys Lun 3 Mar - 23:51



       
I will stay close to you
       
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       Nous ne nous étions pas éternisés à la banque.  Les employés, qui s’étaient attendus à voir la porte du coffre fort s’ouvrir sur des clients furieux, ont finalement vu filer un couple dans une humeur de fête, presque hilares de leur fausser compagnie de cette façon.  J’avais attrapé la main de Rhys et l’avait tiré à ma suite, pressée de rentrer chez moi pour qu’on puisse se retrouver enfin dans de meilleures conditions.

C’est fou comme les choses se sont faites rapidement, naturellement…  Je ne pensais pas que ça pouvait être possible, je l’imaginais tellement furieux, blessé, qu’il aurait été incapable d’entendre le moindre de mes arguments.  Le contraire s’était produit.  Alors oui, il était furieux et blessé, ça c’était une évidence, mais miraculeusement j’avais réussi à trouver les mots qu’il fallait pour qu’il comprenne le pourquoi du comment de mon attitude totalement folle.  Il faut dire qu’on se connait terriblement bien… Et qu’on s’aime terriblement fort.  Forcément ça aide à se comprendre, mais j’ai bien retenu la leçon, cette fois Rhys et moi c’est pour la vie et il n’y aura plus jamais la moindre parenthèse.  Le couple parfait de Savannah est de retour pour de bon.

Un couple parfait, nous l’étions.  Depuis notre premier baiser nous étions devenus inséparables.  Pourtant ni lui ni moi n’étouffions l’autre.  Je m’accordais des moments avec Jay, il s’accordait des moments avec l’un ou l’autre de ses amis…  On ne se harcelait pas au téléphone toutes les cinq minutes comme certains couples le font.  Nous ne sommes pas possessifs, juste fous amoureux, ça n’est pas du tout la même chose.  La confiance qu’il y a entre nous est totale et si un jour je peux lancer un regard noir à une femme, ce n’est pas pour ça que je vais faire une scène de jalousie atroce parce que je sais parfaitement que je n’ai pas à m’inquiéter.  Je m’entends bien avec ses amis, il s’entend bien avec les miens, on a beaucoup de points communs et on sait se mettre facilement d’accord si on doit faire un choix en commun.  Vous voulez que je vous dise ?  Tout le monde rêve de trouver la personne parfaite, celle qui va coller parfaitement avec nous, avec qui il n’y aura pas besoin de faire de concessions parce que tout coulera de source.  Et bien nous on s’est trouvés, et ça c’est indiscutable.

Me priver de lui, c’est couper les ailes à un oiseau.  S’il peut survivre, il devient faible, fragile, triste…  Un psychologue prendrait certainement un plaisir fou à étudier mon cas, à découvrir par quel mécanisme une femme si comblée par l’homme de sa vie peut ainsi le quitter par peur de le perdre.  Ca n’a aucun sens quand on y réfléchit bien, sauf que pendant tout un moment j’ai été comme anesthésiée par la douleur et incapable de voir les choses avec lucidité.  Elle m’est passée cette folie, j’ai retrouvé mes ailes, mon oxygène, tout ce qui fait de moi une femme heureuse et comblée.  Je compte bien l’être à présent, je veux laisser cette année sombre derrière moi.

Nous sommes devant le café et je sors mes clés pour en ouvrir la porte.  J’ai aménagé ici après notre séparation, solution de secours.  Rhys et moi louions un petit appartement ensemble, l’étage de mon café me servait à entreposer des réserves.  J’ai dû trouver un autre moyen et investir le grenier.  Je me suis aménagée un petit lieu de vie qui tient plus du logement temporaire que du vrai studio, comme si j’avais toujours su que ça ne durerait pas.  C’était propre, j’avais un canapé confortable deux places, une vielle télé qui commençait à montrer des signes de fatigue, une petite table basse sur laquelle je mangeais, un frigo rouillé à l’extérieur, un évier en inox et une table sur laquelle j’avais posé un four micro-ondes.  une porte donnait sur une toute petite salle de bains  et en mezzanine j’avais installé ma chambre à coucher de façon plutôt sommaire.  

Autant vous dire que je ne recevais jamais personne…  Jayleen est venue deux fois seulement, c’est tout.  Pas que j’ai honte, encore une fois c’est propre et rangé, mais je n’ai vraiment pas la place pour recevoir.  Mais Rhys… Lui ce n’était pas pareil.  Nous n’avions pas besoin de beaucoup de place, on avait été loin de l’autre trop longtemps pour avoir envie d’espace.  Pas aujourd’hui.  Je refermais donc la porte du café derrière moi et le conduisais à l’étage, jusqu’à mon antre, le lieu où je m’enfermais pour échapper au monde.  Je fermais la porte derrière moi et m’y adossais, presque essoufflée, rougissante.  Je l’avais tellement rêvé dans cet endroit… Et maintenant il y était, je n’arrivais simplement pas à y croire.  Je l’observais ainsi quelques secondes, le temps que ses yeux balaient la pièce, et dès qu’ils se sont reposés sur moi j’ai fondu dans ses bras, trop heureuse de retrouver mon vrai chez moi.  Ma bouche attrapait la sienne dans un baiser où plus aucune retenue n’était nécessaire et c’était bon… terriblement bon de pouvoir se laisser aller et de sentir le bonheur me consumer à nouveau.  Je ne quittais ses lèvres que quelques instants, juste le temps de murmurer contre elles.


On parlera après…  D’accord ?

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mar 4 Mar - 20:20




I will stay close to you.

Once in your life, if you are very lucky, you will meet the person who divides it to the time before you met her and the time after.


Nous n'avions pas passé plus de deux minutes supplémentaires dans la salle des coffres. A peine le temps pour moi de récupérer le pendentif de mon père pour Jay, de ranger nos coffres, de leur dire que ça n'était rien, que nous reviendrions plus tard et nous prenions la fuite quand ils avaient le dos tourné. De vrais gamins. Et c'était comme avant. Lorsque nous courrions à travers la ville main dans la main, hilare comme des gamins ayant fait une bêtise et ayant failli se faire prendre. Comme lorsqu'on quittait un lieu à un moment crucial - comme juste avant la résolution de l'intrigue du film qu'on était allé voir, ou une soirée avec des amis - parce que nous étions trop impatient de nous retrouver dans l'intimité d'une chambre à coucher... ou d'un autre endroit d'ailleurs, comme cela nous était arrivé. J'avais donc suivi sans rechigner, j'avais même filé avec plaisir, serrant sa main alors qu'elle m'entraînait vers chez elle. J'étais heureux, le cœur léger. Je ne voulais pas oublier le passé. Je ne voulais pas tout reprendre comme si cette dernière année n'avait pas eu lieu - parce qu'elle avait eu lieu et qu'elle avait amené son lot de révélations et que cela aurait forcément des conséquences - pourtant, je n'avais pas envie d'y penser maintenant. Je voulais juste profiter de l'instant, de la bonne humeur, de la joie d'être libre et de tout ce que cela nous procurait.

Elle vivait au café, sur son lieu de travail... enfin, je supposais sans trop d'effort et de risque d'erreur qu'elle ne vivait pas directement dans le café, mais elle devait avoir un appartement au-dessus ou un petit studio, plutôt. Il n'y avait pas la place là-haut pour faire plus. Je ne le savais que trop. Quand elle avait commencé à monter son entreprise, j'avais été là. Ce café, je le connaissais comme ma poche. Je l'avais aidé à choisir les meubles, la décoration... Enfin... J'avais plutôt hoché bêtement la tête ou grimacé en fonction de sa manière de me demander tel ou tel avis, parce qu'elle voulait juste se convaincre de ce qu'elle jugeait bon et qu'elle était bien meilleure que moi dans ce domaine... bref, j'avais été là, j'avais suivi toutes les étapes de la création, j'avais vu les débuts de son entreprise, fêter les bonnes nouvelles, découvert les premières galères administratives et j'avais passé du temps là-haut, beaucoup de temps, à chercher ce qu'on pourrait en faire, ce qu'il valait mieux faire. Elle avait fini par s'en servir de réserve et je ne lui avais trouvé aucune autre meilleure utilité. Je n'étais même pas certain que ça soit vivable en haut. La seule chose valable pour un lieu de vie était une minuscule salle de bain, bien utile lorsque les travaux avait été entrepris.

Elle me fit rentrer dans ce qui lui servait de lieu de vie et je pris une minute pour tout observer. Le réfrigérateur rouillé, les tables prises par les feuilles diverses ou le micro-onde, le minuscule canapé qui collait tant avec le lieu, le lit en mezzanine, seule chose dans ce petit espace qui ne servait clairement que pour dormir... L'endroit était propre et dans une moindre mesure, il laissait envisager une petite vie tranquille. C'est toujours mieux que la rue vous dirons certains. Ça n'est juste pas digne d'elle, songeais-je avec peine. Elle méritait tellement mieux que cette vie là. Elle méritait un bel appartement ou une maison chaleureuse. Elle méritait les bras chauds d'un homme aimant... non, mes bras à moi, dans notre lit, dans notre belle chambre et pas juste une couverture moelleuse et chaude pour les soirées un peu froides.

Je me retournais vers elle, à nouveau, le visage impassible, mais n'eut le temps de rien dire. A peine posais-je les yeux sur elle qu'elle se jeta dans mes bras, m'embrassant. Totalement défait de toute pudeur dans cet endroit qui n'accueillait que nous, dans la plus stricte intimité, je n'eus aucune retenue à la plaquer contre le mur, posant mes mains sur ses hanches, plongeant dans notre baiser, caressant son corps. « On parlera après... D'accord ? » Je hochais la tête, alors que nos lèvres se retrouvaient d'elles-mêmes, une de mes mains s'emmêlant dans ses cheveux, l'autre plaquant sa hanche contre mon corps. « Ça me paraît une bonne idée. » Je quittais ses lèvres pour embrasser sa mâchoire, son oreille, son cou, me délectant de sa peau, de sa proximité, de sa chaleur. Qu'elle m'arrête ou je ne répondrais plus de rien.


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Dernière édition par Rhys J. Snow le Sam 12 Avr - 15:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mer 5 Mar - 0:14



       
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       Il était là, dans mon petit appartement, cet endroit dont je n’osais pas sortir une fois ma journée de travail terminée, ce refuge qui nous abritait, moi et ma solitude. On dirait presque qu’il est plus grand, plus lumineux à présent, je sais d’ores et déjà que je ne le verrai plus de la même façon, il aura à présent la connotation de nos retrouvailles et c’est très bien comme ça. Je n’ai pas pris le temps de lui faire une visite guidée. Il connaît les lieux, même s’ils n’étaient pas aménagés de la même façon, et il n’y a pas grand chose à voir. On devait parler, c’était essentiel à ce point de notre relation. Bien sûr on ne pouvait pas se permettre de dire simplement « OK, on efface tout et on recommence, faisons comme si rien ne s’était passé »… Mais on sait sur quoi on part de façon générale. Je n’ai pas à le reconquérir, tout comme il n’a pas à me reconquérir… Notre amour l’un pour l’autre n’est jamais mort, il ne s’est jamais tari, et je sais que dans quelques années on repensera à cette période de notre vie avec plus de légèreté. A partir de ce soir on va se reconstruire, s’y mettre à deux pour ramasser les quelques briques qui sont tombées de ce que nous avions construit ensemble et les remettre à leur juste place. Nos fondations sont terriblement solides, elles n’ont absolument pas bougé. J’ai pu m’en rendre compte sur le trajet qui nous a menés de la banque jusqu’ici… C’était un retour dans le temps, comme une image sortie du passé mais que le présent recolorait. On avait la même complicité, les rires étaient de retour, tout était à nouveau terriblement facile, naturel et sain. Dieu sait que les sourires que j’offrais n’étaient plus habités par mon âme depuis un an, c’était comme si j’avais perdu le mode d’emploi pour être heureuse. En fait, ce n’est pas le mode d’emploi qui me manquait… C’était simplement ma moitié, la seule chose essentielle à ma vie pour que je puisse sourire.

Je me sens bien, je ne me sens pas gauche, je ne me demande pas ce que je dois faire ou pas tout simplement parce que mes automatismes reviennent sans le moindre problème. J’ai toujours pu agir de la façon la plus naturelle du monde avec Rhys, je n’ai jamais dû jouer la comédie pour faire ou dire ce qu’il attendait de moi, ou ce que je croyais qu’il attendait. La liberté qui est la nôtre dans cette relation si fusionnelle est tout simplement extraordinaire, c’est ce qui fait notre force. Je n’hésite donc pas à fondre dans ses bras. Peut être que j’aurais pu tenir le temps de faire le tour du propriétaire, peut être qu’on aurait pu décider de discuter avant de faire l’amour, mais c’était ce dont j’avais besoin maintenant, plus que tout autre chose j’avais besoin de lui, de ses bras, de ses baisers, de son corps sur le mien. Lui appartenir à nouveau, comme avant, corps et âme. Tout en moi l’appelle dans l’intimité protectrice de cet appartement, j’ai terriblement envie de lui et je sais que c’est réciproque, nous parlerons plus tard. Rhys marque son accord, sa bouche glisse dans mon cou et une de mes mains vient s’inviter dans ses cheveux pendant qu’il l’embrasse.


Oh Rhys…


J’attrape le bas de son t-shirt, le soulève pour l’en débarrasser et que mes mains puissent glisser sur sa peau comme elles aimaient si bien le faire. Je me serre contre lui comme si ma vie en dépendait, me hisse pour enrouler sa taille de mes jambes. C’est tellement bon de le retrouver, il m’avait tellement manqué. Aucun amant n’est venu dans mes draps pendant cette année de séparation, jamais je n’aurais pu imaginer possible de me donner à un autre. Rhys avait été mon premier, je n’ai jamais connu d’autre homme que lui et jamais je n’en ai eu envie. Au lit, notre entente était fidèle à ce que nous étions : fusionnelle, passionnée, douce, amoureuse. Un cocktail parfait qui offrait des sensations d’une intensité extraordinaire qu’on ne pouvait trouver nulle part ailleurs parce que j’étais faite pour lui et il était fait pour moi.

Peu à peu, les vêtements tombaient, permettant à nos épidermes de se retrouver. Déjà je frissonnais, déjà mes soupirs s’écrasaient contre sa bouche. J’avais presque l’impression d’avoir un peu perdu la raison dans ce début de retrouvailles, envahie par des émotions si intenses que je ne pouvais être guidée que par elles. Me laisser aller à mes envies, à mon instinct, sans me poser de question, sans culpabiliser, c’était exactement ce dont j’avais besoin pour me rassurer et savoir que je n’ai pas oublié comment faire. Nos corps sont nus, en un mouvement de bassin ils ne forment plus qu’un et je râle, me perds dans l’azur de ses yeux tandis que je retrouve ma raison de vivre.

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mer 5 Mar - 23:16




I will stay close to you.

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J'étais là, contre elle, sur elle, avec elle... J'étais dans ses bras et ma vie avait de nouveau enfin un sens. Ça pouvait sembler idiot, pour un homme surtout, d'être aussi émotionnel dans la conception d'une vie réussie, mais là était la vérité. Qu'est-ce qu'était la vie, sinon les relations que l'on pouvait avoir et entretenir ? Une réussite professionnelle ? Quel intérêt s'il n'y avait personne avec qui partager cela ? Non, la vérité, la beauté de la vie, c'était l'amour. L'amour d'un fils pour son père, d'un frère pour sa sœur, d'un amant pour la femme de sa vie... C'était ça la force de l'humanité, la force des hommes comme moi. Elle m'avait pris toute ma puissance en s'arrachant à mon corps. Elle me la redonnait en se redonnant corps et âme à mon amour.

C'était elle. Ça n'avait toujours été qu'elle. Ma Pepper O'Connor, moi moitié. J'avais eu des liaisons ses derniers mois, sans elle. Jayleen voulait tellement me voir heureux. Mes amis voulaient tant que j'accepte la rupture et tourne la page, allant voir ailleurs pour trouver une nouvelle femme à aimer. Une femme qui m'aimerait. Mais je m'en fichais des autres femmes. J'avais tenté de m'ouvrir à d'autres relations pour faire plaisir aux autres, pour montrer que j'allais bien, que je pouvais me remettre d'elle, mais je ne pouvais pas. Mes histoires n'avaient jamais été plus loin que le néant affectif. J'avais apprécié la compagnie de mes amantes, certes. Elles étaient belles et intelligentes, douce et désireuse de me plaire, mais elles n'étaient pas Pepper. Elle n'était pas cette magnifique perfection aux yeux si particulier qui me rendait fou, qui électrisait ma peau au moindre touché, qui savait me toucher du regard comme ça n'était pas permis en public, qui savait arrêter mon cœur par le seul fait de son désir de le faire. Elles n'étaient pas Pepper et j'avais eu parfaitement conscience de mentir à tout le monde en prétendant que l'une d'elle pourrait un jour la remplacer. Elle était irremplaçable.

Entendre mon prénom passer la barrière de ses lèvres redoubla la puissance des impulsions de plaisirs que j'avais à goûter sa peau, à me délecter de la douceur de sa chair sous mes mains envahissantes. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle m'enlevait une partie de mes vêtements et se hissait contre moi, soutenue uniquement par la porte close dans son dos, ma main sous ses fesses et ses jambes autour de ma taille. Bon sang, j'avais oublié comme elle savait si bien comment se placer pour que je puisse la porter sans effort. C'était comme deux corps moulés ensemble pour s'accorder quelle que soit la position. J'aurais pu la lâcher qu'elle aurait su tenir ainsi toute seule et sans effort. Fait pour être ensemble. Fait pour faire l'amour.

J'aurais voulu que les choses se passent mieux. J'aurais voulu des retrouvailles dignes des films dégoulinant qu'elles adoraient regarder avec sa meilleure amie - mieux valait ne pas penser au fait qu'il s'agissait de ma petite sœur dans ce moment si intime avec la blondinette -. J'aurais voulu que la passion se lise dans nos yeux, que nos explications soient brèves et suffisantes, que nous passions une soirée agréable, avant de faire l'amour avec tendresse et délicatesse... Mais ma raison n'avait plus court dans cet endroit, à ce moment précis, avec sa peau surchauffée par le désir contre la mienne d'autant plus brûlante. Je la voulais, maintenant et tout de suite. Et tant pis si ça n'était pas dans romantique, dans un lit aux draps blancs, dans une luminosité angélique nous faisant seul au monde. J'allais la reconquérir de la manière la plus primitive qui soit et j'allais le faire ici, contre cette porte, dans cet appartement miteux. Trop de mois de frustrations, trop d'attentes, trop de déception. Je la voulais tout entière et ça n'avait pas à être propret et romantique. Cela viendrait plus tard. Pour l'instant j'avais besoin de la sentir dans tout ce qu'elle avait de plus merveilleux. D'un geste habille, je dégrafais d'une main sous soutien-gorge et envoyait valser ses vêtements, n'arrachant mes lèvres à sa peau que le temps de faire passer sa tête à travers le col. Et telle une drogue, le peau-à-peau appela toujours plus de peau et le reste de nos vêtements s'éclipsèrent aussi rapidement de l'équation que le reste.

C'est les yeux dans les yeux que nous fusionnions, retrouvant l'entant jouissif, le plaisir charnel de nos premières caresses, le plaisir d'être à nouveau ensemble, ensemble pour de bon, ensemble pour toujours. Le temps s'arrêtent alors que ses prunelles brillantes m'absorbent et me dévorent, alors que mon corps réclame le sien comme une partie de moi qui m'aurait été arraché de la manière la plus brutale qui soit. Dans son regard, aucun remords, aucune tristesse, aucune peur... Plus rien de ce qui nous a détruit n'existe. Et je vois dans ses yeux, mon propre reflet, lavé de tout doute, de toute souffrance, de toute crainte. Nous séparer ? Personne ne le pourrait à ce stade. Alors, il n'y a pas de crainte à avoir, pas de frustration. Ce qui est fait est fait et le temps n'a plus court, alors il n'y a pas à être en colère, à être dans l'incompréhension. Il n'y a qu'elle, moi et cet être unique et parfait que nous formons à deux. Et son nom glisse sur mes lèvres, douce mélodie enchanteresse. Son nom si doux à mon oreille et tellement désiré.

Je posais mon front contre le sien, haletant, pleinement heureux.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Ven 7 Mar - 22:21



       
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       Ma vie reprenait tout son sens, j’étais à nouveau moi, je me retrouvais en le retrouvant. Rhys a presque toujours fait partie de ma vie, j’avais quatre ans quand mes yeux ont croisé l’azur des siens pour la première fois. Tirer un trait sur lui s’est révélé impossible, c’était m’arracher la moitié de moi et cette dernière année je l’ai passée à en expérimenter les conséquences et la conclusion que j’en ai tirée, c’est « plus jamais ça ». La fusion de nos corps ramenait la vie en moi, je me sentais incroyablement bien, ça me rappelait notre première fois. C’était quelques semaines après que je lui ai avoué mes sentiments. On avait décidé de passer le week-end sur Tybee Island et c’est dans un charmant petit hôtel qu’on avait fait l’amour pour la première fois. Pour moi c’était vraiment ma première fois et j’ai tout simplement adoré ça. Rhys avait été parfait, comme il l’aura toujours été par la suite, comme il l’est toujours aujourd’hui. Jamais nous n’avons été dans le sexe plan-plan d’un couple qui se connaît trop bien. On pouvait être tendres, mais aussi passionnés, jamais ce n’était pareil, même si on se connaissait par coeur on arrivait toujours à surprendre l’autre.

Aujourd’hui, le corps à corps est plutôt passionné. C’est normal, on se retrouve… Et ce n’est pas pour ça qu’on ne peut pas y mettre tout l’amour qu’on a l’un pour l’autre. Un simple frôlement me fait frissonner, nos baisers était à la fois avides et intenses mais terriblement romantiques. Peu à peu le rythme s’accélérait, les gémissements et les râles se mêlaient, je soupirais dans son cou, caressais son dos avec tendresse, déviais sur ses fesses qui se contractaient sous mes doigts. C’est fou ce que c’est facile de l’aimer, aussi facile que de respirer. J’en chialais… Parce que c’était terriblement bon, parce que j’étais soulagée de retrouver mon foyer, parce que les émotions que je ressentais étaient d’une telle intensité que ça me faisait presque mal… Un mal merveilleusement libérateur. Pas besoin d’une chambre luxueuse, d’un lit parsemé de pétales de roses, de vue sur la mer… Aucune mise en scène n’était nécessaire pour rendre ce moment magique.

Nos yeux sont incapables de se quitter, ils s’accrochent l’un à l’autre et révèlent nos âmes où toutes les réponses à nos questions sont inscrites. Bien sûr que le doute n’est pas de mise entre nous. Je ne peux pas vivre sans lui, c’est impossible, je ne veux plus jamais qu’on soit séparés. On ne peut fonctionner que si on est ensemble, sinon rien ne fonctionne. Ma bouche parcourt son visage, y pose une multitude de baisers, puis j’étouffe mon plaisir contre sa bouche. Mon corps tremble, nos fronts se reposent l’un sur l’autre, ma main glisse amoureusement sur sa joue alors qu’un sourire épanoui éclaire mon visage. Nous sommes tous les deux à bout de souffle, notre respiration est le seul bruit qui perturbe le silence de l’appartement.


Maintenant on peut parler…


J’éclate de rire et cache mon visage dans son cou tout en me laissant redescendre sur le sol. Nous n’avons que quelques petits pas à faire et le canapé nous accueille dans son confort douillet. Ma joue repose sur le torse de Rhys, le bout de mes doigts caresse son bras. Qu’est-ce que je me sens bien ! Un petit soupire d’aise traverse mes lèvres et je ferme les yeux quelques secondes. Est-ce que je me lance ? Qu’est-ce qu’on doit se dire exactement ? Je marche un peu sur des oeufs, mais je me dis que finalement le mieux c’est d’être le plus naturel possible, de ne pas trop réfléchir. Je sais où j’en suis, je n’en ai jamais été si sûre de toute ma vie, alors autant être honnête sans avoir peur.


Ca serait bien qu’on envisage d’acheter une maison… Pas quelque chose de grand et de luxueux, on peut acheter quelque chose qu’on rénovera nous même, mais au moins ça serait notre foyer. J’ai envie qu’on avance Rhys… On s’aime depuis si longtemps… Je n’ai pas besoin de temps en plus pour savoir que tu es mon âme soeur, tu l’as toujours été.

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Dim 9 Mar - 14:07




I will stay close to you.

Once in your life, if you are very lucky, you will meet the person who divides it to the time before you met her and the time after.


J'avais consommé sa peau sans m'arrêter, sans en laisser une seule portion. Je voulais la dévorer aussi intensément que le désir et l'envie d'elle me dévorait. Son visage, ses lèvres, la peau de son cou, de ses épaules, de ses seins, chaque parcelle atteignable de ma bouche... Rien n'était meilleur que le sexe avec elle. Je l'aimais tellement, que même cet acte intime, vécu de la manière la plus primaire que soit, était tendresse et amour. S'il y avait bien une chose dont j'étais certain dans ma vie, c'était que ça serait toujours elle. Je voulais la voir dans cette robe blanche qu'elle mettrait rien que pour moi, l'entendre me dire oui par delà la vie et la mort, caresser son ventre rebondit qui abriterait la vie ayant mêlée les nôtres. Deux fois... ou plus, même. Je voulais vieillir à ses côtés. Toute ma vie, avec elle, pour elle. Je n'étais complet qu'avec elle. Son plaisir explosa à mes oreilles, malgré qu'elle essayait de le faire taire en m'embrassant et ses larmes mouillèrent mes cils, mes joues et mon menton. Venant peu de temps après elle, noyant mon propre plaisir contre sa langue, je posais mon front contre le sien, haletant, tremblant contre elle, mes mains reposant sur ses cuisses, mon torse tout contre sa poitrine nue. J'embrassais ses joues et ses yeux mouillés, goûtant le sel de ses larmes avec d'infinies précautions. J'entendis nos souffles saccadés, sentis mon cœur battre à mes tempes, le siens marteler mon torse au travers de sa peau blanche.

« Maintenant on peut parler... », dit-elle avant de cacher son rire dans mon cou. Et puis elle descendit de mes bras, reposa les pieds au sol et me conduisit vers le canapé. Je m'étalais à moitié dessus et elle me rejoignit, se collant contre moi, nue comme un ver sous mes doigts incapables de cesser de la caresser. Nous n'avions pas besoin de nous rhabiller, de mettre ne serait-ce qu'un sous-vêtement. Les films dégoulinants, les couples maladroits, ils cachaient les corps après l'acte, pas nous. Nous, nous aimions rester l'un contre l'autre dans notre plus simple appareil. J'aimais la voir, toute entière, rien que pour moi, sans artifices et sans caches. Je souris avec amusement, me rappelant combien il avait été difficile de trouver notre premier appartement. Nous n'avions pas voulu perdre ça. Cette possibilité d'être nous. Il avait fallu chercher un appartement qui nous permettait d'avoir notre intimité en toute occasion. Assez haut dans l'immeuble pour que la nuit, nos corps nus n'apparaissent pas en filigranes aux yeux des gens de la rue. Sans vis-à-vis pour que le jour, nous n'exposions pas notre vie au regard de voisins trop curieux. La recherche avait été une prise de tête, mais nous nous étions tellement amusés aussi. Il faut dire que l'on s'amusait d'un rien.

Je voulais parler, mais j'avais peur, je ne savais que dire, je ne savais pas par où commencer. Elle fit le premier pas. Proposant qu'on achète notre propre maison, notre endroit à nous, pour commencer une nouvelle vie. Elle m'assura qu'elle n'avait pas besoin de temps pour savoir qu'elle voulait, comme avant, être avec moi. Et je souris, doucement, douloureusement aussi, sans trop parvenir à le cacher. Elle m'avait abandonné alors que j'étais fou d'elle. Elle m'avait abandonné alors qu'elle-même était certaine que j'étais l'homme de sa vie. Elle avait eu peur de tout l'amour qu'elle me portait et elle m'avait quitté pour se préserver de la douleur de me perdre. Je ne pouvais m'empêcher de penser que cela pouvait la reprendre à tout moment... NON !, hurla une voix puissante dans ma tête, me faisant la serrer plus fortement entre mes bras. Non, je ne laisserais plus jamais cela arriver. Elle était à moi, elle le serait toujours et si l'envie lui reprenait de me quitter, qu'à cela ne tienne. Ne me resterait qu'à la ligoter dans la cave jusqu'à ce qu'elle reprenne ses esprits. « Il nous faudra une cave », songeais-je, ne réalisant qu'après coup que j'avais parlé à voix haute. Je me mis à rire en embrassant le sommet de son crâne encore et encore. « Désolé, j'ai pensé à voix haute. »

Je pris son visage entre mes mains, caressant ses joues du pouce. « Je t'aime, Pep's. Je t'aime tellement. » Je l'embrassais langoureusement. « Je ne vais pas te mentir et te dire que rien d'autre ne compte que de le faire. Je ne veux pas te mentir. Il n'y a rien que je veuille le plus au monde et je veux le faire rapidement, mais... » Parce que oui, il y avait un mais. On n'effaçait pas une année de séparation difficile comme ça, même avec toute la volonté du monde. Je voulais cette vie avec elle. Mais j'avais peur. Nos retrouvailles ne prenaient encore que l'aspect d'un rêve pour moi. Il me faudrait plus de quelques heures dans ses bras pour réaliser que ça ne l'était pas. « Faisons-le. D'accord. Mais ne nous pressons pas, d'accord. Promet moi que tu ne tomberas pas amoureuse de la première maison que tu trouveras, juste pour être certaine que les choses se fassent. Promets moi qu'on prendra le temps de trouver NOTRE maison, l'endroit parfait. » Je la regardais dans les yeux tout le temps où je lui parlais. Ca lui faisait mal, je m'en rendais bien compte, mais je voulais qu'elle comprenne que pour moi aussi cela faisait mal. J'essayais juste de protéger un cœur meurtrit. Je ne lui en voulais pas. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Mais cela n'empêchait pas la peur et la douleur. « Viens chez moi ! », m'exclamais-je soudain en y réfléchissant. « C'est assez grand pour deux, on y sera à l'aise pour chercher notre chez nous et je t'aurais à nouveau tous les jours avec moi. » Je resserrais à nouveau mon emprise, voulant bien lui faire comprendre que cette demande de temps ne concernait que la recherche d'un nouveau chez nous, pas le retour de notre relation de couple.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Dim 9 Mar - 21:01



       
I will stay close to you
       
ft. Rhys & Pepper

       


       Je retrouvais mon énergie. Même si pour l’instant je récupérais dans le canapé dans les bras de Rhys, je n’avais jamais senti autant d’énergie m’envahir. Je me sentais prête à déplacer des montagnes, à remonter les manches et à bosser deux fois plus dur qu’un homme, à entreprendre des tas de choses. C’était stimulant de sentir tant de force en moi et je savais exactement quels étaient les points pour lesquels je voulais mettre toute mon énergie en oeuvre. Avancer avec Rhys, rendre enfin les choses possibles. Je l’aime depuis l’enfance, nous sommes sortis ensemble pendant plusieurs années d’un amour sans nuage avant que la douleur ne me fasse basculer dans une folie assez grande et aveuglante pour que je le quitte. Mais mon amour pour lui n’avait jamais changé, je n’avais jamais cessé de l’aimer, je ne l’avais jamais aimé moins. Je sais, je n’ai pas besoin de la moindre preuve pour avoir cette certitude. Rhys est le grand amour de ma vie, le seul et unique, il est mon âme soeur et maintenant qu’on s’est retrouvés, rien ne pourra plus jamais nous séparer. On doit réemménager ensemble, mais pas dans une location, dans une maison qu’on aura choisi ensemble, où on mettra notre âme à son aménagement, où on verra grandir nos enfants.

Alors oui, je sais, on s’est retrouvés aujourd’hui et c’est très rapide de parler de ça… Mais les retrouvailles sont tellement naturelles, simples… Nous avons retrouvés nos repères sans même avoir à y penser tout simplement parce que c’est logique qu’on soit ensemble. Ce n’est pas le genre de chose qui se fait du jour au lendemain, mais annoncer que c’est un projet qui me tient à coeur montre aussi dans quel état d’esprit je suis. Rhys semble réfléchir… Difficile pour moi de dire si c’est bon signe ou pas mais j’attends quelques secondes avant qu’il ne prenne la parole.


Une… Cave ?


Je pouffe. Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Ce n’est pas le genre de chose qui me vient à l’esprit en premier quand je pense à notre prochain chez nous et je me demande bien pourquoi il a soudain pensé à une cave ! Je secoue la tête, amusée, quand il me confie avoir pensé tout haut. Ses mains encadrent alors mon visage et je lui souris amoureusement.


Moi aussi je t’aime… Plus que tout.


Nos lèvres se retrouvent pour un baiser langoureux et je caresse sa joue de ma main. Je me sens tellement bien, tellement à ma place en ce moment que je voudrais que cette journée ne finisse jamais et qu’on reste éternellement dans ce petit canapé dans les bras l’un de l’autre. Qu’est-ce que je peux l’aimer… Tellement que c’est totalement inquantifiable. Mon bonheur, ma vie toute entière est suspendue à cet homme, je ne fonctionne correctement que quand il est là. C’est merveilleux de partager ce genre de chose avec quelqu’un. Tant de gens en rêvent sans jamais toucher ce bonheur du bout des doigts et nous, nous nous sommes trouvés dès les prémices de notre vie. C’est fascinant, vous ne trouvez pas ?

Mais Rhys semble à présent hésiter. Je penche un peu la tête, fixant toute mon attention sur lui. Il dit vouloir ça plus que tout au monde, mais… Mais ? Oui, peut être qu’il veut quand même attendre un peu au vu des circonstances… Je ne peux pas lui en vouloir, j’ai perdu une partie de sa confiance et je suis seule responsable de cet état de fait. Je lève la main et caresse ses cheveux, prête à lui dire qu’il ne doit pas se sentir mal, que je comprends parfaitement qu’il ait besoin de temps, que je ne veux l’obliger en rien ni le bousculer… Mais il semble se raviser et à présent me dit qu’il est d’accord pour qu’on le fasse mais en prenant notre temps. Ce qu’il dit me fait sourire.


Chéri… Je mets déjà une heure à me décider quand j’entre dans un magasin de chaussures alors pour notre maison…


Déjà pour notre premier chez nous on avait pas mal cherché avant de trouver la perle rare, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Il était important pour nous de nous sentir bien dans cet endroit, on avait donc refusé de faire des compromis et si je me souviens bien, j’avais encore plus d’exigences que Rhys ! L’endroit parfait, c’était déjà ce que je voulais alors qu’il ne s’agissait que d’une location…


Je te le promets, je ne craquerai pas tant que je n’aurai pas trouvé la maison idéale. Avec un jardin pour les enfants, au moins trois chambres, une belle cuisine ou la possibilité d’en faire une, située dans un endroit calme… Et une cave vu que tu sembles y tenir !


Je ris et replaçais ma joue sur son torse, toute à la saveur de ce bonheur retrouvé. Je savais que l’avenir serait beau, j’avais foi en ça. Nos peaux étaient à nouveau l’une contre l’autre, je pouvais humer son odeur comme je le faisais avant, sa voix parvenait à mes oreilles, mon monde avait retrouvé tout son sens.


Chez toi ?


J’avais redressé la tête pour le regarder à nouveau. Il venait de me proposer de venir chez lui, et aussitôt il enchaîna en argumentant qu’il y avait assez de place pour deux, que ça nous permettrait d’attendre d’avoir trouvé notre maison dans de meilleures conditions. Est-ce que vous pensez vraiment que je vais refuser ce genre d’offre ?


Je suis prête à aller n’importe où si ça me permet de rester avec toi.


Je me redressais, bougeais pour venir me placer à califourchon sur Rhys, prenais son visage entre mes mains et le fixais avec un sourire.


Voilà ce que je te propose… je rassemble mes affaires, on se commande une pizza qu’on fait livrer chez toi et on continue notre conversation là-bas…


Je posais un baiser à la commissure de ses lèvres.


… Ou on fait autre chose… Ce que tu voudras…

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Jeu 13 Mar - 19:35




I will stay close to you.

Once in your life, if you are very lucky, you will meet the person who divides it to the time before you met her and the time after.


C'était un combat difficile à l'intérieur de moi. L'homme brisé, inquiet, désireux de ne pas se faire de faux espoirs pour ne pas souffrir à nouveau atrocement, affrontait sans relâche l'homme amoureux, fidèle croyant, buveur des mots de la femme qui lui donnait toute sa raison d'exister en ce bas monde. Il y avait le Rhys de toujours, face au Rhys de l'année écoulée. Le Rhys fou d'amour, prêt à lutter sang et eau pour avoir cette vie de rêve, cette maison, cette femme, des enfants. Et le Rhys solitaire, ayant noyé sa peine et sa misère dans la surprotection d'une petite sœur qu'il jugeait trop bonne pour ne pas être fragile, d'un père dévasté et dans le travail. Je ne voulais pas que ce dernier l'emporte. Je voulais le Rhys d'avant, le Rhys heureux. Je voulais que mon cœur ne cesse jamais de battre la chamade à son contact, que le sourire pendu à mes lèvres ne fasse que s'agrandir, que la peau douce et chaude contre la mienne ne s'éloigne jamais. Je voulais pouvoir continuer de caresser son dos nu à loisirs, savourer ses baisers, vivre avec elle pour toujours. C'était nos plans d'avant, je voulais juste qu'ils reviennent sans crainte. Pourtant, le Rhys prudent était tenace et exigeait d'elle - et de moi-même - le sacrifice du temps. Le temps de bien se reconstruire, le temps d'assurer nos arrières, le temps de s'assurer qu'elle ne flancherait plus. Je pouvais le lui accorder ? Non ? Tant qu'elle restait avec moi, je pouvais tout accorder... Et puis on n'était pas obligé de tout faire dans l'ordre. Si ? Retrouvailles, projets, maison, mariage, bébé,... Qui avait déterminé qu'il devait y avoir un ordre précis et déterminé dans tout cela ?

Elle s'étonne de m'entendre parler d'une cave et je ne peux m'empêcher de rire dans son cou. Oui, une cave, mais hors de question que je lui dévoile mes projets à ce sujet. Elle me prendrait pour un fou. Elle aurait probablement raison, mais j'étais fou par sa faute, après tout. Fou d'amour disait-on. Je comprenais de mieux en mieux l'expression. Et elle répond qu'elle m'aime, en retour à ma propre affirmation sur le sujet et m'écoute soigneusement lorsque je lui demande de prendre notre temps, ce à quoi elle me répond avec sa perspicacité légendaire. Et elle n'a pas tort. Des deux, je suis clairement le moins exigent quel que soit le domaine dont il est question - à l'exception sans doute de la question de faire plaisir à ceux que j'aime, où je me révèle d'un pointillisme sans borne -. Il n'y avait qu'à voir comment avait évolué nos deux entreprises. Là où j'avais une excellente réputation, où j'étais digne de confiance pour la qualité de mon matériel et de ma pratique, Pepper était une perle rare dans Savannah, mais aussi dans tout l'état. La moindre des nouveautés dans son café était pensée à fond et elle travaillait avec des gens du monde entier pour obtenir les meilleurs produits venus d'endroits les plus improbables. Et dans la vie privée ? Quand j'hésitais entre deux ou trois appartements, Pepper trouvait des défauts inconciliables à chacun d'entre eux. Certains pouvaient s'en agacer, moi j'aimais son état d'esprit. Elle n'était pas élitiste au possible, elle était une professionnelle accomplie. Elle n'était pas une femme au foyer totalement maniaque, elle était une femme déterminée, qui savait ce qu'elle voulait et qui cherchait son petit cocon douillet pour être toujours bien chez elle en rentrant le soir. Et elle m'aimait inconditionnellement, sans jamais pointer du doigt un défaut insupportable et inconciliable avec une vie de couple avec elle. Ce dernier point était sans doute stupide, mais il flattait l’ego de l'homme que j'étais. Je valais la peine aux yeux de cette femme si avide de qualité.

Puis elle promit tout de même, m'assurant qu'elle chercherait la maison idéale et je haussais un sourcil à l'écoute de ses critères. La cuisine ne m'étonnait pas, elle adorait se mettre aux fourneaux. Le jardin ne m'étonna qu'à moitié, la cave me fit sourire, mais je restais bloqué sur les enfants et les trois chambres. Combien d'enfants pouvions nous caser dans deux chambres exactement selon elle ? « Pour les enfants... », répétais-je dans un murmure, souriant comme un âne. « J'adore cette idée. » Bien sûr que je savais qu'elle les avait envisagés. Nos bébés. Ça n'était pas le rêve d'un homme fou de la femme de sa vie, c'était un projet que nous avions fondés tous les deux, ne les remettant à plus tard que parce que nous voulions la stabilité financière et l'assurance que son café tournerait bien avant de mettre en route un quelconque bébé. Mais l'entendre de sa bouche avait toujours le don de me faire frissonner de la tête aux pieds. Un parfait petit être, mélange subtil de celle que j'aimais et de mon être. J'avais essayé de les imaginer, nos enfants. Un petit brun aux yeux magiques, tantôt vert, tantôt gris. Une magnifique princesse aux cheveux d'or et aux yeux océans. Je voyais beaucoup d'elle en eux, ne retenant substantiellement que mes yeux ou mes cheveux dans la possible équation, priant pour qu'ils n'aient pas mes épais sourcils.

Mon argumentation sembla presque inutile à la convaincre de venir à la maison et je ne pouvais m'empêcher de sourire encore et encore, alors qu'elle s'avouait prête à me suivre n'importe où. Son plan me plaisait énormément, mais comportait comme inconvénient majeur de nous faire bouger, là, tout de suite. Et je n'étais pas très friand de l'idée. L'endroit n'était assurément pas génial et l'idée de la laisser là une nuit de plus avait tendance à m'agacer, mais j'étais là, maintenant. J'étais avec elle et l'endroit n'était pas totalement insalubre. Il était vivable même si inadapté et il avait le mérite de toujours me permettre de l'avoir à portée de vue ou de toucher. Ça n'était pas si mal et j'étais vraiment bien installé, tant qu'elle était dans mes bras. Je souris malicieusement alors qu'elle m'embrassait juste assez pour me titiller, me proposant de faire toute autre chose que de parler, si je le voulais. Elle voulait assurément parler d'une fois que nous serions à mon appartement, mais cela ne faisait que renforcer l'envie que j'avais de ne pas bouger tout de suite. « Tout ce que je veux, hein ? », demandais-je avec le même air mutin. Ma main qui n'avait cessé de caresser son dos descendit légèrement plus bas, alors que de l'autre, j'attrapais son visage pour obtenir un baiser digne de ce nom.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Sam 15 Mar - 19:34



       
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       On refait des plans… Et je n’ai même pas à penser que c’est trop beau pour être vrai.  Ce matin j’étais encore toute à mon désespoir et voilà qu’à présent je suis dans les bras de l’homme que j’aime à redéfinir les rêves que nous avons toujours eus ensemble.  Rien n’a bougé, comme si notre histoire s’était figée dans l’attente de pouvoir reprendre vie à tout moment.  Ce moment a été bien trop long, je suis la première à le regretter…  Mais il est derrière nous à présent, il fait partie du passé et même si ce passé fait partie de notre histoire, il n’en est qu’un épisode, il ne la représente pas dans son intégralité.  Rhys et moi, c’est tout le contraire de ça.  C’est de la complicité naturelle, une relation où il n’est pas nécessaire de faire de concessions tant on s’entend bien, des rires à n’en plus finir, de la tendresse à revendre et un amour indestructible.  Ca, c’est nous, vraiment nous.  Quand je regarde en arrière je ne vois que désolation, incompréhension totale sur la réaction qui a été la mienne quand Peter et maman nous ont quittés.  Pourquoi ais-je fait ça ?  Etait-ce pour me punir d’être encore en vie alors qu’eux étaient morts ?  Je devais les accompagner, j’avais promis… Peter et moi on s’était cotisés pour offrir à maman un voyage en Europe, comme elle l’avait toujours rêvé, pour visiter l’Italie.  On devait l’amener ensemble, Peter et moi, à l’aéroport…  Mais il y a eu un problème au café… Une fuite sur la borne incendie juste en face qui avait provoqué une inondation.  Rhys et Jayleen m’avait dit qu’ils s’en occupaient, que je pouvais emmener maman avec mon frère, mais j’avais refusé.  C’était mon café et si je pouvais accepter leur aide, je me devais d’être là et de travailler dur pour remettre les choses en ordre.  J’ai juste pris le temps d’aller jusqu’à la maison pour leur expliquer que je ne venais pas avec eux, je les ai embrassés et je suis partie sans imaginer un seul instant que c’était la dernière fois que je les voyais.  Je m’en suis voulue d’avoir échappé à cet accident, comme si je les avais jetés dans la gueule du loup.  C’est moi qui avait eu l’idée de ce voyage, moi qui avais fait la réservation des billets et choisi le vol…  Je n’ai jamais réussi à être en paix avec ça, j’y pense encore sans arrêt et me sens coupable de ce qui est arrivé.  Si j’avais choisi un autre cadeau, si j’avais réservé une place sur un autre vol… Ils seraient encore avec nous, tous les deux.  C’est traumatisant de se dire que je peux encore faire du mal involontairement aux gens que j’aime, être à l’origine de leur perte.  Quitter Rhys c’était pour moi ne pas risquer de reproduire ce qui s’était passé.  C’est idiot n’est-ce pas ?  Bien sûr que ça l’est, et j’en ai conscience maintenant… Mais réussir à sortir de ce cercle infernal dans lequel la culpabilité m’avait entraînée avait requis le sacrifice d’une année à expérimenter la vie sans lui et l’enfer que ça représentait.  Je me suis pris des coups au coeur, j’ai mis un genoux à terre, puis l’autre et j’ai encaissé autant que j’ai pu.  Ca n’est pas la façon la plus agréable de sortir de son deuil, de permettre à la douleur de s’estomper, mais c’est la seule que j’ai trouvée, celle dont j’avais besoin.

Tout ça est derrière et ça m’a rendue plus forte.  On repart sur des bases solides, on sait où on va, je me sens envahie d’une énergie nouvelle et d’une joie de vivre dont j’avais oublié le goût depuis trop longtemps.  Pep’s est de retour, son fantôme est enterré et ne refera plus jamais surface parce que j’ai retrouvé mon essentiel.  Je me sens tellement bien en parlant de cette maison dont je rêve pour nous dans un futur proche !  Ca me fait un bien fou de pouvoir refaire des projets, discuter de choses concrètes et ressentir cette impatience de les voir se réaliser !  C’est ça la vie : avancer, se projeter, rêver, construire…  Et je rêve d’un foyer, d’enfants, de vacances en famille, de mariage et de vie quotidienne basée sur la simplicité et l’amour.  L’idée des enfants lui plaît… Je le savais déjà, on voulait en avoir tous les deux et je serais probablement déjà enceinte sans cette année de séparation.  Nos vies professionnelles sont stables depuis un moment, c’était ce qu’on attendait, je voulais que le café soit lancé pour pouvoir commencer à déléguer et préparer le fait que je serais maman et que j’aurais moins de temps pour mon affaire.  C’était sur des rails à présent, alors oui, sans doute que je serais enceinte si les choses n’avaient pas tourné comme elles ont tourné.  Je ne veux cependant pas vivre dans les regrets, parce que rien n’est perdu, que tout reste à construire et qu’on a tout ce qu’il faut pour ça.  Je proposais de passer le reste de la soirée chez lui, vu qu’il était entendu que j’aille y vivre avec lui en attendant qu’on trouve notre chez nous…  Mais Rhys semblait avoir une toute autre idée derrière la tête.  Bien sûr il avait détourné ce que j’avais voulu dire, c’était une manoeuvre que je connaissais bien et qui avait toujours eu le don de m’amuser.  Je partais d’un petit rire qui se vit rapidement étouffé par son baiser.  Ses mains glissaient dans mon dos et je frissonnais…  Comment voulez-vous que j’aie encore envie de bouger à présent ?  Impossible, c’était bien là le but recherché.


Mmm…  Tout ce que tu veux…  Pourquoi tu as un autre plan ?


Je souriais, attrapais sa lèvre inférieure et la mordillais un peu alors qu’une de mes mains glissait sur son flanc doucement.


Je serais bien curieuse de l’entendre…


       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mar 18 Mar - 22:29




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Je n'y aurais pas cru, si elle ne se tenait pas dans mes bras. Si elle n'avait pas été à califourchon sur moi, ses cuisses contre mes hanches, ses seins frôlant ma poitrine chaque fois qu'elle se penchait pour un baiser et ses cheveux chatouillant mon visage, j'aurais sans doute eu l'impression de rêver, si je n'avais pas été si conscient de chacun sensation que sa présence me faisait ressentir, si différent du rêve, si fort, mais toujours intangible. Si on m'avait dit, ce matin encore, que je serais là, avec elle, à reformuler tous ses plans de vie qui m'avait rendu heureux toutes ses années, bien sûr que je n'aurais pu y croire. Depuis un an, elle m'évitait et je fuyais son contact pour éviter la souffrance... du moins pour ne pas remuer le couteau dans la plaie qui s'était inscrite sur mon cœur. Mais maintenant, les yeux plongés dans ses iris, j'avais l'impression de ne jamais avoir été blessé. J'avais conscience de la cicatrice, elle était là et dès que je fermais les yeux, dès que je cessais de penser à combien son toucher m'était précieux, la douleur revenait au galop. Mais elle était là et sa simple présence effaçait toute trace de douleur. Quitter ses bras étaient hors de question. Pas alors que c'était ce qui me recollait. J'avais besoin de m'imprégner totalement d'elle, de retrouver ce que j'avais avant, quand chaque parcelle d'elle était auprès de moi à chaque instant. Quand je quittais la maison, resserrant mon écharpe autour de mon cou et sentait son parfum, quand les T-shirt que j'enfilais le matin sentaient encore sa chaleur, parce qu'elle avait profité que je sois sous la douche pour s'en vêtir, m'obligeant à la déshabiller sous ses rires pour pouvoir aller travailler dans une tenue décente... De quoi savoir tout le jour durant que je la retrouverais le soir à la maison.

Son rire. Je l'aimais tant. Ce son qui me procurait tant de joie, qui effaçait si vite les plus grands troubles, avait tant de fois sauvé mes journées. Je l'étouffais rapidement de mes lèvres, avide de l'embrasser de nouveau, de l'aimer, de tout regoûter d'elle. Notre première étreinte avait été abrupte, sans vrais préliminaires, sans prendre notre temps. Nous retrouver et évacuer un an de tension et de manque profondément enraciné. Nous n'avions pas eu de temps à perdre, pas l'envie de consacrer plus de secondes à nous tourner autour. Nous avions besoin de sentir l'autre de la plus vive des manières et c'était pourquoi cela s'était passé contre la porte même de son appartement. Aller jusqu'au canapé ou jusqu'au lit, même en trois enjambés, ne nous était même pas venue à l'esprit. Ça avait été sauvage et vital. Maintenant nous pouvions prendre plus de temps. Et maintenant j'avais envie de prendre tout mon temps. Redécouvrir son corps, chaque parcelle de sa peau, embrasser chaque centimètre carré, la torturer de cette manière si douce qui faisait que même après des années à vivre ensemble, la passion n'avaient jamais faibli dans notre couple.


Elle me demanda si j'avais un autre plan que celui qu'elle venait de formuler, s'avouant curieuse d'en entendre davantage et je riais de son air mutin, lui rendant un regard plein de sous-entendus. « hmm. Tu n'en as pas une petite idée ? », demandais-je en me redressant, quittant à peine sa bouche pour parler. « J'ai tellement envie de toi, Pepper. Tellement... » S'en rendait-elle seulement compte ? Réalisait-elle seulement combien j'étais fou d'elle ? Fou d'amour ? Fou de désir ? En moins d'une seconde, j'avais inversé les rôles. Elle était allongée sur le canapé, moi au-dessus d'elle, une main pour me maintenir, l'autre sur sa cuisse. Je frissonnais de la tête aux pieds, sous la friction de nos corps, dans la manoeuvre. Alors, je ris à nouveau, m'étonnant moi-même de la facilité que j'avais à rire. C'était tellement bon. Libérateur. J'étais à nouveau comblé et cela rendait ma volonté de prendre notre temps encore plus difficile à tenir. Depuis le début, je savais que je la voulais et que je voulais toute la vie merveilleuse qui allait avec elle. La belle maison compliquée à trouver, les enfants riant et jouant, portant son sourire et mon nom. Je voulais qu'elle soit mon tout, ma femme et la mère de mes enfants. Mon âme sœur, elle l'était déjà, je n'avais jamais cessé d'y croire. « Laisse-moi te redécouvrir... »

J'embrassais son visage, son cou, sa gorge, ses épaules, caressant son ventre, retraçant les courbes de ses hanches et de ses cuisses, me délectant de retrouver sous la pression de mes doigts et de mes lèvres ce corps que je ne connaissais que trop bien. Et c'était la chose étonnante dans cela. Je redécouvrais la maison que je connaissais par coeur. Après tout ce temps, je n'avais rien oublié d'elle. Aucune des caresses magiques, aucune des réactions de son corps lorsque j'embrassais sa mâchoire plutôt que sa bouche ou que je déviais de son cou au dernier moment pour lui préférer son oreille. Je savais chaque réaction, épidermique et sonore, mais je les redécouvrais avec le même plaisir que les premiers jours de notre relation, dans cet hôtel qui avait accueilli notre première fois. Son nom s'échappa plusieurs fois d'entre mes lèvres, entrecoupés de baisers et de soupir d'aise.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mer 19 Mar - 21:22



       
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       Malgré tous les obstacles, la vie avait repris ses droits sur la mort et la sensation était tellement forte qu’elle en était tangible dans chacun de nos gestes. Toute barrière que j’avais pu érigée était tombée, elle n’avait pas tenu le coup face à cette rencontre improbable dans la salle des coffres de la banque. Mais était-ce étonnant ? M’empêcher de l’aimer, c’était comme m’empêcher de respirer, naturellement impossible et après ce terrible manque d’air que je m’étais imposée, je reprenais auprès de Rhys une grande bouffée d’oxygène salvatrice. C’était comme si on ne s’était jamais quittés. Evidemment ça avait été le cas, évidemment ça n’est pas quelque chose qui pourra être oublié facilement, c’est le genre de chose qui laisse des traces et qu’on garde toujours dans un coin de la tête. Mais ces retrouvailles nous montrent à quel point nous sommes forts tous les deux, à quel point notre couple l’est. Si je dois retenir quelque chose de positif de cette année noire de ma vie, ça sera ça, cette osmose qui s’est recréée comme par magie, ces gestes retrouvés le plus naturellement du monde et ce soulagement profond d’être à nouveau ensemble.

C’est la fin de notre voyage dans le désert, enfin tout ça est derrière nous, et je me sens emplie d’une nouvelle énergie qui me donne l’envie de dévorer la vie à pleines dents. Je veux le retrouver, ce quotidien que j’aimais tant et qui était fait de tant de promesses. Nos projets comptaient énormément pour nous, c’était tout simplement des décisions prises pour notre avenir commun et chaque jour on travaillait à les réaliser. C’était tellement agréable de savoir qu’on travaillait pour autre chose que de gagner sa vie, que c’était pour pouvoir se construire une vie privée qui avait un goût de rêve éveillé. A quoi bon se lever le matin si on n’a rien à bâtir ? Quel plaisir peut on avoir à rentrer chez soi le soir si la maison est vide ? Elle ne sera plus vide à présent et bientôt on va travailler à la remplir d’avantage. Les projets sont à nouveau là, libérés après avoir été enterrés trop longtemps. J’ai envie de fêter ça, avide de toutes les sensations que seul Rhys peut me faire ressentir, comme s’il était nécessaire de rattraper le temps perdu. C’est illusoire, le temps perdu est perdu évidemment, mais je suis heureuse, enthousiaste, ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi légère et pleine d’entrain. L’effet magique de Rhys, assurément. Mon rire est revenu sans que je n’ai plus à le forcer, je taquine l’homme de ma vie avec un naturel désarmant et me perd totalement dans le bleu de ses yeux alors qu’il se redresse, bouche contre la mienne.


Toujours sur la même longueur d’ondes…


Moi aussi j’avais envie de lui et tout mon corps le lui criait. Je m’étais serrée contre lui, avais capturé sa lèvre inférieure entre mes dents, puis nous avions échangé un nouveau baiser et je m’étais retrouvée couchée sur le dos, Rhys sur moi. Je redécouvrais le poids de son corps sur le mien et je me rendais compte à quel point ça m’avait manqué cette sensation si agréable de lui appartenir, d’être à sa merci. Son corps frissonnait contre le mien, nos rires se confondaient et je m’amusais à faire glisser mes mains dans son dos, la cambrure de ses reins. Lentement je remontais mes jambes vers moi, enroulais son corps avec elles. Je posais une main sur sa joue, hochant doucement la tête. Je fermais les yeux, savourant les baisers qu’il me donnait, glissant mes doigts écartés dans ses cheveux. Je réagissais à chaque caresse. Cette façon de me toucher, je la connaissais par coeur et je l’avais toujours trouvée parfaite. Parfois j’entends des gens dire qu’ils veulent « profiter » de la vie avant de se fixer, « s’amuser » avant d’être sérieusement en couple avec quelqu’un. Moi je n’ai jamais connu que Rhys, et je n’ai pas le moindre sentiment de manque, d’avoir raté quelque chose. Bien au contraire si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Pourquoi perdre mon temps avec d’autres quand je sais déjà qui est le seul vraiment fait pour moi ? C’est tellement bon de ne pas avoir de doutes.


C’est si bon de te retrouver mon amour… Je t’aime tellement.


       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Dim 30 Mar - 22:43




I will stay close to you.

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L'avoir contre moi était la sensation la plus merveilleuse au monde. Vous pouviez avoir une experte en relations sexuelles entre vos bras, s'il n'y avait pas d'amour, cela avait toujours un goût d'inachevé. Avec Pepper, ils avaient toujours ce goût si particulier, ce plaisir sans fin que conférait le fait d'être amoureux. Chaque fibre de mon corps s'électrisait à son contact et le réclamait... tout le temps. Elle était la seule à produire ça chez moi. La seule à activer toutes mes pulsions d'un simple effleurement. Cette année écoulée me l'avait encore prouvé, même si je le savais déjà d'avant. Je savais que pour elle, j'avais toujours été le seul. Du moins, jusqu'à il y a un an. J'avais été sa première fois et elle n'avait jamais été voir ailleurs durant tout le temps qu'avait duré notre relation. Pour ma part, en revanche, j'étais venu à elle en sachant ce que j'y gagnais, ce qu'il y avait chez les autres et ce que je ne trouvais que chez elle. J'avais eu d'autres petites amies, une expérience plus ou moins valable avec d'autres avant elle et c'était dans ses bras que je m'étais épanoui vraiment et entièrement. Cette année loin d'elle n'avait fait que me prouver plus encore qu'aucune ne la valait elle. Je l'aimais bien trop, j'étais bien trop fait pour elle, pour pleinement me satisfaire de nulle autre, même si les moments passés n'avaient pas été désagréable. C'était elle et personne d'autre qui faisait mon autre moitié. Et je voyais dans ses yeux qu'elle pensait la même chose, peu importe qu'elle eut été voir ailleurs ou non pendant cette année écoulée. Cela, je l'ignorais et je n'étais pas certain de vouloir le savoir en fait. Pendant toutes ses années, savoir que j'avais été le seul à pouvoir ainsi l'honorer avait été un peu effrayant. Ça n'était pas rien, d'être l'unique dépositaire de ce bien si précieux qu'était le corps d'une femme. Qu'une femme s'offre à vous était déjà quelque-chose d'une grande valeur, mais qu'elle ne s'offre qu'à vous et à personne d'autre, au cours de toute sa vie... ça n'avait pas de prix. Aujourd'hui j'en prenais toute la mesure et je n'étais pas certain de vouloir découvrir qu'en fait, je n'avais plus cette exclusivité. Pas alors que la perdre m'avait déjà fait si mal et que je redécouvrais la joie de vivre notre amour.

Sa voix qui s'amusait de notre désir commun, ses lèvres qui taquinaient les miennes, ses dents marquant ma bouche, ses doigts taquinant la peau au creux de mes reins... C'est si facile de retrouver nos marques, de taquiner l'autre à ses points les plus sensibles. Déposant des baisers papillons sur sa peau, accompagnant le mouvement de ses jambes de mes mains sur ses cuisses, mon désir était à nouveau entièrement appréciable et mon corps ne réclamait que cette danse qu'elle seule savait accompagner comme personne, mais je résistais à l'envie d'aller trop vite, profitant pleinement des réactions de son épiderme, savourant le son produit par son plaisir, frissonnant sous son aveux... « C'est si bon de te retrouver mon amour... Je t'aime tellement. » Oh que oui, c'est bon, délicieux même. Comment avais-je fais pour vivre loin d'elle pendant toute une année ? Mon corps la réclamait à corps et à cri, ma tête n'était comblée que par sa présence, sa peau contre la mienne, sa promesse d'une vie à deux retrouvées. Comment avais-je fais pour continuer d'exister sans elle ? « Je t'aime », dis-je en réponse, les yeux dans les yeux. « Je n'ai jamais cessé de t'aimer, pas une seule seconde. » Il fallait qu'elle le sache. Il fallait qu'elle s'en rende compte. Peu importe ce qu'il s'était passé, mes sentiments pour elle n'avait jamais faibli, pas un seul instant. C'était sans crainte pour l'avenir que je revenais vers elle, aussi paradoxale que soit le besoin que j'avais de faire les choses lentement... Si on pouvait appeler ça faire les choses lentement, finalement. Je voulais lui faire l'amour et rien ne m'en empêcherait. Quand le courage nous prendrait de nous rhabiller, elle viendrait vivre chez moi, parce que je refusais de passer une nuit de plus en solitaire dans des draps froids et nous partirions le plus rapidement possible à la recherche d'une maison qui ne serait plus notre location, mais notre propriété. Le reste du monde n'avait sans doute pas la même conception du « lentement »... J'attrapais sa lèvre de mes dents, la mordillant doucement, avant de glisser sur sa mâchoire, le lobe de son oreille, goûtant la peau de son cou, non sans y laisser ma marque. Je me rendis vraiment compte de la chaleur de son corps lorsque le goût salé de sa sueur taquina ma langue à l'orée de son nombril et je riais en embrassant ses hanches, m'extasiant des frissons que j'y voyais naître. Profiter ainsi de son corps sur son canapé si petit n'était pas chose aisée, cependant et je devais sans cesse réfléchir à comment atteindre chaque parcelle de peau, sans tomber à la renverse et l’entraîner avec moi, ce qui me faisait grogner de frustration.

Je secouais la tête, riant de la situation, posant sur elle des yeux malicieux. « Prêtes ? », demandais-je avec amusement. Puis rapidement, je me redressais, l’entraînant dans mes bras, prenant la direction du coin minuscule qui lui servait de lit. En hauteur, nous y perdions beaucoup, certes, mais son matelas serait clairement plus confortable.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Lun 31 Mar - 21:07



       
I will stay close to you
       
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       C’est fou mais mon appartement semble plus beau, plus lumineux. Cet endroit qui n’était que l’endroit où je dormais jusqu’ici a un petit goût de foyer chaleureux. Je ne peux pas m’empêcher de m’imaginer à quoi ressemblera notre chez nous… On va construire ça ensemble et je sais que même si la tâche est rude on y prendra beaucoup de plaisir. Quand on avait loué cet appart’ ensemble, on avait pris un plaisir fou à l’aménager à notre goût, à repeindre les murs… Finalement on avait réussi à faire du très beau travail, personne n’aurait pu dire que ça n’avait pas été fait par des pros ! On était fiers de cet endroit, et je sais qu’on sera encore plus fiers de la maison qu’on va acheter. Je la vois avec une âme, une maison ancienne parce que j’aime les maisons qui ont une histoire. Ca ne me dérange pas qu’elle soit à retaper, je suis bourrée d’énergie et prête à fracasser des montagnes ! Ca fait un an que j’ai mis ma vie entre parenthèses, autant dire que j’ai eu tout le temps de me reposer et que maintenant je suis gonflée à bloc.

De grandes fenêtres… Voir même des baies vitrées qui donnent sur le jardin. Une belle cuisine équipée à l’américaine qui sera ouverte sur le salon - salle à manger, une atmosphère à la fois cocoon et moderne, chaleureuse. Pourquoi pas des parquets au sol ? Ou alors du beau carrelage italien, il faudra voir en fonction de l’endroit ce qui va le mieux. En tout cas j’ai envie d’ouvrir le rez-de-chaussée au maximum, je n’aime pas les maisons où il y a trente six petites pièces où on ne sait pas se retourner, je préfère les grands espaces. Trois chambres minimum, si possible quatre c’est mieux… Elle ressemble à ça ma maison idéale. Ce qui est certain, c’est qu’elle sera à notre image. On avait fait en sorte d’être tous les deux d’accord sur tous les points, on a cherché des choses qui nous plaisaient à tous les deux, pas de concession là-dessus ! On a la chance d’avoir beaucoup de goûts communs, ça facilite les choses.

Voilà que je suis déjà en train de rêver… C’est juste que je suis dans l’euphorie du moment, de ces retrouvailles que je n’osais plus espérer. C’est normal que je me projette dans l’avenir maintenant, je me sens libérée d’un poids énorme, je peux déployer mes ailes à nouveau et je n’ai jamais été le genre de femme qui reste sans projet. Dans ma tête ça carbure tout le temps, je suis du genre à aimer entreprendre, à me lancer des défis et à me dire que je peux arriver au bout de tout ce que je commence. Cette maison, j’en rêve depuis des années… Depuis que j’ai embrassé Rhys pour la première fois en vérité. Dès cet instant j’ai rêvé notre avenir, je l’ai espéré, mis en image dans ma tête. Alors oui, j’ai hâte à présent. Hâte qu’on concrétise enfin tout ce qu’on a fantasmé jusqu’ici. Je sais, il sait… Pourquoi attendre encore ? Je sais que j’ai commis une erreur qui a bien failli nous être fatale, je ne comprends toujours pas comment j’ai fait pour tenir si longtemps, comment mon esprit a pu se dérégler à un point tel que j’en suis arrivée à fuir le seul homme que j’ai jamais aimé. Mais c’est derrière nous, dieu merci c’est derrière.

Je peux à nouveau savourer sa peau, la faire frémir sous mes doigts, partager des soupirs de plaisir et des baisers envoûtants. C’est tellement bon de retrouver ses bras… Je reprends vie, littéralement. Tout au plaisir de ces retrouvailles, on ne parvient plus à se quitter, ne serait-ce que le temps de faire un sac pour quitter mon petit chez moi où on sait à peine se retourner. D’ailleurs Rhys semble en difficulté avec la taille du canapé. On vient de se faire une déclaration des plus romantiques, j’avoue que j’ai la larme à l’oeil et la pression de l’émotion me fait éclater de rire quand je le vois se débattre pour ne pas nous emporter par terre. A la guerre comme à la guerre, on fait avec les moyens du bord et c’est toujours un moment complice à ajouter à la liste.


Toujours prête !


Un clin d’oeil, puis je me laisse transporter jusqu’à la chambre. Enfin… Ce qui me sert de chambre quoi, une petite mezzanine où on doit marcher courbé si on ne veut pas se prendre le plafond. Mon lit est version futon, signe qu’ici je suis en mode « camping » parce qu’en fait j’ai horreur de ça, les lits au sol. Bref, là je m’en fiche un peu, je n’y vais pas pour dormir ! On s’effondre littéralement sur le matelas avec le sourire jusqu’aux oreilles. Rhys est sur moi et je prends son visage dans mes mains pour pouvoir l’embrasser langoureusement. Je grogne contre sa bouche, mes mains rejoignent ses fesses et les pressent, remontent ensuite dans son dos. J’offre mon cou à ses lèvres, soupire à son oreille en froissant ses cheveux et un de mes pieds remonte contre sa jambe. Lui et moi, on a toujours accordé de l’importance aux préliminaires. On aime s’aimer, alors on fait durer les choses, on multiplie les baisers et les caresses. Cette fois les choses sérieuses ont commencé et je crois que rien ne pourra nous arrêter dans notre élan.

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Jeu 3 Avr - 11:07




I will stay close to you.

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Je m'étais toujours senti idiot d'avoir mis si longtemps à poser les yeux sur elle. Elle la gamine, la meilleure amie de ma petite soeur. Comment pouvais-je même envisager de la toucher à l'époque, quand nous n'étions que des adolescents et que les relations entre frères et soeurs étaient si particulière, que les rapports que l'on entretenait avec les amis de notre frère ou de notre soeur étaient si particuliers. Elle n'était pas « moche », contrairement à ce que certains crétins disaient. Sa beauté n'était pas altérée - du moins à mes yeux - par ses lunettes ou son appareil dentaire. Rien de tout cela ne la rendait pas moins attirante. Non, à l'époque, elle était juste Pepper. La meilleure amie de Jayleen. L'idée d'elle et moi ne m'avait pas traversé l'esprit parce que ça n'était pas envisageable, de toucher de la sorte à celle qui comptait tant pour elle, qui faisait en quelque sorte partie de la famille. Heureusement pour moi, pour nous, Pepper avait été plus déterminée que cela et ses yeux avaient été plus ouvert. Il avait fallu qu'elle travaille sur elle pour ouvrir les miens et pour ça, je m'en voudrais toujours. Comment n'avais-je pas vu avant qu'elle était faite pour moi ? Elle, elle ne regrettait pas. Elle avait abandonné ses traits de vilains petits canards pour devenir une femme si belle et elle adorait être ainsi, pour elle en tout premier lieu. Et elle savait qu'elle n'avait rien à craindre de ma pensée lorsqu'il lui arrivait de ne pas faire d'effort. De rester dans un pyjama déformé, les cheveux en batailles et le visage fatigué. Pour moi, elle restait la plus belle et elle pourrait rester ainsi tous les jours, cela ne me donnerait que plus de raisons de ne plus quitter mon lit, pour la garder au repos, au creux de mes bras. Aujourd'hui, je ne pouvais pas imaginer ma vie sans elle. Il n'y avait pas moyen. Cette année n'avait fait que me le prouver que plus. Et j'avais été idiot, une nouvelle fois, en baissant les bras et en refusant de me battre pour la récupérer.

Peu importe. Ce qui était fait, était fait. Nous ne pouvions pas changer le passé, alors autant me concentrer sur l'avenir... Notre avenir. Et notre avenir proche s'annonçait déjà bien plus favorable à un bon moment depuis que j'avais cessé de me débattre pour rester sur ce fichu canapé, pour rejoindre le futon qui lui servait de couchage. Ça n'était pas vraiment le genre de lit qu'elle aimait, mais qu'importe. Nous pourrions en discuter plus tard. Tout ce que je voulais actuellement, c'était plus d'espace pour pouvoir pleinement profiter d'elle, de ses baisers et de ses caresses. J'aimais que cela, dure, ce moment d'excitation réciproque, ce plaisir partagé, où le désir d'aller plus loin est si vif qu'il en devient douloureux, qu'il transforme chaque terminaison nerveuse en un amas de chaleur et de picotement qui rend chaque caresse plus vive et plus salvatrice,... tortueuse aussi. J'en avais connu, des garçons qui n'aimaient pas s'embarrasser de préliminaires. Qui voulaient vite atteindre le summum sans chercher à voir ce qu'il y avait avant. Ce qui pouvait y avoir avant. Et ils se lassaient si vite de leurs compagnes. J'avais été comme ça aussi, dans ma jeunesse, avant l'amour véritable. Avec elle, j'avais toujours eu envie de prendre mon temps. De découvrir la moindre de ses réactions sous mes caresses. Et j'avais découvert la douleur de l'attente, en satisfaisant son plaisir en premier. J'avais découvert la torture d'un plaisir donné sans en recevoir - autre que la satisfaction de voir la vague déferler sur son visage - et j'avais découvert par la même, le plaisir décuplé par l'attente, l'apaisement immédiat et si violent induit par le fait d'avoir attendu si longtemps pour le mériter. Tout était tellement plus fort, c'était indescriptible. Un poète aurait su traduire mes pensées avec tant de passion. Je n'étais qu'un homme à tout faire. Un manuel, bien incapable de composer en vers sur la beauté de cette femme que j'aimais, le plaisir que nous savions nous donner et combien notre relation, si belle physiquement, faisait qu'elle durait avec autant de force, depuis si longtemps.

Je pris donc longuement mon temps, même plus longtemps que d'ordinaire, pour animer le feu dans chaque parcelle de son corps. Pour gouter la peau de sa gorge, caresser les lignes de son ventre, savourer le goût de ses cuisses. La faim d'elle. C'était quelque-chose d'horriblement tortueux. L'aimer à vouloir la dévorer, l'absorber, la garder pour moi et uniquement pour moi. Notre relation avait été fusionnelle de bien des manières, n'étant pas basée que sur l'amour de l'autre ou le sexe, mais aussi le besoin. Je ne voulais pas seulement passer le reste de ma vie avec elle, je voulais me fondre en elle pour toujours, ne former qu'un à jamais. J'avais besoin de savoir qu'elle serait toujours là. Parce que sans elle, rien n'allait plus. La vie perdait de son sens. Je n'étais entier que si elle était là, si elle était à moi. Chaque baiser posé sur sa peau, chaque caresse, n'avait que pour but de laisser mon emprunte se voulant indélébile sur chaque centimètre carré de son être. Pour que quiconque pose les yeux sur elle réalise qu'elle était à moi, qu'elle le serait toujours et que jamais il ne pourrait oublier ma trace. J'avais tellement eu peur de ce besoin impérieux fut un temps. La tempête en moi, chaque fois que j'étais contre elle, m'avait donné le sentiment de devenir fou, impossible. J'avais fini par vivre avec, l'accepter, parce que c'était ce qui faisait que je ferais toujours tout et n'importe quoi pour elle, pour son bonheur. J'étais du genre possessif, mais pas étouffant. Je la laissais vivre sa vie, faire ses choix, faire ce qu'elle voulait, parce que je n'avais aucun droit de la contraindre en rien. Cela n'empêchait pas le feu en moi, la violence de mes besoins... Ce besoin ardent qui devenait insoutenable. « Tu es si belle, mon amour. » Alors, je plantais finalement mes yeux dans les siens, caressant son bas ventre d'une main, quémandant l'autorisation d'aller enfin au bout de notre tendre ébat. J'expirais un râle de plaisir en fusionnant enfin avec elle, pleinement, entièrement. « Je t'aime. »


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Jeu 3 Avr - 20:30



       
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       Notre vie a été jusqu’ici une succession d’aventures. On les vit ensemble depuis notre enfance, on a grandit, nos sentiments l’un pour l’autre ont évolué, comme si on était les héros d’un film, une comédie romantique qui ne peut que bien se terminer. Comme dans tous les bons films il y a les moments de suspense, cet instant terrible où on pense que tout est fini, que les amoureux ne pourront pas se retrouver, que la vie va définitivement les séparer. Larmes, tension, inquiétude… Tout ça est fini à présent, le soulagement est de rigueur, nous avons notre happy end. Le générique de fin peut être lancé et les spectateurs vont s’imaginer la suite, une vie de couple heureuse, un beau mariage, des enfants plus adorables les uns que les autres… Mais avant tout ça, les héros vont prendre le temps de s’aimer, passer une nuit inoubliable à l’abri des regards trop curieux.

Mes jambes le serraient comme pour l’empêcher de s’en aller s’il en avait l’idée saugrenue. Bien sûr je sais qu’il ne l’aura pas mais c’est plus fort que moi, j’ai besoin de le sentir au plus près, collé à moi, en moi. Mon bassin se meut en cadence avec le sien, ma peau se couvre de frissons et mes muscles se crispent, ma respiration se fait de plus en plus difficile, mon souffle devient court et chacun de ses mouvements me fait gémir. Mes mains ne peuvent s’arrêter de le caresser, je couvre avec elle autant de peau que je peux, griffant légèrement celle de son dos lorsqu’un coup de reins plus intense me fait sursauter et m’arrache un petit cri de plaisir. Ma bouche cherche la sienne, l’épouse et nos langues s’entremêlent avec sensualité. Ca fait tellement de bien de retrouver ces sensations… Je ne compte plus les nuits où j’en ai rêvé, me réveillant en nage au milieu de la nuit pour trouver un lit bien trop vide. Cette fois c’est bel et bien réel, je compte m’abreuver de lui jusqu’à plus soif, aller jusqu’au bout de mes désirs sans avoir peur de me réveiller.

Mon front se pose sur le sien, ma main caresse sa joue et après un nouveau soupire, je nous fais basculer pour inverser nos positions. A présent je le domine, mes cheveux tombent en cascade sur mes épaules et je pose mes mains sur son torse tandis que je commence à onduler comme une anguille. Je ne peux le quitter des yeux, lui souriant par instants, me mordillant la lèvre inférieure à d’autres… Je me redresse, me cambre, saisit ses mains pour les faire voyager sur ma peau, sur ma poitrine, mes cuisses, puis j’entrelace nos doigts, me penche pour lui voler un baiser et le laisse reprendre l’avantage, me mettre à sa merci. C’est bon, c’est revigorant, un véritable bonheur des sens. De nombreuses minutes se sont écoulées quand la chambre se fait enfin silencieuse. A vrai dire, je ne sais pas combien de temps on a fait l’amour, mais je crois qu’on ne s’est jamais aimés si longtemps. Je suis sur mon petit nuage, blottie dans ses bras avec ce sourire idiot qui caractérise les gens amoureux et épanouis.


Y’a eu personne d’autre tu sais…


Je ne sais pas pourquoi je lui ai dit ça… Sans doute parce que j’avais toujours ce sentiment de culpabilité après ce que je lui avais fait subir, et qu’il puisse imaginer que je l’avais quitté pour avoir encore le coeur de flirter avec un autre me rendait malade. C’était lui ou personne, ça avait toujours été comme ça et ça sera toujours comme ça. C’est comme si j’avais été programmée pour n’aimer que lui et je ne voulais pas qu’il ait le moindre doute là-dessus. Je l’ai tellement blessé…Je sais que je ne pourrai jamais rattraper ça, mais si je peux apaiser son esprit sur la moindre chose, alors je sauterai sur la moindre occasion pour le faire.

Comment est-ce que je réagirais s’il me disait que de son côté il a eu une aventure ? Je crois que je serais morte de peur à l’idée que cette femme ait pu faire naître en lui des sentiments… Mais est-ce que je lui en voudrais ? Bien sûr que non. Comment lui en vouloir ? Nous n’étions plus ensemble, je lui avais brisé le coeur en mettant fin à notre histoire alors je ne pouvais pas espérer de lui qu’il ne poursuive pas sa vie. Il avait le droit, il n’avait aucun compte à me rendre. D’ailleurs je ne lui demandais pas de le faire, peu importe le passé, peu importe ce qu’il a fait pendant que nous n’étions pas ensemble. Maintenant on est réunis et c’est vraiment tout ce qui compte.

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Sam 5 Avr - 11:44




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Je l'aimais et lui faire l'amour avait toujours été quelque chose d'exceptionnel, de merveilleux. L'aimer était une chose merveilleuse... et si simple. La moindre difficulté devenait quelque-chose de facile à gérer, si elle était à mes côtés. Elle m'avait brisé le cœur en me quittant, elle le réparait et en effaçait les cicatrices par sa simple présence. Ce qui m'était difficile d'accepter pourtant, si j'y songeais bien, parce que je ne voulais pas que les cicatrices disparaissent. J'avais pardonné, mais je ne voulais pas oublier. Oublier permettait de reproduire les mêmes erreurs. Ne pas oublier assurait que je ne la laisserais plus jamais partir...

Je me retrouvais bientôt sous elle, à la merci de ses mouvements de bassins, complètement victime de l'amazone qui attisait le feu dans mon bas ventre et guidait mes doigts sur sa chair brûlante. Sous ses directives, je caressais sa poitrine, son ventre, ses hanches, entremêlant mes doigts aux siens, poussant des râles gutturaux alors qu'elle me possédait de toute sa hauteur. Puis elle nous fit pivoter de nouveau et je me retrouvais en position supérieure pour finir. Sauf que je ne voulais pas finir, pas tout de suite. Je voulais encore profiter d'elle, de son corps, du plaisir qu'elle me procurait. Et ne pas atteindre les cimes du plaisir maintenant était difficile. Tant de temps à rêver être en elle, sans pouvoir la toucher. Le simple fait d'être là me conduisait à l'extase. Retenir l'orgasme était une torture que je sentais même dans ma chair la plus sensible... Mais je voulais l'aimer, longtemps, pour toujours... impossible. Je devais juste tenter de me contenir au moins le temps de l'aimer correctement.

Puis vint la symphonie finale, le râle plus puissant que les autres, le cri de plaisir non contenu et le soulagement de toutes les tensions. Un dernier basculement de hanche, un dernier soupir et je m'effondrais à demi sous la décharge d'adrénaline et de plaisir. Bon sang. Comme elle m'avait manqué. Elle se blottit bien vite entre mes bras et je la serrais contre moi, son ventre contre ma hanche, sa tête sur mon torse, mon souffle dans ses cheveux. J'embrassais le sommet de son crâne avec dévotion, caressant ses côtes du bout des doigts. « Y'a eu personne d'autre tu sais... », me dit-elle soudain, cassant le silence post coïtal. Je me crispais un peu, me figeant une seconde, avant de reprendre mes caresses, d'embrasser son front et de sourire faiblement, tristement. Si elle m'avait dit le contraire, je l'aurais très mal pris, je le savais. Le problème était que je n'avais pas à lui en vouloir si cela avait été le cas, parce que moi je n'avais pas été un modèle d'abstinence. Je n'étais pas obligé de lui dire quoique ce soit, je le savais, elle n'attendait rien de moi depuis nos retrouvailles et surement pas un compte rendu de mon année écoulée... « Je n'ai rencontré personne que je désirais autant que toi. »

Les mots étaient sortis avant que je ne puisse les réfléchir et je me tendais une nouvelle fois. J'avais parlé, je ne pouvais plus mentir ou laisser le doute. Je devais lui expliquer, tout. Doucement, je tirais sa joue pour qu'elle me regarde et me fondait dans ses prunelles pour être certain qu'elle voit la sincérité dans les miennes. « J'ai essayé de rencontrer quelqu'un. Parce que tout le monde m'y poussaient. Me voir triste et seul les désespérait, alors j'ai tenté. Pour les soulager. Pour qu'ils pensent que je me remettais, que je tournais la page. Mais peu importe qui j'ai connu. Personne n'a jamais égalé tout ce que toi tu m'apportais d'un simple regard, d'un simple baiser. J'ai toujours mis fin très rapidement, après un verre ou... tu sais... » Avais-je été jusqu'à coucher ? Oui. Mais très rarement. Elle pouvait le comprendre sans que je ne parle, non ? Lui dire ''Oui, j'ai couché avec deux ou trois femmes cette année...'' N'étais-ce pas nous faire souffrir plus que nécessaire ? Je soupirais baissant les yeux. « Je t'aime. Depuis ce week-end où on a fait l'amour pour la première fois... Peut-être même depuis avant ça. Je n'ai pas cessé une seconde de t'aimer depuis, peu importe combien j'ai essayé après que tu sois parti. Je ne voulais toujours que toi et mes tentatives pour... passer à autre chose ont été on ne peut plus infructueuse. Je suis désolé Pep's, il y en a eu d'autres... mais aucune ne m'a permis d'oublier ce rêve que j'avais de t'épouser, de te voir porter nos enfants et de tout faire pour te rendre heureuse jusqu'à la fin de nos jours... »

Voilà, c'était dit. Libre à elle maintenant de m'en vouloir et de ne plus vouloir venir vivre avec moi. J'avais le cœur serré, même si libéré du poids de la culpabilité d'avoir tenté de l'oublier, maintenant que je le lui avais dit.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Sam 5 Avr - 18:45



       
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       La fidélité, c’est quelque chose de très important dans notre couple. J’ai toujours eu confiance en Rhys, jamais je ne lui ai fait la moindre crise de jalousie, même s’il m’arrivait parfois de jeter des regards assassins à certains femmes qui osaient essayer de l’allumer d’une façon ou d’une autre histoire qu’elles comprennent bien que c’était chasse gardée ! Il est très séduisant, c’est logique qu’il attire la convoitise, mais jamais je n’ai eu de raison de douter de sa fidélité. Je sais qu’il ne me ferait pas ça, ce n’est pas du tout dans sa nature et notre couple est assez fort pour qu’il n’en ressente pas le besoin. Mais pendant une année, nous avons été séparés. Je l’ai quitté, il pouvait tout à fait penser que c’était définitivement terminé entre nous puisque c’était ce que je voulais qu’il croie. Alors comment pourrais-je lui en vouloir s’il avait essayé de refaire sa vie avec une autre ? Aller de l’avant, c’est tout ce qu’on peut souhaiter à quelqu’un qui a eu le coeur brisé, non ?

Moi je n’avais connu personne d’autre. Je n’ai donné aucun baiser, répondu à aucun sourire, je n’ai même pas essayé de croiser le regard d’un homme séduisant qui passait par là. Je tenais à ce qu’il le sache, parce que c’est moi qui avait mis un terme à notre relation et je ne voulais pas qu’il pense que je l’avais quitté pour accepter d’aller dans les bras d’un autre. J’ai cette chance immense d’avoir rencontré l’homme de ma vie dès ma plus tendre enfance, que mes sentiments grandissent avec nous, je sais depuis toujours que c’est lui et je n’ai pas eu à me tromper avant de trouver le bon, il n’y a aucune raison pour que je laisse un autre s’approcher de moi, aucun ne pourrait lui arriver à la cheville. Des rencontres, il semblait en avoir eu de son côté au vu de sa réponse. Bien sûr que j’ai eu un petit pincement au coeur, c’est normal vous ne pensez pas ? Imaginer l’homme que j’aime dans un lit avec une autre femme, ce n’est pas le genre d’image qui peut me laisser indifférente. C’était en quelque sorte ma punition pour ce que je lui avais fait, dans un sens je le méritais, comme ça j’avais payé et on pouvait faire table rase de tout ça et avancer.

Quand il m’a fait bouger la tête pour le regarder, je lui ai fait un sourire sincère. Rhys semblait vouloir se justifier, ne laisser aucun angle mort dans son histoire. Il voulait faire preuve de transparence et ne rien me cacher. J’appréciais beaucoup, d’autant que je pouvais deviner à quel point ça pouvait être difficile pour lui de me dire tout ça. Il prenait sur lui, ne sachant pas vraiment comment j’allais réagir. Je ne l’en aimait que plus de tant d’honnêteté. Je l’ai laissé aller jusqu’au bout, désireuse de ne pas l’interrompre pour lui rendre les choses plus faciles. Je me suis un peu redressée en m’appuyant sur mon avant-bras, ma main s’est posée sur sa joue et je me suis penchée pour venir lui donner un baiser.


Ne sois pas désolé chéri… C’est moi qui suis partie, c’est tout à fait normal que tu aies essayé de continuer ta vie. C’est moi qui suis désolée que tu aies eu à subir tout ça à cause de moi.


Je l’embrassais à nouveau, un long baiser qui se voulait rassurant. Je ne voulais surtout pas qu’il se sente coupable de quoi que ce soit, cette année avait déjà été assez difficile comme ça. A présent, il sait qu’il est resté le seul, mais aussi que je ne lui en veut absolument pas d’avoir tenté de retrouver le bonheur dans d’autres bras. Le principal, c’est là où on en est maintenant, le passé n’est jamais que le chemin qui nous a permis d’y arriver. Prendre le temps… C’est ce qu’on a décidé de faire, c’est ce dont il a besoin… Mais c’est presque difficile de s’y tenir ! Je suis tellement heureuse que j’ai envie de rattraper le temps perdu, de nous installer dans cette vie que nous avons toujours voulu avoir. La maison est la première étape.


On va réaliser nos rêves, rien ne peut nous en empêcher. D’ailleurs je ne veux pas te faire paniquer mais comme ce n’était plus nécessaire je ne prends plus la pilule là, donc… Si ça se trouve Rhys Junior est en route !


Je lâchais un petit rire. Ca m’étonnerait quand même, mais sait-on jamais ! J’avais surtout dit ça pour appuyer sur ma volonté d’aller de l’avant et de ne penser qu’au futur. Si c’était le cas… Et bien ça ne me ferait pas peur du tout parce que je sais que nous avons des bases stables. On travaille tous les deux, on s’aime comme des fous… Nous sommes des gens sérieux et équilibrés, on a plein de choses à offrir à un enfant, il ne serait en aucun cas un problème s’il devait débarquer dans notre vie. A notre âge, je crois qu’on peut se permettre de fonder une famille, de se marier et de s’installer ensemble, peu importe dans quel ordre on le fait. Je me rallongeais correctement dans ses bras et reposais ma tête sur lui, fermant les yeux avec un sourire accroché sur le visage.

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mar 8 Avr - 17:18




I will stay close to you.

Once in your life, if you are very lucky, you will meet the person who divides it to the time before you met her and the time after.


Je ne cessais de me le répéter jour après jour, mais j'aimais son caractère entier. Pepper n'avait jamais eu l'habitude de faire dans la demi-mesure. Quand elle aimait, c'était inconditionnellement et quand elle détestait, c'était inutile de chercher à ne pas le savoir. Elle faisait les choses à fond et avec minutie, avec la même intensité que les passions qui l'animaient. Ainsi, quand elle était tombée amoureuse de moi, ça avait été exclusivement et de manière durable. Le fait qu'elle m'avoue n'avoir connu aucun homme après moi, alors même que j'avais été son premier et unique jusqu'à notre séparation, le prouvait bien. Elle m'aimait et elle n'aimerait probablement toujours que moi. Bon, d'accord, je me plaisais à me dire que comme tout le reste, cet état de fait ne changerait pas avec le temps. Mais d'un point de vue strictement probabiliste, les chances restaient quand même de mon côté pour que cela soit le cas.

Pourtant, parfois, son caractère entier pouvait me faire me sentir coupable comme cela n'était pas supportable. J'avais toujours eu cette femme merveilleuse dans mon regard. Je la connaissais depuis toujours, je l'avais vu grandir, souffrir des affres de l'adolescence, puis la place du vilain petit canard pour devenir le merveilleux cygne qui aurait pu briser bien des coeurs. Il m'avait fallu ça, pour la voir et entre temps, elle avait du subir la vision de mes petites amies, des filles qui m'entouraient, riaient de mes blagues avec des airs séducteurs, me touchaient, m'embrassaient en public. J'avais toujours eu parfaitement conscience de combien je n'aurais pas supporté de voir cela si c'était venu d'elle et d'autres garçons. J'étais heureux de ne pas avoir eu à le voir. Mais en même temps, je m'en étais toujours voulu. Parce que si elle avait été convaincue depuis toujours que nous étions fait l'un pour l'autre, j'avais mis des années à le réaliser. Et puis elle m'avait quitté, sans jamais cesser de m'aimer et je n'avais jamais cessé non plus de l'aimer, avec la même déraison que celle qui m'avait pris quand elle m'avait fait tomber irrémédiablement amoureux d'elle. Sauf que là où elle n'avait pas été soulagée sa peine ailleurs, moi j'avais fondu dans la facilité, dans la recherche d'autre chose, sans jamais parvenir à nous oublier nous. Sans jamais parvenir à trouver ailleurs ce que j'avais eu avec elle et n'avais plus. J'aurais dû me battre pour eux, j'avais été voir combien ailleurs me déplaisait. Et une culpabilité de plus à ajouter à la liste.

Pepper m'assura après un baiser que je n'avais pas à être désolé, qu'elle comprenait. Moi pas. Je l'aimais, je l'aimerais toujours, je ne pouvais pas en douter et j'avais juste accepté de croire que je devais la laisser partir si je l'aimais vraiment, plutôt que de chercher à comprendre pour lui faire entendre raison. Elle s'excusa pour ce qu'elle m'avait fait subir, m'assurant que c'était normal que j'essaye de poursuivre ma vie malgré tout. Je souriais doucement, malgré tout, alors qu'elle m'embrassait à nouveau, caressant sa joue de mon pouce, la tirant plus contre moi de mon autre bras. Je pouvais gérer avec tout ça plus tard, quand je serais confronté à mon reflet dans le miroir. Je ne voulais pas passer mon temps à m'en vouloir et à l'écouter me consoler. Nous avions trop perdu de temps pour ressasser un passé auquel nous ne pouvions rien changer. Je pouvais me rattraper maintenant et dans l'avenir en étant le meilleur des amants, des maris et des pères. Parce que je n'avais aucun doute là-dessus. Un jour - sans doute trop vite pour les autres, pas assez rapidement pour moi - je l'épouserais et nos enfants feront notre bonheur.

Elle poursuivit d'ailleurs, m'assurant que nous réaliserions tous nos rêves et cela ne faisait aucun doute qu'elle parlait de cela. C'était le plus puissant de nos rêves communs. Ce vers quoi nous tendions depuis des années, sans oser franchir le pas, trouvant toutes les excuses du monde pour repousser, en nous disant que nous avions le temps. Oui nous l'avions, mais aujourd'hui, nous ne voulions plus perdre une minute. Et elle ajouta quelque-chose qui me laissa d'abord sans voix. « D'ailleurs je ne veux pas te faire paniquer mais comme ce n'était plus nécessaire je ne prends plus la pilule là, donc... Si ça se trouve Rhys Junior est en route ! » Je me tendis une fraction de secondes. Enceinte... sur une étreinte d'une fois... Bon d'accord, en quelques heures à peine, nous en étions déjà à une histoire de deux fois, mais quand même. Enceinte, sonna dans ma tête comme une possibilité, qui grandissait d'une manière si rapide dans ma tête. Enceinte... Le monde n'était-il pas rempli d'histoire comme ça ? De coup d'un soir se terminant avec des bébés gardés ou abandonnés ? De jeune fille de seize ans qui s'étaient crues à l'abris parce que c'était leur première et unique fois ? D'infidèles qui n'avaient eu qu'une liaison, un soir de picole et qui se retrouvait à porter l'enfant signe du délit ? Enceinte, peut-être...

Le temps sembla s'être soudain ralentit à l'extrême puisque je posais les yeux sur elle, moins de trois secondes après ses mots, me détendant dès que mes prunelles rencontrèrent les siennes. Peut-être que oui, peut-être que non. Si c'était oui, nous ferions ce que nous avions toujours prévu de faire. Sinon... ça n'était qu'une question de temps. Et tenter et retenter d'avoir des enfants n'était pas une activité qui me déplaisait. Je pouvais facilement m'en accommoder.

Je lui souris, lui faisant un clin d’œil. « Un petit homme pour me soutenir ne serait pas de refus et nous serions enfin en supériorité numérique dans toute cette histoire, j'adorerais ça », dis-je en riant un peu, amusé. « Mais une mini Pepper Snow... » Pepper Snow... oui, j'avais bien dit ce nom et pas le Pepper O'Connor qui la définissait encore. Malgré moi, je me mis à rougir légèrement, baissant les yeux. « On aura le temps d'y réfléchir. », dis-je, ne parlant plus vraiment de bébé, avant d'ajouter. « Quel que soit ce que nous donnera la nature et peu importe quand elle le fera, ce sera parfait. »


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Dernière édition par Rhys J. Snow le Sam 12 Avr - 15:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mar 8 Avr - 21:08



       
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       Fille ? Garçon ? Je ne me suis jamais posé la question. Certaines femmes clament haut et fort qu’elles voudraient avoir l’un ou l’autre sexe, mais moi la seule chose que j’ai toujours su, c’est que j’en voulais plusieurs. Deux ou trois, pour une belle famille, des rires d’enfants qui nous parviendraient du jardin, voir les frères et soeurs qui s’amusent ensemble ou se chamaillent. J’ai adoré avoir un frère, j’aurais voulu que la famille soit encore plus grande et je sais que Rhys veut aussi des enfants, c’est un point sur lequel nous avons toujours été d’accord. Et en y pensant, je réalise que ça fait des mois que j’ai arrêté de prendre ma pilule contraceptive. J’estimais à raison que ça ne me servait plus à rien, je ne comptais absolument pas avoir le moindre rapport sexuel, la question ne se posait même pas. Et pourtant, malgré ce que je pensais, c’est arrivé… Je n’avais pas pensé que Rhys pourrait ressurgir dans ma vie, en tout cas pas avant que j’ai pris la décision de lui parler et de lui dire que je n’en pouvais plus de vivre éloignée de lui. Je n’ai pas pris cette décision, on s’est retrouvés par hasard enfermés ensemble et c’est arrivé comme ça, sans que rien ne soit planifié. Penser que je peux très bien être enceinte maintenant aurait pu me faire littéralement paniquer, mais je me rends compte que ce n’est pas le cas. Je suis sereine avec ça, je ne me dis pas que ce n’est pas le bon moment, qu’on doit faire ça ou ça avant, qu’on doit attendre ceci ou cela… Je ne pense plus du tout comme ça maintenant, j’en ai fini d’être trop raisonnable, de tout planifier de façon trop stricte. Ca sert à quoi exactement ? A frustrer, rien de plus.

Rhys de son côté semble un peu scotché quand je lui fait part de mes pensées. Bon, d’accord, j’ai lâché ça comme ça sans préparation préalable et il est un tout petit peu logique que ça choque. Enfin non, pas choquer… C’est de la surprise, il ne s’attendait pas à ce que je lui balance ça comme ça, et surtout avec un air aussi décontracté que celui que j’affiche en ce moment ! Mais ça ne dure que quelques secondes, quelques toutes petites secondes avant que l’idée ait fait son chemin et lui arrache un sourire. Je sais qu’il serait le plus heureux des hommes si ça arrivait, peu importe que ça soit maintenant, dans six mois ou dans un an, il sera heureux. Je ris quand il me fait part de son soulagement à l’idée d’être enfin en supériorité numérique si on devait avoir un fils, puis il me parle d’une petite fille… Une petite « Pepper Snow ». Sur le coup, j’en arrête de respirer. Pepper Snow… C’est tellement étrange d’entendre ça. Etrange, mais terriblement bon. Je souris, avec moins d’amusement dans les yeux, mais plus d’émotion. C’est con, mais mon coeur bat la chamade en ce moment. Rhys aussi semble perturbé, il baisse les yeux et je trouve ça carrément adorable. Je me redressais, passais une jambe au dessus de lui et me penchais pour venir parler à son oreille.


Quoiqu’on fasse ensemble… Ca ne peut être que parfait.


Je souriais, posait un baiser sur son oreille, descendais ensuite dans son cou.


Je crois que je n’ai jamais réalisé avant aujourd’hui à quel point ça sonnait agréablement à l’oreille… Pepper Snow…


Oh oui, ça sonnait bien ! La consonance de mon prénom et de son nom mêlés était même presque familière, logique, naturelle. Ils devaient être réunis, c’était écrit depuis toujours, c’était dans l’ordre des choses et maintenant je n’avais plus à douter, ça allait se faire, je ne laisserai plus jamais aucune peur empêcher ces choses merveilleuses dont on rêve nous arriver. Ma bouche retrouvait la sienne et je l’embrassais tendrement.


Chéri ? Je meure de faim !


       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Sam 12 Avr - 16:15




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Je le sentais, l'emballement de son coeur contre ma cage thoracique. Le nom de « Pepper Snow » n'était pas aussi anodin que ça et le fait qu'il passe aussi facilement la barrière de mes lèvres - bien que n'étant pas une vraie surprise - ne rendait pas la chose moins lourde de sens. Je le voulais, j'en étais sûr, je n'en avais jamais douté. Et un jour, cela se ferait. Parce que je savais qu'elle le voulait aussi. L'emballement de son cœur complétait le mien. Montrait la force de notre volonté d'être ensemble pour toujours.

J'avais quémandé la prudence, qu'on prenne notre temps, qu'on ne s'emballe pas pour une maison et par extension, pour une bague et une nurserie. Pourtant, j'étais déjà passé dans mon discours à l'après mariage et l'éventuelle arrivée imminente d'un petit bébé m'emballait plus que de raison et me donnait hâte. Au point que si nos ébats précédents n'avaient pas fait leur oeuvre, je n'étais pas contre l'idée de recommencer très vite, encore et encore, jusqu'à réussite... Et dire que je voulais qu'on prenne notre temps. Non, je voulais qu'on prenne notre temps. Je voulais profiter d'elle, en exclusivité, pendant encore quelques temps. Mais si bébé arrivait, alors bébé arriverait. Ça n'était pas si grave. Ça serait un vrai bonheur. Ça serait le destin. Oui, laisser le destin choisir le moment. Cela me semblait une bonne idée. Nous allions retrouver notre vie commune, elle allait venir habiter avec moi. Pourquoi planifier le reste ? Chercher une maison, faire l'amour sans protection aucune, attendre bon moment pour nous marier. Le destin choisirait le reste. Quand nous trouverons la maison, quand un test de grossesse se révélera positif, quand le bon jour sera venu. Qu'on fasse les choses en grand ou que ça ne soit qu'une simple petite cérémonie devant le maire. Pour moi cela n'avait aucune importance. Ça serait comme elle le veut, quand elle le veut. Bientôt, quand assez de temps sera passé pour que tout ne semble pas complètement précipité, je lui ferais ma demande. Une vraie demande, digne de nous. Et puis le reste se ferait tout seul.

Elle vint se placer au-dessus de moi, assurant à mon oreille que tout ce que nous pouvions faire ensemble serait parfait. Je souris et elle embrassa mon oreille, mon cou, avouant qu'elle réalisait combien ce nom lui allait, semblait bon. Un nouveau baiser, profond, amoureux et elle se redressa un peu. « Chéri ? Je meure de faim ! », déclara-t-elle, me faisant éclater de rire. J'attrapais ses joues et l'emmenait à ma bouche, l'embrassant encore et encore. « Pizza ? » C'était bien connu, chacun avait ses petites habitudes post coït. Pour Pepper, quoiqu'elle en dise, c'était la nourriture. Après l'amour, elle avait toujours faim. Et comme j'étais un bien piètre cuisinier et que je ne voulais pas qu'elle se sente forcé d'aller faire à manger, à chaque fois, commander un traiteur ou un pizzaïlo était une habitude que nous avions. Tellement que certains de nos « numéros favoris » avaient fini par devenir de bonnes connaissances qui s'amusaient à chacun de nos appels à des heures un peu improbables, même pour un déjeuner ou un dîner tardif.

« A moins qu'autre chose te tente, bien sûr. » J'avais faim aussi, mais pas autant qu'elle. Et je pouvais manger n'importe quoi. Je voulais qu'elle choisisse. Tout avec elle me semblerait délicieux de toute manière, sans aucuns regrets. Comment regretter un plat quand on avait aucune envie particulière hormis celle de le partager avec celle qui fait battre votre cœur ?


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Lun 14 Avr - 21:38



       
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       La vie reprenait tout son sens et je me surprenais à me rendre compte que c’était comme si rien ne s’était passé.  Evidemment ça avait eu lieu, et évidemment ça laissait des traces en nous… Mais nos sentiments l’un pour l’autre étaient tellement puissants que contre toute attente se retrouver comme avant avait été d’une facilité déconcertante.  Balayés les moments de solitude intense, balayés le manque, la peine et les regrets.  J’étais heureuse, je me sentais parfaitement épanouie et à ma place, je n’avais plus peur de l’avenir, bien au contraire.  Celui qui s’offrait à nous avait tout du paradis, de la vie idéale que je m’étais toujours imaginée.  Rhys et moi ensemble, unis pour la vie dans une maison remplie de rires d’enfants.  Un jardin avec une balançoire, pourquoi pas un chien…  Tout ce qui fait que la vie est belle était à portée de main, on n’avait plus qu’à mettre un pied devant l’autre pour avancer et aller à la rencontre de notre idéal.  Il était là, tout près, on pouvait le toucher du bout des doigts.

Je ne voulais plus me poser de questions, intellectualiser les choses ou me laisser aller à la superstition.  La vie réserve des surprises, bonnes ou mauvaises, on ne peut rien prévoir de ce qui va arriver.  Autant vivre chaque moment à deux cents pour cent histoire de ne rien avoir à regretter.  J’ai la chance immense d’avoir trouvé mon âme soeur et chaque jour que je passerai à ses côtés sera une bénédiction.  Alors on va choisir notre maison avec soin, les enfants qui viendront ne seront ni prémédités, ni calculés, on prendra ce que la vie nous donne sans forcer le destin, sans rien nous refuser non plus.  C’est fou comme une seule personne peut vous permettre de tout voir en rose !  D’ailleurs je mourrais de faim.  C’est bon signe chez moi, l’appétit a une certaine tendance à venir quand je me sens bien.  Ca doit être pour ça d’ailleurs que j’ai toujours faim après avoir fait l’amour !  Pizza ?  Ca me semblait parfait.  A moins que ça soit ses baisers qui soient parfaits ?  Mmm… Les deux… Les deux sont parfaits.  J’avais d’ailleurs un mal de chien à lui répondre.  Pour ça il aurait fallu que je quitte ses lèvres et c’était un vrai supplice rien que d’y penser.


Pizza… C’est très bien la pizza…  


Voilà, j’ai répondu, c’est fait, alors j’y retourne.  Désolée mais c’est tellement bon de l’embrasser après tout ce temps où j’en ai été privée que je ne parviens pas à me rassasier de ses baisers.  Ce n’est pas ce qui va nous aider à commander cela dit, mais on n’est pas non plus à cinq minutes près n’est-ce pas ?


Y’a bien autre chose qui me tente… Mais je crois que je vais me le réserver pour le dessert.


J’éclatais de rire et nichais mon visage dans son cou.  Je sais, je suis incorrigible !  Mais comment ne pas être d’humeur joueuse ?  Je ne pouvais pas ne pas être d’excellente humeur.


Je vais chercher mon téléphone.  Quatre saisons, capriciosa ou quatre fromages ?



C’était ce qu’on prenait le plus souvent, mais à vrai dire quand il s’agissait de pizza, j’aimais absolument tout.  Un dernier baiser pour la route et je m’extirpais du lit pour aller chercher mon téléphone qui était dans mon sac.  Autant vous dire que je n’ai pas traîné en bas.  Je suis vite remontée sur la mezzanine et c’est dans les bras de Rhys que j’ai passé la commande.


Ils arrivent dans une bonne demi-heure…

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Dim 27 Avr - 12:04




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Je caressais sa peau sans m'arrêter, sans me lasser, perdu dans mes pensées, noyé dans ses iris gris-vertes, pendu à ses baisers... Elle annonça entre deux baisers qu'une pizza était une bonne idée et je fondis avec plaisir sur ses lèvres, encore et encore. Je ne me lasserais jamais de l'embrasser ou de me faire embrasser par elle. J'aimais trop être à sa merci. Nous séparer, même pour deux minutes, semblait difficile, vu comme cela. Chaque baiser se terminait par la nécessité de respirer, s'ensuivait d'une prise de souffle, avant que nos lèvres se retrouvent, invariablement, soudées ensemble comme une nécessité vitale. A croire que nous pouvions survivre sans oxygène, mais pas sans le corps de l'autre contre le nôtre. Nous avions passés trop longtemps trop loin l'un de l'autre. Pouvait-on nous reprocher le besoin de l'autre ?

Je ris lorsqu'elle annonce qu'il y a toute autre chose qui l'intéresse et qu'elle se le réserve pour le désert et je m'extasie encore devant son corps, devant nous. C'est si simple et si bon. J'avais découvert avec elle, il y a des années, le plaisir de rester au lit toute la journée, de faire l'amour et de laisser le temps filer, simplement serrés dans les bras l'un de l'autre, deux corps emmêlés, respirant à l'unisson le temps passé à ne former qu'un. J'aime tellement ses moments là. Je pourrais passer ma vie entière ainsi, sans jamais m'en lasser, j'en suis certain. « J'ai hâte... », soufflais-je en caressant le bas de son dos et en souriant de plus belle, taquin, son souffle dans mon cou diffusant des frissons tout le long de ma colonne vertébrale.

Et puis elle annonça qu'elle allait chercher son téléphone pour passer commande, me proposant plusieurs choix. Je la regardais faire, me mordant la lèvre inférieure alors qu'elle exposait à ma vue tout son corps. L'aller était plus qu'intéressant, mais lorsqu'elle revint et que je pus admirer le côté face, mon sourire devint rapidement plus désireux. « Capriciosa ? », proposais-je alors qu'elle se lovait dans mes bras pour composer le numéro, secouant légèrement la tête pour chasser mes idées indécentes et me concentrer sur le repas que nous préparions de manière bien originale. « Oh et une quatre fromages, aussi ! Je meurs de faim ! », ajoutais-je en posant un baiser sur son front.

Je l'écoutais passer commande et attendit qu'elle m'annonce le temps d'attente prévu, même si je le connaissais déjà. Je lui souris donc et embrassais le bout de son nez après qu'elle eut évoqué la demi-heure traditionnellement admise. « Et bien ça nous laisse le temps pour une petite sieste », dis-je en m'enfonçant un peu plus dans les couvertures, la serrant contre mon corps. « A moins que tu ais d'autres désirs, mon amour. » Je la contemplais de tout mon amour, mes doigts ayant, sans que j'y prête attention, retrouver le chemin de sa peau, traçant des lignes caressantes le long de son dos, de son flanc, redessinant ses épaules, ses hanches, cajolant la courbe de sa poitrine et taquinant son nombril. « Tu es tellement belle. » J'avais une chance monstre, je ne pouvais le nier, j'en avais trop conscience. Ceux qui la traitaient de vilain petit canard au lycée devaient s'en mordre les doigts, aujourd'hui. Elle était si belle. Et je ne parlais pas que de l'extérieur, de son corps avec lequel elle avait mis si longtemps à se réconcilier. Non, je parlais aussi de la personne qu'elle était au fond d'elle. Celle qui m'avait aimé entièrement, depuis l'enfance, sans jamais envisager qui que ce soit d'autre. Celle qui avait été si inconditionnelle qu'elle avait fait ce qu'elle estimait devoir faire pour attirer mon attention, trouvant le moyen de s'aimer elle-même au passage, parce qu'au final, c'était tout ce qui comptait. Celle qui avait fait le choix de souffrir loin de moi, pour ne pas souffrir d'une perte qui lui semblerait intolérable. Bien sûr, ce dernier point était loin d'être efficace et certains pourraient douter du côté bienveillant du choix, mais elle avait été désespérée à l'époque et elle avait fait la seule chose qu'elle pouvait faire pour atténuer la crainte. Elle avait fait son maximum pour que je sois heureux loin d'elle, avait accepté chaque révélation que je lui avais faite sur mes relations pendant notre année de séparation sans y accoler aucun reproche... Elle avait voulu que je sois heureux. Elle n'avait craqué que parce qu'elle réalisait qu'elle comme moi ne pouvions l'être loin l'un de l'autre.


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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Lun 28 Avr - 23:46



       
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       Pizza ?  Ca me va très bien.  Habituellement j’adore cuisiner quand je suis avec Rhys, mais là étrangement je n’en ai pas vraiment envie.  Il faut dire que je n’ai rien dans le frigo ou les armoires… Mais même si c’était le cas, je n’ai pas du tout envie de quitter les bras de l’homme que j’aime.  Il m’a trop manqué, aujourd’hui je me consacre à lui et à lui uniquement.  Même si je suis une femme active et pleine d’énergie, je ne culpabilise absolument pas à l’idée de ne pas quitter le lit.  Les dimanches étaient souvent propices à ces journées de glandages aromatisés de câlins quand on vivait ensemble, ce n’est qu’un juste retour des choses.  Ca aussi ça m’a manqué… Avoir envie de ne rien faire.  Ces derniers temps j’étais plutôt boulimique des activités, elles m’aidaient à me vider l’esprit.  Je serais bien restée à ne rien faire là, mais j’avais bien trop faim.  Le fait que je n’avais rien avalé depuis le petit déjeuner associé à l’activité physique à laquelle on s’était déjà adonnés deux fois n’avait fait qu’accroître mon appétit !  Et celui de Rhys aussi par la même occasion, puisqu’il m’a demandé de lui commander une seconde pizza tant il avait faim !  C’était donc réglé pour une capriciosa et une quatre fromages qui nous serait rapidement livrée.  Une bonne chose de faite, il n’y avait plus qu’à attendre.  En faisant une sieste ?  Je tournais la tête vers Rhys, amusée.


Ne me dis pas que je t’ai épuisé !


Je me mettais à rire et posais un baiser sur son torse tandis qu’il me taquinait sur mes envies d’autre chose.  J’en avais des désirs, oui, c’était certain !  Je ne pouvais décemment pas être dans un lit avec lui sans en avoir.  Il avait fait chavirer mon coeur de petite fille, jamais de toute ma vie je n’avais pu désirer un autre homme, comme si j’avais été programmée à n’aimer que lui.  J’aimais cette idée, j’adorais être la femme d’un seul homme, avoir cette immense certitude qu’il ne pourrait jamais y avoir quelqu’un d’autre.  C’est merveilleux d’avoir encore le coeur qui bat la chamade à chacun de ses sourires malgré toutes ces années qui ont passé.  Je ne connais pas la lassitude, je sais que je ne la connaîtrai jamais.  Ses doigts sur ma peau me font frissonner et je plante mon regard dans le sien.  Je me sens tellement bien, tellement détendue.  C’est son odeur qui fait ça… Son odeur a toujours eu un effet apaisant sur moi, comme un retour à la maison, bien au chaud et en sécurité, loin de tout danger extérieur.


C’est toi qui me rend belle.  J’étais éteinte sans toi.


Je lui adresse un sourire et me hisse pour déposer un baiser sur ses lèvres.  Je n’avais rien exagéré en disant ça, c’était tout à fait vrai.  Depuis notre rupture, je me nourrissais mal et avais perdu un peu de poids.  Je ne prenais plus soin de moi comme avant et mes sourires étaient très rares, en plus de sonner faux.  Le jour et la nuit, je n’étais plus moi, celle que j’avais eu plaisir à devenir pour lui plaire.  Elle m’avait manqué aussi cette Pepper là, parce qu’elle respirait la joie de vivre et le bonheur.  Je suis contente de la retrouver.

Mes lèvres se glissent dans le cou de Rhys où je dépose quelques baisers, dévient sur son épaule puis s’attardent un long moment sur son torse.  Je caresse sa peau non seulement avec ma bouche mais aussi avec mes cheveux et mes doigts qui parcourent des chemins si familiers et les redécouvrent avec un plaisir infini.  Je m’attarde, goûte, explore… Chaque baiser en appelle en autre, chaque caresse semble trop légère, alors je me fais généreuse et appliquée, savoure chaque seconde où je peux l’aimer comme j’en ai envie…

       

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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Mer 30 Avr - 16:47




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J'avais presque oublié ce que c'était d'être là, couché dans un lit auprès d'une belle fille - la plus belle fille du monde à mes yeux, ici, en l'occurrence -. J'avais presque oublié le bien fou de s'y prélasser, sans penser au reste, sans penser aux cauchemars, aux mauvaises choses, aux obligations de la vie. D'être tout simplement blottit contre la femme qu'on aime, paresseusement. Je serais resté là toute ma vie, si la vie l'avait permis. Calme et reposé, comblé, dans les bras de celle qui n'était qu'à moi. Ma Pepper.

Je souris en réponse à son amusement, alors qu'elle me demandait si elle m'avait épuisé, frissonnant sous le baiser qu'elle posait sur mon torse, caressant ses côtés avec tendresse. J'aimais cette femme, au-delà de toute raison, de toute logique. Enfin la logique me paraissait claire, mais elle n'avait sans doute de clarté que pour moi. Qu'importe, elle était mienne et j'étais sien et aucune autre femme ne pouvait parvenir à la cheville de la blonde qui avait volé mon cœur des années plus tôt, au sortir de l'enfance. Qui pourrait rivaliser avec elle de toute manière ? Elle avait été dans ma vie depuis toujours et en plus d'être magnifique, elle me connaissait par cœur. Elle avait été mon amie avant de devenir mon amante et aucune liaison amoureuse ne pouvait être plus forte que celle qui avait débuté par une amitié sans faille. Elle avait fait partie de ma famille bien avant d'être ma maîtresse, dans une place si particulière que prendre celle de femme de ma vie n'avait pas interféré avec ce qu'il y avait avant, semblait plus logique que toute autre place. Elle n'avait jamais été une sœur, comme Peter avait été mon frère. Elle était de ma famille depuis toujours, mais n'avait aucune place défini, jusqu'à ce jour où elle m'avait fait part de ses sentiments à mon égard et que notre histoire avait commencé.

Elle m'assura que c'était moi qui la rendait belle, qu'elle était éteinte sans moi et je ne pouvais m'empêcher de penser que la réciproque n'avait rien de plus vrai. Je n'avais plus été moi-même depuis qu'elle était partie et j'avais l'impression d'être enfin complet pour la première fois depuis un an, parce qu'elle était de nouveau avec moi, contre moi, partie intégrante de ma vie... MA femme. Et je ne pouvais nier le fait que notre année loin l'un de l'autre avait eu un effet néfaste sur elle aussi. Je le sentais sur son corps. Je le connaissais par cœur, je l'avais aimé et dévoré des mains et du regard trop de fois pour ne pas me souvenir de chacune de ses courbes et elle avait perdu du poids, de manière qui laissait montrer une alimentation défaillante, pas une perte de poids dû à du sport intensif et à un régime draconien. Son teint était si pâle aussi, plus maintenant, ses joues étaient rosées par les efforts que nous avions fournis, son regard brillait d'une lueur d'amusement et de désir qui devait faire écho à mon propre regard, mais avant, dans la banque. Je me souviens que j'avais été frappé par sa pâleur, accentué par l'éclairage de secours de la salle des coffres. J'allais réparer tout ça. J'allais la combler de bonheur, l'affamer de plaisir... J'allais prendre soin d'elle à nouveau, chaque jour, avec dévotion.

« Je ne te laisserais plus jamais d'éteindre, mon amour », promis-je alors que ses lèvres glissaient de ma bouche à mon cou. « Je prendrais soin de toi et ne te laisserais plus jamais seule. » Et je ne faisais pas de promesses à la légère. Je n'en faisais pas d'ordinaire, mais j'en faisais encore moins avec elle. Mes promesses étaient mesurées, réfléchis avec soin, parce qu'une fois que j'en faisais une, c'était pour toujours. J'avais promis de l'aimer jusqu'à la mort et même si je ne le lui avais jamais promis directement, je me l'étais promis à moi-même et avait été totalement incapable d'en aimer une autre réellement depuis.

Je souris à nouveau, frissonnant des pieds à la tête, alors qu'elle repartait à la découvert de mon corps, la laissant faire, l'admirant, savourant ses caresses et ses baisers. « Pep's », soufflais-je d'une voix étranglé en me tortillant par réflexe, lorsqu'elle taquina une zone plus sensible que les autres, un gémissement s'échappant de mes lèvres sans que je ne puisse le contrôler. « Les pizzas, mon amour. Pense aux pizzas ! Il serait dommage que le livreur nous dérange pendant.. »


love.disaster
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MessageSujet: Re: I will stay close to you - PV Rhys Lun 5 Mai - 18:14



       
I will stay close to you
       
ft. Rhys & Pepper

       


       Avez-vous déjà connu le sentiment de manque ?  C’est terrible, ça devient presque obsessionnel, ça hante vos jours et vos nuits et quand enfin vous êtes devant l’objet de ce manque, vous perdez tout sens de la raison, vous vous en abreuvez à en déborder, vous avez le sentiment que vous n’en aurez jamais assez pour vraiment vous rassasier.  J’avais ce sentiment là en ce moment, comme quelqu’un qui aurait erré dans le désert sans eau pendant plusieurs jours, qui est au bout de ses forces et qui se retrouve devant une source d’eau fraîche et limpide.  Elle s’y jette à corps perdu, prête à s’y noyer, et moi je réalise que je ne peux me passer du contact du corps de Rhys, que j’ai besoin de le sentir contre moi, de le toucher, de l’embrasser, de le caresser encore et encore.  Si je m’arrête, peut être qu’il va disparaître, se volatiliser dans les airs… Il est comme un beau rêve et je ne veux surtout pas me réveiller, je veux rester dans ce songe éveillé jusqu’à la fin des temps.  Chaque caresse, chaque baiser que je lui donne en appelle un autre, me donne envie de l’aimer encore, de goûter sa peau sans m’arrêter une seule seconde jusqu’à ce que je tombe d’épuisement.  C’est étrange comme sensation, mais j’aime ça, j’aime absolument toutes les sensations que Rhys me procure, avec lui je suis vivante, et heureuse.

Je sais qu’il ne me laissera plus jamais m’éteindre.  En fait, si je l’ai fait, c’était par ma faute et uniquement par ma faute.  Lui ne m’avait jamais abandonnée, il avait toujours été là pour moi.  J’avais agit avec lâcheté, je m’en rendais compte à présent, mais ces moments terribles étaient derrière nous à présent et j’avais la certitude absolue que tous les deux on allait veiller à ce qu’ils ne se reproduisent plus jamais.  On va se protéger mutuellement de tout mal, plus forts que jamais, notre couple est devenu indestructible et j’ai envie de le crier au monde entier tant ça me comble de bonheur.  Difficile de me contrôler, je suis totalement concentrée sur ce que je suis en train de faire et mes baisers se succèdent sur son torse, commencent même à descendre sur son ventre, de plus en plus bas.  Je le fais sans même avoir d’idée derrière la tête, j’ai juste envie de couvrir un maximum de surface de sa peau avec mes lèvres, mais Rhys me rappelle que le livreur risque fort d’arriver !  Je le regardais alors, comme si je me réveillais et prenais conscience de ce qu’il me disait, puis je baissais les yeux pour vérifier le résultat de mes petites attentions.


Oups !


Comment dire… J’avais bien travaillé… Mieux que je ne le pensais en tout cas !  J’éclatais de rire et prenais une attitude féline pour remonter vers son visage que je dévorais des yeux.  J’adorais son visage…  De ses grands yeux azur à sa bouche parfaite qui était faite pour nos baisers, j’aimais absolument tout.


Tu as raison, l’entrée ne doit pas être trop conséquente parce qu’après on a la pizza et…


Mon nez venait caresser le sien, mes lèvres frôlaient ses lèvres sans vraiment les toucher.


… On doit se réserver pour le dessert.  Tu sais que j’ai toujours été très gourmande de desserts !


Je souriais, me mordillant la lèvre inférieure d’un air taquin.  Au propre comme au figuré, c’était vrai, j’avais toujours aimé les desserts, mais ceux que Rhys me servaient avaient toujours été mes préférés.  Nos visages se rapprochaient à nouveau, mais alors que nos lèvres allaient s’unir, la sonnette retentit, me faisant sursauter.


Pizza !


Ni une ni deux, je sortais du lit comme un diable de sa boîte.  Emportée par mon élan, j’allais même descendre de la mezzanine nue comme un vers, mais heureusement, je me suis rendue compte de mon oubli dès la première marche descendue et revenais dans la chambre pour attraper au vol mon peignoir, tirant la langue à mon homme par la même occasion.  J’ai pris rapidos un billet dans mon sac et ouvert la porte.


Merci !  Gardez la monnaie, au revoir !


J’avais dû faire au livreur l’effet d’une tornade.  Le pauvre n’a même pas eu le temps d’ouvrir la bouche pour dire bonsoir que je lui avais déjà pris les pizzas des mains et planté le billet dans sa paume.  La porte s’était refermée tellement vite qu’il n’avait pas non plus eu le temps de me répondre.  Je remontais à la hâte avec les cartons chauds dans les mains, triomphante.

       

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I will stay close to you - PV Rhys

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