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 N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK

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MessageSujet: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Jeu 12 Juin - 18:52

Il y a des choses que je ne comprendrais jamais : pourquoi quand tout va bien dans ta vie il faut quelqu'un pour la gâcher? Je vous explique, en emménageant j'ai trouvé la colocataire parfaite mais il fallait qu'elle parte. Je trouvait cela dommage mais ce n'est pas comme si elle avait le choix. Bon elle avait quand même trouvé un remplaçant et bien entendu avec mon emploi du temps chargé je n'avais pas eu le temps de le rencontrer. La seule chose que je savais c'était qu'il était selon ses dires très sympa et mignon. Il devait emménager ce matin sauf que je travaillais aujourd'hui. Je ne le verrais par conséquent que cet après midi. Je me levais tôt enfilant un vieux jean et un t shirt histoire de pouvoir donner un coup de main à mon colocataire dès mon retour. Je profitais donc de la journée pour m'occuper un peu en les faisant peindre. Au moins j'avais la tenue parfaite pour cela. Elle a bien fini puisque je finissais ma journée couverte de peinture sur mes vêtements.
Le boulot terminé, je fonçais au magasin pour acheter une bouteille de vin histoire de lui souhaiter la bienvenue.

Le retour fut plus rapide que d'habitude peut-être parce que j'étais pressée de savoir l'identité de mon nouveau colocataire. Je rentrais rapidement à l'intérieur avec la bouteille de vin que je venais d'acheter un sourire aux lèvres. Le sourire disparu dès que j'aperçus le visage de mon nouveau colocataire. Il parti sans que le destin n'ait eu le temps de dire je t'ai encore eu. Je n'arrivais pas à bouger au point que la bouteille que je tenais tomba et se brisa sur le sol.

"Zeck?! Mon Dieu par pitié dîtes moi que c'est une mauvaise blague."

Je regardais alors le jeune homme, il n'avait pas changé depuis un an, au contraire. Il était toujours aussi beau avec ce charme auquel je ne pouvais pas résister. Son regard montra qu'il était aussi surpris de me voir ici que je ne l'étais. Je réussis quand même à me baisser pour ramasser les morceaux de verre sur le parquet. Il était revenu depuis tout ce temps sans prendre de nouvelles et il était en face de moi. Le pire dans l'histoire c'est qu'il allait être mon colocataire. Je ne savais pas comment réagir, si je devais être heureuse de le revoir ou si j'étais toujours en colère. En ramassant les morceaux je réussis à me  couper la main. La première réaction que j'eus fut de m'éloigner de lui le plus possible connaissant par coeur chacune de ses réactions.

"Surtout ne t'approche pas de moi."
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Jeu 12 Juin - 19:32

Zeck avait réussit à trouver un appartement, du moins un petit bout d'appartement grâce à une connaissance qui avait une connaissance en ville. Par chance, même si lui ne connaissait pas cette connaissance, celle-ci sembla emballé par l'idée de lui filer sa place. Zeck était content et il n'en fallait pas plus pour égayer son arrivée dans cette ville totalement inconnue pour lui. Il n'y était même pas venu pour décrocher son contrat de formation, tout c'était fait par personne interposée et coup de téléphone ou autres moyens moderne.

Il arriva donc dans cet appartement qu'il partagerait avec une jeune institutrice dont il ignorait l'identité. On lui avait juste dit qu'elle était super sympas et qu'elle avait un humour à faire mourir de rire n'importe qui. Il aurait pu penser à bien des personnes de son passé, mais pas une seconde il ne pensa à elle.
Depuis qu'il était rentré ou qu'il savait qu'il était rentré il n'avait pas cessé de penser à son ex, Fleur. Il avait eu plusieurs fois l'envie de prendre de ses nouvelles, mais était certain qu'elle avait refait sa vie, alors il avait abandonné l'idée. Surtout que, si on y réfléchit bien, ils ne c'étaient pas quitté en très bon terme.

Il arriva donc dans l'appartement qu'on lui avait indiqué, il avait la clef, la clef de la porte de l'immeuble aussi, il savait même où se trouvait sa chambre. Par chance, la jeune femme lui avait montré quelques photos des lieux et il ne fut pas bien difficile pour lui de s'y retrouver. Il avait plusieurs  sacs et la suite de ses affaires arriveraient dans la journée normalement. Il s'installa donc dans la chambre qui lui était réservé et plusieurs fois il eut envie d'aller pousser la porte de l'autre chambre, histoire de voir avec qui il allait cohabiter mais il ne le fit pas par respect pour cette personne. Il n'y avait aucune photo, rien, qui pouvait l'aider à connaitre cette personne. Tant pis il prendrait son mal en patience et attendrait qu'elle arrive enfin.Il s'installa donc, prenant possession de sa chambre, d'une petite partie de la salle de bain et s'occupa ensuite des affaires qu'on apporta pour les porter dans sa chambre. Il s'en occuperait plus tard, de toute façon y'avait rien d'important ou d'urgent dedans.

Il avait juste pris une douche, il portait un jean noir et un sweat gris foncé à manches courtes. Il avait rarement très froid donc à l'intérieur avec un sweat léger à manches courtes c'était tout à fait normal pour lui. Et on pouvait voir l'un de ses tatouage, sous son bras, une jolie police d'écriture pour "carte diem".
D'ailleurs il avait garé sa moto dans le garage de l'immeuble et déposé sa veste en cuir dans sa chambre ainsi que son casque. Vu qu'il était un peu nerveux il ouvrit la fenêtre et se fuma une cloque. Ensuite il fit ce qu'il fallait pour faire disparaître l'odeur.Lorsqu'il entendit la clef dans la serrure de la porte d'entrée, il souffla, essayant de ne pas trop paraître nerveux, vu qu'il ne connaissait pas encore sa nouvelle colocataire.

"- Salut !"

Lança t'il, sourire aux lèvres, mais celui-ci disparu très rapidement lorsqu'il reconnu la personne en face de lui. Il s'agissait de Fleur, c'était pas possible, c'était une mauvaise blague. D'ailleurs, elle eut la même réaction que lui mais fit tomber la bouteille qu'elle avait entre les mains. Celle-ci se brisa sur le sol et éclaboussa tout autour.Tiraillé entre son étonnement, sa stupeur et son envie de l'aider à nettoyer les dégât il ne fit rien et ne dit rien sur le coup.

"- C'est vraiment toi qui habites ici ?"

Mais il n'eut pas vraiment de réponse, voyant le geste qu'elle venait de faire il compris de suite ce qui c'était passé. Elle venait de se couper, espérant que ce n'était pas grave, il s'approcha d'elle après avoir attrapé un linge qu'il avait utilisé dans la cuisine un peu plus tôt, mais celle-ci se recula.

"- Je veux juste voir ta coupure..."

Lui fit'il en levant légèrement la main pour lui montrer le linge qu'il utiliserait si ça saignait trop.

"- T'es toujours aussi maladroite."

Il ne savait pas s'il devait se montrer inquiet, être en colère, partir, rester. Il était totalement perdu là. Et puis ce qu'elle venait de se faire n'aidait pas. Hors de question de se déchirer si elle c'était coupé trop profond, fallait déjà s'occuper de sa blessure physique avant de s'intéresser au reste.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Jeu 12 Juin - 20:09

Mémo pour l'avenir : l'amour ça fait mal et encore plus lorsqu'il revient alors que vous étiez à l'autre bout du monde. Je ne savais pas ce que je pouvais faire sourire car une partie de moi était heureuse de le revoir ou me mettre à lui hurler dessus en lui montrant à quel point je lui en voulais. J'aurais tellement voulu qu'il me propose de le rejoindre, qu'il ne me laisse pas seule dans l'enfer que je vivais. Je m'en voulais aussi de ne pas l'avoir retenu parce qu'au fond c'était un peu à cause de moi s'il était parti. Il a été le seul homme que j'ai connu et aimé. Il a été mon premier baiser, ma première fois et surtout mon premier amour. Je pensais l'avoir oublié au moins essayé de l'oublié mais en réalité non. J'avais qu'une envie à ce moment précis c'était de pleurer mais plutôt mourir que de le faire devant lui. J'avais bien trop pleurer à son départ presque autant qu'à la mort de ma mère.
J'étais perdue dans mes pensées ne sachant pas ce que je devais faire. Il ne pouvait pas partir parce qu'il avait signé le bail mais je ne savais pas si j'avais encore la force de subir cela. Il me demandait si j'habitais vraiment là à croire que j'entrais comme ça chez les gens.

Je regardais le jeune homme dans les yeux tentant en vain d'y voir autre chose que de l'étonnement, en vain. Le choc avait été tel que je ne pouvais pas m'empêcher d'être maladroite. C'est dingue ce que l'on pouvait faire dans cet état. En tout cas il fut aussi rapide que dans mes souvenirs sentant comme s'il avait deviné que j'allais me blesser. Cependant, j'étais toujours aussi méfiante comme s'il pouvait faire encore plus de dégâts qu'avant. La blessure semblait vraiment profonde une preuve de plus que la malchance s'acharnée. Il essaya pourtant de me soigner un torchon à la main. Sa remarque déclencha un rire nerveux. Il était toujours aussi culotté une chose que j'aimais chez lui. Je lui tendis alors la main toujours d'un regard méfiant.

" C'est juste parce que ça à l'air profond."

Je lui tendis alors ma main, regrettant presque mon geste. Mais je ne voulais pas attendre avant de lui dire ce que j'ai sur le coeur puisque la blessure à l'intérieure me faisait beaucoup plus souffrir que ma main. Et autant dire que je n'allais pas faire dans la dentelle.

"Alors comment ça va depuis que tu m'as abandonné?"
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Jeu 12 Juin - 20:22

Lui qui voulait se montrer gentil, enfin, prévenant, vis à vis de la jeune femme après ce qu'elle venait de faire sans le vouloir. Elle s'était blessé et il semblait normale qu'il s'en inquiète. Il n'était pas vraiment bien accueillit, mais ça il pouvait le comprendre, seulement, vu qu'il voulait l'aider là, elle n'était pas obligé de reculer et de refuser son aide.
Après quelques secondes de réflexion elle sembla accepter, Zeck fut soulagé, il s'en serait voulu si elle c'était vidé de son sang là, sur le parquet de cet appartement qu'il allait partager avec elle. Pour le moment cette histoire de colocation était le cadet de ses soucis.

Elle accepta donc enfin et tendit sa main, qu'il prit avec mille précautions, comme si elle était fragile. Il ne voulait pas qu'elle pense qu'il voulait abuser ou profiter de la situation, ce n'était absolument pas son genre.
D'ailleurs mine de rien, même si ce n'était pas le moment, il eut cette drôle de sensation lorsque la paume de sa main toucha la main de la jeune femme.

Il passa le linge autour de la plaie pour la nettoyer déjà, histoire de pouvoir voir quelque chose et puis commença doucement à essuyé la plaie. C'est là qu'il vit qu'il restait encore un morceau de verre et qu'il tenta de retirer avec tout autant de précautions qu'avant. Et c'est là qu'elle décida de lui parler d'une manière dont il ne s'attendait pas vraiment.

"- Bouge pas ! Y'a encore un morceau dans la plaie là.."

Pour le moment il n'était pas question de régler leurs conflit, le plus important c'était sa plaie et voir s'il fallait l'amener aux urgences. Il fit donc ce qu'il pu pour retirer le petit morceau qui se trouvait encore dedans et y parvint après plusieurs secondes de concentration. Il ne voulait pas lui faire mal ni faire saigner plus la plaie.

"- Voilà c'est bon. A ton avis, y'a besoin de points ?"

Il préférait lui demander c'était moins dangereux. C'est à ce moment là que son regard croisa celui de Fleur. Il semblait si désolé mais en même temps si coincé de se retrouver dans cette situation peu commune et absolument pas volontaire.

"- Tu m'as laissé partir je te rappel..."

C'était pas vraiment le moment pour ça, et en même temps chacun avait du passer à autre chose, alors pourquoi remuer le couteau dans la plaie maintenant ?

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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Jeu 12 Juin - 20:51

Je me sentais blessée à l'intérieur comme à l'extérieur. A l'extérieur parce que je n'étais vraiment pas douée mais à l'intérieur c'est dû à la douleur causé par la tristesse. Je ne pouvais pas faire semblant et encore moins devant celui qui connaissait par coeur chacune de mes réactions. Je sais que je pouvais quand même être polie et respectueuse mais les bonnes manières passent au second plan quand il s'agissait de se protéger. Au fond j'étais tout aussi coupable que lui et je pense que s'il avait su pour l'appartement il ne serait pas ici. C'est même l'une des raisons pour lesquelles je décidais de le laisser jeter un coup d'oeil sur la plaie. Le contact de sa main sur la mienne me fit frissonner. Il avait toujours les mains aussi douces. Au moins je savais qu'il n'allait pas profiter de la situation parce que ce n'était pas son genre. Pendant que Zeck regardait ma main alors je me mis à réfléchir sur comment discuter de la situation le plus calmement possible et sans déclencher une guerre. Lorsqu'il eut terminé il ne pu s'empêcher de me demander s'il y avait besoin de points de suture et donc si j'avais besoin d'aller à l'hôpital.

"Sachant que je ne supporte plus les hôpitaux je pense que ça ira pour le moment merci. Je finirais de nettoyer après."

J'avais dit cela de façon calme contrairement à la question que je lui avais posé. J'avais peut être étais mauvaise en posant cette question mais il fallait en parler si on comptait vivre ensemble. Certes il avait peut être refait sa vie mais moi je n'ai jamais su tourner la page.

"Tu m'as quand même laissé seule sachant le calvaire que je vivais sans demander des nouvelles ou . Je sais que je suis responsable de tout cela mais un misérable coup de téléphone ce n'est pas la mer à boire. Je croyais que tu m'aimais mais je me trompais..."

Je disais cela les larmes aux yeux en attendant qu'il réagisse, qu'on mette les choses à plat parce que si je devais vivre avec lui. Je m'étais mise de nouveau sur la défensive prête à subir ses attaques.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Jeu 12 Juin - 22:05

Ah et bah ça Zeck l'ignorait, il pouvait s'en douter oui mais il ignorait que c'était à ce point. Il faut dire qu'ils n'avaient pas parlé depuis son départ, d'ailleurs est-ce qu'ils avaient seulement parlé avant son départ. IL avait pourtant bien réfléchit avant de la quitter, lui en avait vaguement parlé, ou bien parlé, si il l'avait fait. Il cherchait dans sa mémoire mais ça c'était bien passé comme il le croyait et il n'était pas fautif.
Leur relation était passée d'excellente à terrible, autant pour lui qui ne supportait plus ses sautes d'humeurs et ses crises de nerfs et pour elle qui n'était plus capable de parler sans être désagréable. S'ils c'étaient aimé aussi fort qu'ils le pensaient ils auraient passé cette crise et seraient encore ensemble. C'est ce qu'il avait pensé quand il avait décidé de ne pas prendre de ses nouvelles. Il n'était pas difficile pour elle non plus de prendre contact avec lui. Il avait, certes changé de continent mais il était toujours joignable pour peu qu'on tente de le faire.
En fait, ils remettaient tous les deux la faute sur l'autre et ça n'aiderait pas à passer à autre chose. En plus, ils étaient un peu coincé là, vu la situation.

"- Comme tu veux...."

Il lâcha sa main à regret mais fit son possible pour qu'elle ne remarque rien. Lui aussi vivait mal la situation, lui aussi avait souffert de cette séparation, parce qu'il l'aimait sa petite Fleur. C'était la seule fille avec laquelle il avait eu envie de fonder quelque chose, la seule qui avait réussit à le tenir éloigné des autres. Pendant toutes ses années où ils étaient ensemble il ne l'avait jamais trompé, n'avait jamais pensé à le faire, n'avait jamais envisagé de changer, de redevenir célibataire. Il l'avait aimé, d'un réel amour, sincèrement, comme il ne l'avait jamais fait avec personne d'autre. Et depuis qu'ils n'étaient plus ensemble il n'avait pas réussit à tourner la page. Bien sur il avait essayé, les soirs où être seul lui pesait trop, où elle lui manquait trop. D'ailleurs il n'avait jamais autant fumé que lorsqu'il était en Angleterre et jamais eu les ongles si courts.

Et quand elle termina sa phrase, il ne pu faire autrement que lever les yeux vers elle et la regarder. Bien sur qu'il l'aimait, comment elle pouvait en douter ? s'il était partit c'était parce que la situation l'y avait obligé, mais cela ne remettait pas en cause l'amour qu'il avait pour elle.

"- Ca sert à quoi d'en parler maintenant ? c'est du passé tout ça.. on aurait du prendre plus de temps pour y réfléchir, sans doute, mais t'étais imbuvable..., on était coincé... c'était plus vivable comme situation...et  j'avais l'international tu sais, toi aussi tu aurais pu m'appeler ...Si je l'ai pas fait c'est parce que c'était plus facile comme ça.. t'étais loin et ça n'aurait rien changé de toute façon..."

Suite à ça il baissa les yeux, pas qu'il avait honte, non, juste que parler de ça, avec elle, ça lui faisait quelque chose, surement plus qu'il ne l'aurait imaginer. En même temps il n'était pas préparé à la voir et à lui faire face.

"- J'suis désolé pour ta mère..."

Chose qu'il ne lui avait encore jamais dite puisqu'ils ne c'étaient pas revu ni parlé. Et comme il avait le regard baissé, il pu voir que la main de Fleur saignait encore pas mal et donc que le sang coulait doucement sur le sol. Alors, il posa sa main sur celle de la jeune femme et serra doucement le linge autour de celle-ci afin de lui faire une sorte de pansement en attendant qu'elle se décide à faire quelque chose de mieux.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 6:11

Je me sentais blessée rien qu'en le voyant. J'avais l'impression de recevoir un couteau en plein coeur laissant un trou béant et une douleur insupportable. Au fond j'y étais pour quelque chose puisque je n'avais rien fait pour le retenir et pourtant j'étais littéralement folle de lui. J'avais beau être en colère il m'avait manqué, son regard, le son de sa voix, sa peau douce et ses baisers à la fois tendres et passionnés. C'était le seul avec qui je me voyais mariée, dans une belle maison avec des enfants. On en avait déjà parlé mais aucun de nous n'était encore prêt. Puis ma mère est tombée malade, les disputes vinrent et son départ. J'avais tenté de lui écrire et à chaque fois je n'ai pas eu le courage de lui envoyer. Elles étaient d'ailleurs dans ma chambre d'ailleurs.

"Je sais que j'étais insupportable et je m'en veux tu ne sais pas à quel point... J'avais besoin de toi, de m'évader aussi et tu sais très bien que je t'aurais suivi jusqu'au bout du monde. C'était aussi plus facile ainsi... mais j'ai essayé... j'ai gardé toutes les lettres que je voulais t'envoyer... J'ai pas eu le courage et la force de le faire. Je me disais que tu avais refait ta vie avec une autre fille qui aurait su t'aimer."

Je n'avais qu'une envie c'était de pleurer mais je ne pouvais pas en tout cas devant lui. On ne pouvait plus s'affronter du regard c'était beaucoup trop dur pour tous les deux. Mon regard était dans le vide alors que lui regardait le sol. Lorsqu'il parla de ma mère ce fut la chose qui me fit craquer. Les larmes coulèrent sur mes joues et je ne pouvais plus m'arrêter. Tant pis pour ma fierté. Je senti sa main pressant ma blessure qui devait beaucoup saigner.

"Tu sais, elle t'aimait beaucoup. Elle voulait que je te rejoigne à Londres mais je ne pouvais pas l'abandonner. Le plus drôle dans tout cela c'est qu'elle voyait nous remettre ensemble. "

La dernière phrase me fit sourire c'est vrai qu'elle se doutait que je ne pourrais pas tourner la page. Je continuais de pleurer en silence tout en le fuyant du regard. Je ne pleurais que rarement devant lui par fierté. Je trouvais le courage de lui parler calmement, de lui dire ce que j'avais sur le coeur. Je pris sa main pour l'aider à presser ma blessure.

"Si tu savais à quel point tu m'as manqué..."
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 7:28

"- Tu crois vraiment que j'ai gommé six années de ma vie aussi facilement ?"

Pas qu'il n'avait pas essayé, mais même s'il l'avait voulu il n'aurait pas pu la remplacer. Parce qu'une fleur ça ne se remplace pas, elles se ressemblent mais en réalité sont toutes différentes dans les nuances. Et puis les anglaises, elles n'étaient pas faites pour lui, trop bizarres comme filles. Mais Zeck n'avait jamais vraiment cherché à la remplacé, il avait juste cherché un peu de réconfort, en aucun cas une petite amie ou une personne à aimer. Tout simplement parce que son coeur était déjà pris et qu'il était impossible de prendre cette place, juste tenter de combler ce vide, mais il n'avait jamais réussit.
Il préférait ne pas répondre. Zeck avait sa fierté et pour lui, il était impossible de passer l'éponge aussi vite et d'avoir de réels gestes tendre comme il aurait pu avoir avant.
Bien sur, la voir pleurer ou sentir les larmes dans sa voix lui brisait le coeur. Il eut même très envie de la prendre dans ses bras mais ça aurait été déplacé. Il savait qu'au fond elle l'aurait repoussé alors il ne fit rien.

"- C'est vrai... tu aurais pu me rejoindre après.."

Mais ça aussi ça aurait été déplacé et sans doute mal vu par les membres de sa famille. Zeck n'était pas venu à l'enterrement, c'était sans doute le signe qu'il ne voulait plus entendre parler d'elle, pourtant, il avait su qu'elle était décédée et que par conséquent Fleur était seule et malheureuse et il n'avait rien fait, il n'avait rien dit. Il faut dire pour sa défense qu'ils étaient séparés depuis des mois déjà et que prendre contact à ce moment là aurait été mal perçu, ça aurait fait limite profiteur. Profiter de la situation, profiter de la détresse de Fleur pour tenter de se remettre avec elle. Et ça, il ne le voulait pas, pas de cette manière. Et puis après, le temps était passé et Zeck était persuadé qu'elle avait refait sa vie, tout comme elle semblait l'être à son sujet.

Lorsqu'elle posa sa main sur la sienne pour l'aider à faire pression sur sa blessure, Zeck leva à nouveau les yeux vers elle et il eut un énorme pincement au coeur quand elle lui dit qu'il lui avait manqué et à quel point. Elle aussi lui avait manqué, tellement manqué. Mais pour tenir le coup il c'était focalisé sur son travail, sa formation, il faisait des journées à rallonge, demandait du travail, toujours plus et le soir il était tellement fatigué qu'il ne faisait rien d'autre que dormir ou traîner devant la télé. Il n'y avait que certains soir  où il sortait avec d'autres jeunes de son âge, en boite ou autre pour se changer les idées et éviter de broyer du noir. Et il avait même repris l'alcool, les soirées très arrosées comme il faisait au début qu'il l'avait connu. Une sorte de célibat débridé, comme pour se défouler, oublier ses soucis et celle qu'il aimait. Mais ça n'avait rien changé à la situation et il c'était vite lassé de tout ça.

Cette situation était gênante, dérangeante même. Reparler de ça, c'était malsain, ça leur faisait du mal à tous les deux. Et Zeck étant quelque peu rancunier, ne pouvait pas lui montrer ses faiblesses, pas aussi rapidement.
A contre coeur, il retira sa main de celle de la jeune femme, la laissant faire pression par elle même et il lui dit simplement, au lieu de répondre à ce qu'elle venait de dire.

"- Va soigner ta main, moi je vais nettoyer par terre. Je serais partit à la fin du mois, laisse moi juste le temps de me retourner."

Et il fit volte face pour se diriger dans la cuisine à la recherche du matériel nécessaire au nettoyage de la maladresse de la jeune femme. Et puis ça lui permettait de prendre un peu le large et de cacher son visage. Lui aussi essayait tant bien que mal de cacher ce qu'il ressentait et la peine qu'elle lui faisait en parlant de leur relation passée, qui avait énormément compté pour lui.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 11:51

Plus je le regardais et plus la douleur augmentait. On avait bien foiré notre coup tous les deux, enfin surtout moi. Je n'aurais peut-être pas dû être aussi mauvaise sur le coup, je n'avais fait que de le braquer. Il avait beau être rancunier et fier il n'avait pas que des défauts. Il pouvait être doux, gentil et agréable. Il avait même été patient pendant mes crises de nerfs alors que je ne le méritais pas. Plus j'y pensais et plus je me détestais. Sa question quelque part me faisait plaisir car je n'étais pas la seule à avoir mal vécu notre rupture. J'avais passé mes soirées à pleurer, à travailler ou être au chevet de ma mère. Après sa mort je suis partie vivre ici parce que je ne voulais pas me sentir seule à Los Angeles. J'aurais pu aller à Londres le rejoindre mais je pensais que c'était beaucoup trop tard.

"Je sais que c'est idiot mais j'y ai longtemps pensé. J'avais peur de ta réaction ou de te voir avec quelqu'un d'autre même si on ne peut pas tourner facilement la page après avoir été six ans ensemble."

Six ans ça ne s'oublie pas facilement surtout quand on a connu que ça niveau relation de couple. Il a fallut que mes amis me forcent pour que je sorte un peu. Petit à petit je réussissais à prendre le dessus, sortir, m'amuser et redevenir moi même. Enfin je c'est ce que je pensais avant de le voir à nouveau. Son regard le trahissait, je pouvais quand même deviner sa souffrance et dire que c'est à cause de moi tout cela. Je l'aidais à presser sur la blessure mais il retira sa main rapidement et à mon grand regret. Plus on parlait et plus je pleurais. J'avais donc tenu deux mois avant de me remettre à pleurer comme une madeleine, le pire c'est que je le faisais devant lui. Il avait compris que je voulais partir m'isoler pour pleurer un bon coup. Il m'ordonna de partir me soigner la main pendant qu'il s'occupait de mes dégâts. Le plus douloureux fut quand il me proposa de quitter l'appartement à la fin du mois. Je ne pouvais pas le laisser partir comme ça. On avait déjà vécu ensemble et ça c'était plutôt bien passé.

"Merci c'est gentil. Pour l'appartement, tu peux rester ça ne me dérange pas. Il faut juste me laisser digérer le choc. "

Je partis donc en direction de la salle de bain en prenant le soin de fermer la porte derrière moi. Une fois seule je fondis en larme en tentant quand même d'être silencieuse. Une fois calme, je pris le temps de soigner ma plaie avant de me faire un bandage. Je respirais un bon coup avant de revenir dans le salon où Ezechiel se trouvait encore. J'essayais de garder un ton neutre en lui parlant et surtout de ne pas pleurer. Le sol était aussi propre qu'avant cet incident et je ne pus m'empêcher d'avoir un léger sourire sur les lèvres. Je m'asseyais sur le canapé tranquillement toujours en le regardant. Il fallait bien que je me fasse pardonner pour ce que je venais de faire et le connaissant je pouvais toujours attendre avant de me faire pardonner.

"Je suis désolée de m'être emportée si on veut encore de moi comme colocataire je te promets de faire des efforts. Je suis même prête à cuisiner si ça peut me faire pardonner mon comportement."
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 13:00

Zeck était pas du genre à se révéler si facilement et si vite. Il avait été blessé dans sa fierté lui aussi, parce qu'il avait pensé qu'elle le retiendrait à l'époque mais elle avait fait tout le contraire et jamais elle n'avait fait un pas vers lui. Oui, il a la rancune tenace et oui il a du mal à pardonner. Il sait s'excuser quand il a commis une erreur, il sait faire la part des choses mais là sur ce coup là c'est sa fierté et sa rancoeur qui dominent et qui le font agir. Bien sur, il aurait été facile de tout balayer d'un seul regard, d'un mot, d'une excuse mais cette année de célibat avait été bien trop longue, il c'était passé tellement de choses qu'il était difficile d'imaginer tout reprendre là où ça s'était arrêté. De plus, ils avaient vécu un an l'un sans l'autre et forcément certaines choses avaient changé pour eux, chez eux. Zeck avait appris à ses dépend qu'il était totalement amoureux de cette fille et qu'il n'arrivait pas à l'oublier malgré tous ses efforts et elle avait sans doute appris qu'elle avait été trop loin. Ils étaient dans l'erreur tous les deux, mais Zeck était têtu et rancunier, c'était ses plus gros défauts.

Il ne répondit pas quand elle parla à nouveau et qu'elle tenta de s'expliquer. Si elle était venu à Londres dans prévenir, elle l'aurait peu être vu avec une fille, oui, c'était possible. Mais ce qui était certain c'est que dans ce cas là, son choix aurait été rapide, sans doute possible, c'était elle qu'il aurait choisi, sans aucune hésitation. Seulement, elle n'était pas venu, elle n'avait pas appelé, ni même essayer. Combien de fois il avait regardé ses messages, espérant que peu être il y en aurait un de sa part, mais rien. Bien sur, il aurait pu faire de même, mais il c'était expliqué là dessus. Couper les ponts lui semblait mieux et plus facile, alors qu'en réalité cela n'avait absolument rien changé.

"- Merci, mais je crois que c'est mieux que je m'en ailles..."

Zeck n'attendit même pas sa réponse. En fin de compte qu'est ce que ça changerait qu'elle réponde ou non. C'était trop bizarre comme situation, vivre avec son ex dans le même appartement, la croiser tous les jours alors qu'ils n'étaient même plus amis. Non, il pourrait pas, du moins pas maintenant, pas aussi vite. Lui aussi avait besoin de digérer la situation.
Lorsqu'elle fut partit dans la salle de bain, il commença à ramasser, essayant de ne pas finir comme elle, c'est à dire avec un morceau de verre  enfoncé dans la main. L'odeur du vin était assez présente et Zeck du frotter plusieurs fois, ensuite, pour la faire disparaître. A plusieurs reprises il avait du se frotter les yeux pour effacer les larmes qui le piquait. Lui aussi avait du mal à encaisser le coup, la voir, parler avec elle. Elle l'avait peu être braqué mais cette discussion avait ré-ouvert sa blessure, celle de leur séparation.
Il était en train de se lever les mains dans l'évier de la cuisine lorsqu'elle réapparu.

"- C'est gentil mais j'ai pas vraiment faim... Je vais sortit un peu j'ai besoin de prendre l'air."

Sur le coup là, il avait envie d'une cloque, envie de sortir s'aérer la tête, voir autre chose et penser à autre chose. Il se dirigea donc dans la chambre qui était la sienne et qui le serait encore pendant quelques semaines et attrapa son paquet de cloque et sa veste. Dehors il ne faisait pas super chaud et en manches courtes ça serait trop juste, surtout s'il restait quelques temps.
En sortant de sa chambre il enfila son blouson et attrapa ses clefs avant de s'approcher de la porte d'entrée.

"- A plus.."

C'est ce qu'il lui dit avant d'ouvrir la porte et de s'y engouffrer. Il n'irait probablement pas bien loin, il n'avait pas pris son casque donc ne pourrait sans doute pas prendre sa moto, sauf s'il prenait le risque d'y aller sans. Mais il avait surtout besoin de sortir et cet endroit, de s'éloigner d'elle et de fumer sa cloque à l'air libre.
Si elle cherchait un peu elle trouverait son numéro de portable sur la porte du frigo, il l'avait laissé ainsi que celui de son boulot, avant de connaitre l'identité de sa colocataire. Et si jamais elle entrait dans sa chambre, parce qu'il n'avait même pas pris la peine de fermer la porte, elle trouverait quelques fringues sur le lit qu'il n'avait pas encore rangé et un carton ouvert dans lequel se trouvait des carnets de croquis. Quasiment tous terminés, des croquis de son année à Londres, ses visites dans différents endroit d'Angleterre et des pages et pages de portraits d'une jeune femme qu'il connaissait par coeur et qu'il dessinait tout le temps pendant son séjour là-bas : Fleur !


Dernière édition par Ezechiel D. Wells le Ven 13 Juin - 14:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 14:06

Je ne savais plus où j'en étais. Il fallait que je m'isole un peu juste le temps de craquer sans personne pour me voir. Il n'était pas le seul à avoir sa fierté. Cela fait trop longtemps que je me retenais et la fuite n'a eu comme effet que de me faire reculer pour mieux plonger dans le vide. Je me suis toujours demandée ce que nous serions devenus si je l'avais rejoint. Tout serait peut-être redevenu comme avant entre nous. Je n'avais qu'une peur c'était qu'il ait trouvé quelqu'un d'autre, une fille qui lui apporterait quelque chose de plus. Ca m'aurait fait beaucoup plus de mal que de le laisser tranquille. Je me regardais dans le miroir et je ne ressemblais vraiment à pas grand chose. Physiquement je n'avais pas changé alors que mentalement je ne me reconnaissais plus. Je tentais de faire bonne figure avant d'ouvrir cette porte.
Il voulait toujours partir à la fin du mois et au fond je le comprenais. Je savais que je ne devais pas insister et que s'il devait choisir il devrait le faire seul. Puis le voir tous les jours n'allaient pas être facile pour moi. Vivre sous le même toit, manger ensemble et le pire ce serait de faire comme si rien rien ne s'était passé. Je pris enfin le courage d'ouvrir la porte en le cherchant du regard. Il était dans la cuisine terminant de ramasser les dégâts. Je lui proposais de faire à manger mais il refusa. Il avait besoin de faire un tour et là je le comprenais. Je fus un peu déçue de sa réponse mais on ne pouvait pas le faire comme si je ne l'avais pas retenu. Je ne dis rien le laissant repartir. Lorsque j'entendis la porte claquer les larmes coulèrent de nouveau sur mes joues. Il fallait que je me lève, que je fasse quelque chose, pour éviter de pleurer. Je fonçais alors dans ma chambre cherchant les affaires qu'il avait laissé avant de partir à l'autre bout du monde. Je trouvais le tas de lettre que je lui avais écrite, celles où je présentais chacun de mes regrets, où je lui disais que je l'aimais. Je n'avais même pas eu le courage de lui envoyer. Il n'était peut-être pas trop tard pour qu'il les lise. Je les déposais alors sur son lit. C'est la seule chose que je me suis permise de faire en entrant dans sa chambre.

Je pris alors une longue douche histoire de me calmer un peu et surtout de verser mes dernières larmes. J'enfilais alors mon vieux peignoir avant de préparer de quoi manger mais je n'avais pas très faim. Je me demandais ce qu'il y avait dans ses carnets de croquis alors je retournais dans sa chambre pour le feuilleter. Il y avait des dessins de Londres, je reconnaissais quelques bâtiments. J'avais oublié comme il dessinait bien. Puis je vis un portrait de moi, enfin plusieurs portraits. Il ne m'avait donc jamais oublié. Je me sentis idiote sur le coup, encore plus que jamais. Je le reposais à sa place au moment où j'entendis la porte s'ouvrir. Il se retrouvait rapidement en face de moi puisque j'étais dans sa chambre.

" Désolée, j'étais venue te donner quelque chose et je n'ai pas pu m'empêcher de regarder tes croquis. Promis ça n'arrivera plus."

Honteuse je baissais la tête avant de retourner dans le salon. Je ne disais plus un mot, le laissant tranquille à lire mes lettres tandis que je m'allongeais sur le canapé de la musique dans mes oreilles. Un moment passa à nouveau jusqu'à ce je vis le jeune homme devant moi. Par réflexe je me levais pour lui faire face reposant mon ipod à sa place.

"Tu les as lu?"
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 14:47

Zeck était sortit de l'immeuble où il vivait depuis à peine quelques heures et avait marché un peu, allumant sa cloque et tirant dessus comme si celle-ci allait lui apporter la paix et la sérénité. Mise à part la mort, elle ne lui apporterait pas grand chose. Tellement de souvenirs lui revinrent en mémoire qu'il était difficile pour lui de marcher sans prendre le risque de percuter quelqu'un. C'est sans doute pour cela qu'il s'arrêta quelques minutes plus tard dans l'allée d'un parc. Il resta là quelques minutes à contempler l'horizon et lorsqu'il eut terminé sa cloque et qu'il déposa le mégot dans une poubelle après avoir pris soin de bien l'éteindre il se remit en route et marcha jusqu'à un petit café au coin de la rue suivante. Il y entra et commanda un café noir, c'était mieux qu'une bière ou un alcool fort et puis de toute façon il savait qu'il ne dormirait probablement rien de la nuit à venir. A cause de l'excitation pour son nouveau travail qu'il commencerait le lendemain, il le savait déjà donc mais aussi à cause de ce qui venait de se passer. La situation dans laquelle il était à présent était des plus inconfortable. Vivre avec son ex alors qu'il ignorait qu'elle vivait là, ça n'allait vraiment pas être simple. Pour lui, tout était clair avant son retour au pays, c'était fini entre eux, même s'il ne pensait pas pouvoir tirer un trait avant encore longtemps, la situation lui semblait limpide et pourtant ce n'était plus du tout le cas. Mais il ne voyait pas de solution. Peu être qu'avec le temps ils arriveraient à s'entendre, à devenir amis, mais ça, il en doutait vraiment. C'était vraiment trop bizarre comme situation, il ne pourrait jamais être à l'aise s'il restait là.

Il bu son café sans même s'en rendre compte, perdu dans ses pensées et se décida à rentrer. Qu'est ce qu'il pouvait faire d'autre, à part errer dans les rues de la ville toute la nuit, il ne pourrait pas vraiment se réfugier quelque part, ne connaissant pas la ville. Un bar peu être, une boite pourquoi pas, mais il ne serait plus en état d'aller bosser le lendemain et il ne mettrait pas sa carrière en jeu pour cette histoire. Il se décida donc à rentrer à l'appartement.

Il prit son temps pour le retour mais finit par arriver et ouvrit la porte de l'appartement. Elle ne semblait pas être là, alors il se dirigea vers sa chambre, la porte était toujours entre ouverte comme il l'avait laissé au moment de son départ. Retirant sa veste il pénétra dans sa chambre et se retrouva nez à nez avec Fleur. Elle semblait surprise et s'excusa rapidement. Zeck jeta un oeil et vit qu'effectivement, elle avait bel et bien déposé quelque chose sur son lit. Un tas de lettres à première vue.
Il ne dit rien, ne commenta pas, la laissa simplement passer pour sortir de la chambre et referma la porte derrière elle.
Il resta un moment planté là à regarder ce qu'elle avait déposé sur son lit. Il ignorait s'il avait envie de lire ses lettres, il ne savait pas quoi faire. Et finalement ne fit rien, prenant juste la pile de lettre et la déposa sur le bureau, avant d'attraper les fringues qu'il n'avait pas encore rangé et les mettre dans le placard. Il s'allongea ensuite sur son lit et regarda devant lui, plusieurs fois son regard se posa sur les lettres mais à aucun moment il ne se leva pour les lire.

Et puis au bout d'un moment il se décida à sortir, il n'allait pas passer tout le reste de la journée dans sa chambre, encore qu'il aurait pu mais bon, c'était sans doute pas la solution.
Quand il arriva dans le salon, il remarqua qu'elle était là et qu'elle semblait l'attendre puisqu'elle se leva du canapé pour lui faire face et lui poser une question.
Il lui fit un signe de tête en plus de la réponse qui suivit.

" - Non ! S'il n'y avait pas eu cette méprise on se serait sans doute jamais revu alors.. à quoi bon ?"

Oui, Zeck était têtue, un vrai mulet, mais c'était surtout parce qu'il se sentait blessé dans l'histoire. D'accord, elle lui avait écrit plein de lettres, elle n'avait jamais eu le courage de les lui envoyer et lui donnait maintenant. A quoi bon ? Elle les aurait gardé combien d'années encore pour les lui ressortir le jour où elle le croiserait par le plus grand des hasards . Et puis ça servirait à quoi ? une année était passée, il lui avait peu être manqué mais ils n'étaient plus ensemble et puis plus rien ne serait pus jamais pareil entre eux. On pouvait pas effacer une année de vie loin comme ça pour reprendre les choses où on les avait laissé, c'était pas possible, c'était se mentir et mentir à l'autre personne. Et puis lire ses lettres c'était se faire du mal, et il ne s'en sentait pas l'envie, pas ce soir en tout cas.
Mais le fait qu'il ait laissé les lettres dans sa chambre, était peu être une marque de faiblesse, ça voulait dire qu'il ne rejetait pas totalement l'idée de les lire. Il y avait peu être une chance pour qu'il laisse sa fierté de côté et qu'il accepte de faire ça.

"- T'as rencontré personne d'autre ?"

On pouvait se demander pourquoi une telle question, mais c'était surement pour l'aider lui à mieux comprendre son geste à elle avec ses lettres.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 15:49

J'avais eu le temps de réfléchir pendant sa petite virée en ville et je n'avais plus la force de me battre contre lui. Je souffrais déjà trop et je ne voulais pas en rajouter. La douleur était tellement intense que si j'en rajoutais je risquais de ne pas le supporter. Le voir ainsi était largement suffisant. Au fond j'avais ma part de responsabilité dans l'histoire même si j'avais accepté qu'il parte c'est parce que je voulais son bonheur. C'est idiot mais je n'étais plus capable de lui offrir ce qu'il méritait. Je ne le méritais en moins qu'auparavant. On avait eu notre histoire et à ce moment je pensais que c'était la fin la colère ne m'avait pas aidé sur le coup. Puis à quoi bon ce qui est fait ne changera pas. Il n'y avait plus que les regrets et la souffrance que cela engendre. J'avais aussi été ridicule lorsqu'il m'a surprise dans sa chambre. Il sentait alors la cigarette, il fumait toujours lorsqu'il était nerveux. C'est une habitude qui n'avait pas changé chez lui.
Je regardais alors le plafond de mon salon, ma playlist qui défilait. Je me remémorais les bons et les mauvais souvenirs. En résumé je n'arrivais pas à penser à autre chose. Je n'espérais qu'une chose c'est qu'il lise les lettres que je lui en avais donné. Mais il était aussi têtu que moi alors je me doutais bien qu'il les ai jeté. Lorsque je le vis de nouveau en face de moi. Mon premier réflexe fut de me mettre face à lui cette fois si je ne comptais pas baisser les yeux au contraire je voulais classer ce dossier une bonne fois pour toute. Sa réponse me blessa de nouveau et me prouva qu'il était toujours aussi rancunier.

"Bon... fais en ce que tu veux maintenant elles sont à toi."

Je continuais de le fixer dans les yeux. Ce n'était plus le regard tendre qu'il me jetait mais un regard presque glacial. Autrefois, je passais des heures à me noyer dans ses yeux sans m'en rendre compte. Mais c'était avant et il fallait bien que je me fasse une raison, que je passe à autre chose. J'avais déjà vécu la perte d'un être cher alors un autre ne serait pas vraiment plus compliqué. C'est décidé il fallait que je passe à quelque chose d'autre. Enfin, que j'essaie et sa dernière question ne m'aidait pas. Je le regardais de haut en bas pensant que c'est une blague. Un coup il me rejetait et l'autre coup il me demandait si j'étais célibataire. J'avais envie de rire mais il allait encore se braquer. A la fin c'est toujours moi qui pleurait toute la nuit.

" Il n'y a eu que toi pour le moment. Tu as toujours été le seul. Et puis à quoi bon parler avec toi quand tu agis comme un enfant."

Je fonçais alors dans la cuisine prendre une de mes tablettes de chocolat croquant à pleine dent. Ben quoi il avait la cigarette pour passer ses nerfs moi j'avais le chocolat. C'était soit ça soit je me mettais à hurler comme une hystérique dans l'appartement car je ne supportais plus ses réactions. Je regardais l'heure et je me suis dit qu'il fallait se mettre au boulot pour demain. Je pris le tas de copies qui se trouvait dans ma chambre que je tentais de corriger avec ma main valide ce qui n'était pas très facile vu que j'écrivais de l'autre main. Je ne pouvais pas lui parler quand il était dans cet état. Aucun de nous ne voulait cela. La seule chose que je voulais c'était qu'il me parle sans tenter de me faire du mal à chaque phrase. Je voulais simplement qu'il redevienne celui que j'ai connu.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 16:32

Zeck lui fit un autre signe de tête lorsqu'elle lui dit qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait et qu'elles étaient à lui. Il aurait voulu lui dire d'aller se faire voir avec ses lettres mais il n'en eu pas le courage. Tout simplement parce que ça n'était pas dans ses habitudes d'être aussi méchant. Mais il est vrai qu'il était mal, il ne se sentait vraiment pas à l'aise, coincé dans cette situation. Pardonner n'était pourtant si difficile, depuis le temps, il aurait même du pouvoir le faire. Mais c'est ce qu'elle lui dit ensuite qui enfonça le couteau dans la plaie encore plus profondément. Elle n'avait cherché personne d'autre, du moins pas fait de rencontre probante alors que lui ne s'en était pas gêné. S'ils avaient eu une chance de se remettre ensemble, ce serait foutu maintenant. De toute façon Zeck ne pensait pas qu'elle l'aurait attendu, vu la manière dont ils c'étaient quitté. Et là, d'un coup, il se sentait plus que con.
Zeck passa ses mains sur son visage, puis derrière sa tête, d'un air plus qu'ennuyé. Elle n'avait personne, cherché personne, rencontré personne, c'est tout ce qui restait de leur conversation.

Et le pire dans tout ça c'est qu'il n'avait personne à qui se confier ici, personne à qui raconter tout ce qui venait de passer. Personne, personne, personne. Mais qu'est ce qu'il était venu foutre à Savannah ? Il eut envie de se frapper tellement il était en colère contre lui. Il avait bien remarqué qu'elle avait pris la poudre d'escampette mais il ne pouvait pas lui en vouloir, c'était mieux que de se prendre la tête, mais c'était elle qui avait lancé le sujet à peine arrivé dans l'appartement.

Il ne savait plus quoi faire, rester ici et continuer à culpabiliser, partir pour faire quoi ? chercher une chambre d'hotel et virer ses affaires dans les jours à venir, il était perdu là. La situation était vraiment glauque et fallait qu'il fasse quelque chose pour se changer les idées et mis à part fumer ou boire il ne voyait rien de bien salutaire dans l'histoire.
Après quelques secondes de réflexion il entra dans sa chambre comme une furie, retira ses affaires et mis une tenue plus sportive, courir lui ferait du bien et c'est donc dans cette tenue, t'shirt et short de sport qu'il quitta l'appartement. Il avait juste son téléphone dans sa poche et c'est tout.
Il ignorait combien de temps il courait mais ce qui était sur c'est que c'était le meilleur moyen pour essayer de se vider la tête.

Lorsqu'il revint il commençait à faire nuit et il était en sueur. Il avait faire plusieurs kilomètres car il avait finit par trouver un chemin un peu à l'écart de la circulation et des passants et l'avait suivit sur plusieurs centaines de mètres voir plus. Ce qui était sur c'est qu'il était plus que fatigué, ses muscles lui faisait super mal, la preuve qu'il avait été loin. En rentrant dans l'appartement il ne fit même pas attention si elle était là ou non et fila dans sa chambre, jeta son téléphone sur le lit, attrapa une serviette et un boxer dans son armoire puis se rendit à la salle de bain tout en retirant son t'shirt et parcouru la distance chambre-salle de bain à demi vêtu.
Malgré sa course et les efforts physiques qui en découlait il se sentait toujours aussi con et coupable.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 17:08

Il fallait bien tourner la page mais durant cette année il fallait que j'essaye de me reconstruire, retrouver ce qui faisait de moi quelqu'un de bien. J'avais eu l'occasion de le remplacer plus d'une fois mais je n'avais pas ressenti ce que je ressentais avec lui. Oui je l'aimais et je sais que j'aurais du mal à retrouver ce que j'avais avec lui alors pourquoi tourner la page? Peut-être parce que cela devenait vital. Il n'avait même pas remarqué que je n'étais plus en face de lui trop occupé à penser à je ne sais quoi. Ses conquêtes certainement. C'est comme ça que les hommes réagissaient lorsqu'ils quittaient celles qu'ils aimaient. A croire que le sexe pouvait tout nous faire oublier. Mais bon à chacun sa manière tant que je réussissais à l'oublier. Il fallait bien que je l'oublie et il ne s'était pas gêné de le faire. Dire que j'avais voulu le rejoindre à Londres. La lâcheté avait du bon sur ce coup là. Mon regard était perdu dans mes pensées qu'il me fallut du temps pour me rendre compte qu'il parti. Je mis donc de la musique à fond me déchaîner un peu vu que je ne voulais pas le croiser de nouveau. C'est dommage j'avais bien besoin d'un verre mais bon il était bien plus prudent de rester à l'intérieur de mon appartement. Il devait être tard quand je terminais ma correction de copies et je n'avais qu'une envie c'était de dormir mais je n'y arrivais pas. Je restais allongée, immobile dans mon lit attendant que les heures passent. Je pris mon téléphone tentant d'appeler quelqu'un mais je renonçais rapidement à cette idée.
J'écoutais alors de vieilles chansons en chantant comme une casserole quand j'entendis la porte claquer de nouveau. J'entendis le bruit de l'eau chaude et je compris qu'il était parti courir. Je continuais de chanter des chansons beaucoup trop aiguës pour ma voix avant d'avoir l'idée de lui laisser un mot devant la porte de sa chambre. Je cherchais un stylo et mes post-it et je sortis de ma chambre avec mon t-shirt beaucoup trop large qui me servait de pyjama.

Bon je veux bien que tu me fasses la tête mais mange au moins quelque chose (regarde dans le frigo). Si je te dérange avec mes horribles reprises n'hésites pas à taper dans le mur vu que je ne vais pas réussir à m'endormir. Bonne nuit Signé la plante verte qui te sert de coloc

Je retournais alors dans mon lit en attendant une réaction de sa part, un rire ou un coup dans le mur de toute façon je n'allais pas arrêter tant que je ne trouvais le sommeil. Je l'entendis sortir de la salle de bain peu de temps après.

"Regarde sur la porte de ta chambre!"

C'est ce que je lui hurlais entre deux paroles d'une vieille berceuse.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 17:48

Une fois sous la douche il se sentit un peu mieux. L'eau tiède coulait sur son corps et lui faisait du bien, mais ce n'était pas la seule chose qu'il entendit ou qu'il sentit une fois dans la salle de bain. Miss Fleur était partit pour chanter sur la musique, il ne pu faire autrement que soupirer longuement. Il la connaissait et savait qu'elle arrêterait pas tant qu'elle serait pas fatiguée et espérait donc qu'elle allait vite se fatiguer, disons, avant qu'il ne sorte de la douche.
Malheureusement quand il sortit de la salle de bain, encore un peu mouillé, elle chantait toujours à tue tête et n'avait pas l'air d'être fatiguée. Elle s'arrêta juste pour le prévenir de regarder la porte de sa chambre. Il vit le mot et n'en fut pas vraiment surpris.

Boxer comme unique vêtement et serviette enroulé autour du cou, il s'approcha de la porte de la chambre de la jeune femme et hésita à frapper avant de faire demi tour en direction de sa propre chambre et pour finir fit demi tour et se rendit dans la cuisine. Il ouvrit plusieurs placard avant de tomber sur les verres et en remplit un avec de l'eau et reprit la direction des chambres, mais pas la sienne. Il s'arrêta devant celle de Fleur  et frappa deux coups secs avant de lui crier.

"- J'entre !"

Puis ouvrit la porte directement après, s'il devait s'en prendre plein les oreilles toute la soirée, autant que ce soit avec la porte ouverte, ça changerait pas grand chose. Mais en réalité ce n'était pas pour ça qu'il était entré. Logiquement si sa chambre était comme la sienne, le lit devait être juste là en arrivant et donc ne mis pas vraiment longtemps avant de la trouver.

"- Les plantes vertes ont besoin d'eau pour pousser pas de décibels, alors par pitié arrête de massacrer ces reprises."

Il lui montra le verre qu'il avait apporté avec lui, histoire qu'elle voit bien qu'il n'était pas entré juste pour l'espionner. Il n'allait logiquement pas lui vider sur la tête mais si elle insistait il pouvait toujours le faire, au moins après ça elle arrêterait de chanter. C'est sur que pour faire la paix, c'était surement pas la meilleure solution, mais ça pouvait peu être briser un peu la glace.

"- Bon.. sérieusement, t'as mangé ? tu veux que je commande un truc ?"

Puisque ni l'un ni l'autre ne semblait pouvoir dormir ce soir autant essayer de s'entendre. En plus, avec ce qu'il avait couru il commençait vraiment à avoir faim. Et un mec qui a faim c'est un mec qui ronchonne et qui grogne, Zeck n'avait pas besoin vu son humeur actuelle.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 19:47

Au moins j'avais tenté de faire la paix ou de l'énerver encore plus. Je n'aimais pas ce genre de tension surtout entre nous. J'avais toujours tenté de faire la paix quand on se disputait même si là c'était beaucoup plus grave. Je continuais de massacrer les chansons qu'il y avait dans ma playlist sachant qu'il allait me faire taire dans pas très longtemps. Généralement il tenait une heure avant de me faire taire voire même avant. Je regardais alors mon téléphone tout en fredonnant quand j'entendis frapper à la porte de ma chambre. Zeck voulait entrer dans ma chambre? Je fus étonnée de le voir devant ma porte deux verres à la main me suppliant de me taire. Il sortait tout juste de la douche apparemment. J'eus un fou rire en écoutant sa remarque c'est que ça m'avait manqué de le voir ainsi.

"Je ne les massacres pas, j'y mets juste ma touche personnelle. Puis on sait tous les deux que je chante divinement bien."

Je m'asseyais alors sur mon lit en prenant le verre d'eau qu'il me tendit. Au moins il acceptait de lever le drapeau blanc ou il ne supportait plus de m'entendre crier ce qui était aussi une hypothèse probable. Je lui fis signe de s'asseoir à côté de moi et c'est ce qu'il fit. Je voulais au moins qu'on parle calmement, que l'on rit à mes blagues. Je devais avoir une drôle de tête puisque je sortais du lit. Je tentais de remettre mes cheveux en place malgré mon t shirt trop large. Je voulais au moins ressembler à quelqu'un de présentable. Il me demandait si j'avais faim et rien qu'en y pensant je sentis les gargouillis de mon estomac. Je pris alors mon téléphone pour composer le numéro de la pizzeria la plus proche. Je commandais deux grosses pizzas avec un supplément fromage comme toujours quand j'avais faim.

"Voilà une bonne chose de faite, ils sont là dans quinze minutes.Bon en attendant que tu puisses manger, on va devoir s'occuper un peu. "

Je terminais mon verre d'eau avant de le poser sur la table de nuit avec mon téléphone portable et mon ipod. Je le regardais fixement un léger sourire aux lèvres, il était toujours aussi charmant. Il fallait bien trouver un sujet de conversation qui nous entre déchirait une nouvelle fois.

" Chose qui n'a rien à voir j'ai vraiment l'air d'une momie avec ma main ou ça va encore? J'ai pas envie que mes élèves m'appelle Mademoiselle la maladroite. Je dis ça mais je suis quand même tombée de l'estrade le premier jour."

Je disais cela en lui montrant ma main comme une enfant fière d'avoir réussi son bandage toute seule.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 20:05

Zeck répondit d'un mouvement de tête, que non, elle les massacrait bien et que sa touche perso n'avait rien à voir la dedans. Et puis, il n'y avait pas que les chansons qu'elle massacrait, mais aussi ses oreilles et celles des voisins. Tient, les voisins, il n'avait vu ni entendu personne donc, soit les murs étaient bien insonorisés soit ils n'étaient pas là ou alors totalement sourds. Mais aucune personne digne de ce nom n'aurait supporter ce vacarme encore bien longtemps.

"- Quand t'es sous la douche ça passe encore."

Il ne se moquait pas, il était juste réaliste. L'eau qui coulait arrangeait un peu le son de sa voix et ça la rendait plus agréable à entendre. Y'avait rien de méchant, c'était juste Ezechiel qui agissait comme ça avec les gens qu'il appréciait et avec qui il était proche ou avait été proche. Le fait qu'il soit en boxer ne le dérangea pas plus que ça. Toute façon elle l'avait vu dans bien pire tenu que ça et il n'était pas là pour la séduire, donc ça n'avait pas d'importance, du moins sur le coup, après, après réflexion peu être qu'il regretterait d'être là dans cette tenue. Il n'avait pu s'empêcher de voir ce qu'elle portait et ça lui disait quelque chose en plus.

"- Tu le portais pas déjà celui-là de t'shirt quand on était tous les deux ?"

Lui demanda t'il tout en fronçant les sourcils, curieux de savoir s'il avait encore une bonne mémoire ou non.
Elle avait pris l'initiative de commander les pizzas, sans même lui demander si c'était ce qu'il voulait. Pas grave, il avait faim et aurait manger n'importe quoi, tant que c'était de la nourriture. Il attrapa sa serviette et la posa sur son épaule, il n'avait même pas pris le temps de se changer ou de poser sa serviette, ses cheveux étaient encore un peu mouillés et maintenant il avait ce verre à moitié vide dans la main et ne savait pas vraiment quoi en faire. Le poser sur la table de nuit, sous entendait passer par dessus Fleur pour le faire et le poser sur le lit comportait un risque de le renverser ou le faire tomber.

Lorsqu'elle lui montra sa main, il la regarda et écouta ce qu'il disait, c'est à ce moment là, sur la fin de sa phrase qu'il pouffa de rire. L'idée qu'elle ait bel et bien fait ce qu'elle venait de dire fit apparaitre l'image dans sa tête et cette vision fut plus forte que lui. Ce n'était pas méchant, juste qu'il n'avait pas réussit à se retenir de voir la scène.

"- T'es sérieuse là ? Ils ont quel âge tes gamins ?"

S'ils étaient petits, ça passait encore mais si c'était des plus âgés, ils n'avaient pas finit d'en parler aux récréations.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 20:44

Faire la comique ça aidait à détendre l'atmosphère puis ça fonctionnait toujours. Puis il fallait dire que je lui tendais des perches énormes. Mon regard ne quittait pas le sien. Ca faisait du bien de rire un bon coup après avoir pleuré pendant presque une demi heure. J'avais vraiment une voix horrible mais c'était le seul moyen que je trouvais pour dormir un peu même si j'en énervais plus d'un. Les voisins ici n'étaient pas encore venus se plaindre c'était donc un bon signe ou que l'appartement était insonorisé.

"Ca ce n'est pas vrai tu es juste jaloux de mon talent d'artiste."

J'avais toujours ce même sourire sur les lèvres, le sourire que j'affichais lorsque j'étais joyeuse. Une vieille habitude qu'il connaissait bien. Je savais qu'il aimait se ronger les ongles à longueur de journée. Lui il se souvenait des tenues que je portais même un an après cela ne lui posait pas le moindre problème. Je regardais alors ce vieux pull essayant de me rappeler en vain ce quand j'avais bien pu l'acheter. Il faut dire que j'en avais des vêtements dans ma garde robe. Au bout d'une dizaine de secondes je trouvais où et quand je l'avais acheté.

"Oui je dormais bien avec faut dire que je suis à l'aise dans ce vieux truc. Tu as toujours eu une bonne mémoire pour ce genre de chose."

C'était bien vrai, moi j'étais tout le contraire une vraie tête en l'air. Une fois j'ai même faillit oublier mes clefs de voiture sur le contact, plus d'une fois d'ailleurs. Je regardais la tête du jeune homme lorsque je lui racontais mon anecdote. Il éclata de rire et sur le coup je ne pus m'empêcher d'avoir un plus grand sourire sur les lèvres. Je les aimais mes enfants mais ce jour là je voulais bien les tuer si ça permettait que cela évite de s'ébruiter. Mais le voir rire ainsi me faisait du bien. Quand il me demanda de parler d'eux je ne pouvais m'empêcher d'être excitée de lui en parlait. Je pouvais parler d'eux pendant des heures. Je les considérais un peu comme mes enfants à défaut d'en avoir. J'avais toujours adoré les enfants, les seules personnes qui te pardonnaient rapidement.

"C'est pas drôle... en fait si. Oui c'était mon premier jour et à mon grand malheur le sol était beaucoup trop glissant alors quand j'ai reculé je me suis retrouvée au sol. Bon je l'ai négocié à coup de bonbons mais les autres ne l'ont pas su. Ils ont entre 7 et 8 ans donc encore dans l'âge où je les trouve adorable mais ils sont épuisants."

J'entendis un bruit à la porte, réagissant plus rapidement que lui je pris mon sac à main pour payer les pizzas que je venais de commander avant de retourner dans ma chambre rejoindre Zeck.

"Cadeau! Fais attention c'est super chaud."
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 21:02

"- Jaloux moi ? tu rigoles...t'as toujours été douée pour massacrer les chansons. Moi je préfère les écouter."

Oui, là, il la taquinait un peu, beaucoup même et s'étonnait lui même d'être aussi naturel avec elle, après ce qu'ils c'étaient dit plus tôt. La situation était plus qu'étrange et pourtant il arrivait à se sentir à l'aise ici, dans sa chambre, à ses côtés.
Elle mit un peu de temps à lui répondre pour la suite, visiblement elle ne se souvenait plus vraiment. C'était étonnant parce qu'il arrivait à se rappeler de ce genre détails et y'avait des trucs nettement plus importants qui lui passait au dessus. D'une certaine façon, il était un peu déçu, il avait du s'imaginer qu'elle dormait avec un de ses vieux t'shirt à lui, il avait laissé pas mal de choses quand il était partit mais elle avait du s'en débarrasser pendant son déménagement jusqu'ici.
Il haussa simplement les épaules avant de lui répondre.

"- Normal de faire attention à ce que porte sa copine quand on tient à elle."

C'était sortit tout seul et puis c'était surtout en rapport avec avant, leur relation d'avant. Maintenant, tout était différent, ils n'avaient plus de relation juste une entente plus ou moins cordiale. C'était bien différent et c'était bien ennuyeux aussi, parce qu'il était plus difficile de savoir s'ils allaient réussir à s'entendre ou bien se crier dessus dans les minutes à venir.

"- Tu te balades avec des bonbons toi ? ouais, m'étonnes pas vraiment quand on sait à quel point t'es gourmande."

Elle l'avait bien surpris et bien fait rire en lui racontant ça. N'empêche qu'il n'avait toujours pas répondu à sa question. Et il comptait le faire mais elle sortit de la chambre en trombe, elle semblait habitué aux bruits de l'appartement et sortit prendre les pizzas. Quand elle revint c'était bien ce qu'elle avait fait puisqu'elle arriva avec les pizzas et lui en passa une.

"- Merci, mais on va pas manger là quand même si ?"
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 21:49

La situation semblait vraiment étrange si on prenait en compte le fait qu'il y a quelques heures on se disputait et que maintenant on se mettait à rire tous les deux. On voulait au fond une seule chose c'est-à-dire tirer un trait sur le passé. Je nous préférais ainsi, je trouvais qu'il était plus lui-même joyeux que lorsque son sale caractère l'emportait. C'était ce côté de lui qui me faisait craquer entre autre. Il y avait aussi le fait qu'il se souvenait de tout dans les moindres détails. Je suis sûre qu'il est encore capable de dire quelle robe je portais le jour de notre rencontre. Bon faut dire que je dormais toujours avec des pulls beaucoup trop grands, je lui en avais piqué plusieurs quand nous étions ensemble. Quand il est parti je ne pouvais pas dormir sans mais il n'y avait plus son odeur et je ne voulais pas me torturer un peu plus.

" C'est pas faux je me souviens bien de chacune de tes manies. "

On ne faisait que de se remémorer certaines choses mais le passé reste le passé. Je ne voulais plus en parler de nouveau si ça me permettait de rire comme une idiote à ses remarques. C'est ce qui me manquait le plus, ce genre de soirée à rire comme des idiots où l'on ne faisait que parler en tête à tête. Il était étonné que je ne pouvais pas aller quelque part sans une sucrerie dans mon sac à main. Sur ce coup ça m'avait bien aidé à ne pas être ridicule pour mon tout premier jour de travail. Puis je mangé toujours lorsque j'étais stressée ou en colère contre quelqu'un. Bon derrière je faisais énormément de sport et je ne m'énervais pas aussi souvent que ça.

" Ben oui j'avais un petit creux ce jour là. Je suis peut-être gourmande mais je suis tout en muscle."

Il fallait aussi que je fasse ma maligne à lui montrer mes bras tout en jouant la frime. Jusqu'à ce que le livreur m'empêche d'être plus ridicule que je ne l'étais à ce moment précis. Je pris les pizzas avant de retourner dans ma chambre où il attendait patiemment. Il me proposa d'aller manger dans un autre endroit. Vu que je ne voulais pas salir mes draps avec de la pizza, j'acceptais bien volontiers d'aller manger dans la cuisine. Je me levais et m'installa dans la cuisine, tout en observant mon dîner avec envie. Désirant éviter une nouvelle catastrophe, j'attendais qu'elle refroidisse avant de la dévorer.

"Alors monsieur je me moque de ma charmante colocataire, comment se passe le boulot?"
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Ven 13 Juin - 22:03

"- Mes manies ? mais j'en ai aucune moi."

Bon, ok, c'était loin d'être l'homme parfait. Il avait plein de défaut et de manies comme elle venait si bien de le dire, mais le connaitre être une marque de faiblesse et puis, il n'en avait pas tant que ça. Du moins, il ne chantait pas sous la douche, enfin rarement, ne cassait pas les oreilles de ses voisins comme elle venait de le dire.

Pour la suite, elle continua à le faire sourire et ça faisait du bien, même si c'était toujours aussi étrange comme situation. Par chance, les pizzas arrivèrent et il finit par la suivre jusqu'à la cuisine posant la pizza qu'elle lui avait donné avant de retourner dans sa chambre. Lorsqu'il revint il n'avait plus sa serviette de bain sur l'épaule, mais il avait passé un t'shirt suffisamment long pour cacher une partie de son caleçon. Voilà qu'il devenait pudique notre petit Zeck. C'est surtout que la situation ne se prêtait plus à ce genre de tenue, déjà avant c'était limite alors maintenant.

"- J'ai pas commencé encore, c'est demain mon premier jour. Et c'est une formation complémentaire, c'est rémunéré bien sur et ça me permettra sans doute, si je bosse bien, d'intégrer la société qui me forme. J'aurai pas pu l'obtenir si j'étais pas partit à Londres."

Il avait calculé la plupart de ses actions, au niveau professionnel en tout cas. Il savait pour quelles raisons il était partit à Londres et surtout le bénéfice que cela lui rapporterait pour son travail futur.

"- Tu sais.. je voulais te dire... c'est pas évident d'être là en face de toi et de faire comme si on était amis, c'est vraiment bizarre comme situation.. j'aurai jamais pensé te retrouver ici..pourquoi t'es à Savannah au fait, pourquoi t'es pas resté à L.A ?"

Pas qu'il était pas content qu'elle soit là, vu la situation était pas vraiment ça, mais disons qu'il aurait jamais imaginer la retrouver dans cette ville vu qu'elle vivait à Los Angeles avant son départ.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Sam 14 Juin - 6:36

Pour connaître quelqu'un il fallait connaître ses qualités et ses défauts. En six ans, j'avais vraiment appris à le connaître les bons et les mauvais côtés. J'avais aussi mes défauts comme tout le monde mais je n'en faisais pas un plat ça me faisait même rire.

"Ca je ne pense pas très cher prenons l'exemple de la cigarette tu fumes toujours quand tu es énervé. Correction tu fumes aussi quand tu n'es pas énervé."

Je disais cela avec le sourire qui n'avait pas quitté mon visage depuis un long moment. Lorsque l'on s'installa dans le salon, il me laissa seule un moment pour se changer. Il faut dire que la situation ne se prêtait pas vraiment à cela. Bien sûr je l'avais déjà vu dans bien dans des tenues bien plus gênante, l'inverse étant vraie mais c'était il y a bien longtemps. On en était venu à parler de lui, de son boulot et bien entendu de Londres. Au fond, il avait eu raison de partir si ça lui permettait de réaliser ses rêves. Je regardais alors le jeune homme qui avait le même regard passionné que le mien lorsque nous évoquions mes élèves. Je regardais l'heure et il commençait à faire tard je ne voulais pas qu'il arrive en retard à son premier jour à cause de moi.

"Alors j'espère que ça se passera bien mais te connaissant je n'en doute pas. Vu l'heure qu'il est je ne vais pas te retenir trop longtemps. "

Mais on revenait toujours au même sujet. Il voulait comprendre et ça je pouvais le concevoir. Je regardais toujours la pizza qui était restée comme telle. Il avait raison sur ce point, on ne pourrait pas être ami, encore moins en couple alors pourquoi faire semblant. Je cherchais quoi dire tout en évitant une nouvelle dispute car émotionnellement je ne supporterais pas.

"C'est vrai que c'est étrange comme situation. Je n'ai pas envie de me voiler la face en me disant qu'on pourrait être ami après ce que j'ai fait. Pour mon départ, je ne supportais plus d'être dans cette ville où j'avais tout perdu. Je ne pouvais pas faire un pas sans penser à ce que je t'avais fait. Je n'arrivais même plus à me regarder dans le miroir... Alors je suis venue ici pour rejoindre mon frère et me reconstruire."

Je lui tendis alors mon repas, je n'avais vraiment pas faim on dirait. Le coup des émotions? de passer du chaud au froid. Je regardais l'horloge et il fallait qu'il se repose au moins quelques heures. Nos regards se rencontrèrent à nouveau mais le regard limite glacial avait disparu à mon grand bonheur.

"Tu devrais aller dormir Zeck. Ce n'est pas parce que je n'ai pas sommeil que tu dois me tenir compagnie. Je m'occuperais en silence promis."
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Sam 14 Juin - 9:35

"- Peu être mais je fume beaucoup moins depuis quelques temps."

Sauf que, là, exceptionnellement il avait fumé plus qu'à son habitude. Il avait décidé qu'il allait fumer moins, parce que à Londres il n'avait fait que ça et son budget avait explosé. Que ça, trois ou quatre par jour, mais depuis son arrivée, il avait déjà égalisé ce qu'il fumait là-bas. Et se rendait bien compte qu'il ne respectait pas son objectif. Faudrait donc qu'il trouve un dérivatif. Et le pire dans tout ça c'était qu'avant son départ, il en fumait juste une ou deux  et pas tous les jours en temps normal et un peu plus lorsqu'il était énervé. Fleur avait réussit à le canalisé à ce niveau là et le sport avait fait le reste. Mais depuis un an c'était la débâcle, c'était de pire en pire et le mal du pays n'avait pas aidé en plus de sa rupture avec la jeune femme.

Les voilà ensuite dans la cuisine devant une bonne pizza bien chaude qui vient à peine d'être livré et Zeck qui mange parce qu'il a faim, alors que Fleur semblait bouder son repas, pourtant elle avait faim un peu plus tôt. Peu la conversation qui lui coupait à nouveau l'appétit. Mais Zeck avait essayé d'être calme, de ne pas l'agresser, il voulait juste comprendre certaines choses.

"- Ton frère est ici ? je savais pas..."

Il venait d'en apprendre une bonne. Il ignorait même à l'époque où ils étaient ensemble qu'il vivait ici, à moins qu'il n'ait lui aussi changé pendant cette année où il a été absent.

"- Et t'es pas la seule responsable de notre rupture je te rappel.... J'y suis aussi pour quelque chose, j'aurai pu te proposer de venir me rejoindre quand tout serait passé, mais je l'ai pas fait.... j'étais en colère après toi, après ce que tu m'avais dit et je t'ai jamais appelé parce que je savais que je tiendrais pas le coup si je t'avais au téléphone..."

Zeck avait terminé sa pizza mais ne comptait manger celle de Fleur, d'ailleurs il lui restait un peu de croute mais n'y toucha pas. Maintenant il n'avait plus faim et pas seulement parce qu'il c'était rempli l'estomac. de plus s'il ne l'avait pas appelé c'était bien pour faciliter leur rupture, parce qu'il savait à quel point il était faible la concernant et au téléphone il aurait finit par craquer, la sentant si loin et si mal et aurait probablement sauté dans le premier avion pour aller la retrouver. Il aurait fichu en l'air toute sa carrière et sa formation là-bas, il s'en savait capable. Mais maintenant il regrettait tout ça, après ce qu'il lui avait dit il avait compris que les chose auraient pu se passer autrement. Briser six ans de relation sur un coup de tête et à cause de sa fierté c'était vraiment complètement con.

"- Je sais pas si j'arriverais à dormir après ce que je viens de manger... J'ai trop de truc dans la tête..et je pense pas qu'en m'ayant comme colocataire ça t'aide vraiment à te reconstruire tu vois..."

Mine de rien il l'écoutait le petit Zeck, ce qu'elle disait il l'entendait et il l'entendait très bien. Il se sentait tellement coupable là d'un coup. C'était comme s'il venait de réaliser qu'il avait bousillé toutes ses chances avec elle, à cause de certitudes infondés sur le fait qu'elle avait forcément du refaire sa vie, qu'elle l'avait oublié dans les bras d'autres mecs juste parce que lui avait tenté de le faire.
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MessageSujet: Re: N°30 : Une drôle de colocation FLEUR ET ZECK Sam 14 Juin - 10:05

Il avait peut-être réussi à réduire sa consommation sachant que je devais y être pour quelque chose. Je ne supportais pas le tabac et l'odeur même m'écoeurait. Je n'avais même pas eu l'idée de commencer juste pour savoir ce que ça faisait comme tous les adolescents. Alors je l'embêtais avec cela en rigolant sachant bien qu'il n'allait pas arrêter ma consommation. Je souriais alors doucement en écoutant sa réponse. Je n'avais plus vraiment faim en écoutant ce qu'il me disait. Les remords m'avait bien coupé l'appétit. Il me demanda depuis combien de temps mon frère était dans le coin. C'est vrai que je ne lui en avais pas parlé, je lui ai seulement dit qu'il était parti pour ses études sans plus.
Pour le reste, il m'avoua qu'il se sentait aussi coupable pour notre rupture, qu'il aurait seulement fallut un coup de téléphone pour qu'il gâche sa carrière juste pour moi. S'il l'avait fait je m'en serais voulu car cette année d'étude était la chose dont il avait besoin pour réaliser ses rêves. Il m'en aurait aussi voulu pour en finir au même stade qu'aujourd'hui.

"Si depuis un bon moment d'ailleurs... On devrait éviter de chercher un coupable sinon on risque de devenir fou. On était en colère et notre fierté n'a pas arrangée les choses bien au contraire. Il fallait peut-être que l'on s'éloigne pour mieux nous retrouver... ou non."

Je gardais un léger sourire, au moins cette fois on pouvait parler calmement. Le temps n'a peut-être rien fait pour nous mais si le destin voulait que l'on se retrouve ici alors qu'est-ce que je pouvais bien faire. J'ai toujours cru au destin même si on pouvait trouver ça stupide. Il avait bien réussi à faire en sorte que l'on se retrouve ici par un simple hasard. Il ne voulait pas dormir lui aussi, peut-être à cause de toutes ses révélations. Que je n'avais rencontré personne d'autre, que je tentais de me reconstruire depuis la mort de ma mère. Il était vraiment décidé à partir quand l'occasion se présenterait. Je fis une mine triste, je venais de le retrouver et il voulait déjà partir. Je rangeais alors ma pizza dans le frigo.

"Je sais que ce n'est pas facile et je le comprends mais je m'en voudrais si tu rates ta première journée à cause de moi. Bon pour l'appartement tu fais comme tu veux mais tu ne déranges pas. Je te préfère largement à une ou un inconnu."

Je le regardais avec un ton insistant mais têtu comme il l'était il risquait d'ignorer mes conseils. Si aucun de nous deux ne voulait dormir il fallait bien que l'on s'occupe sans pour autant plomber l'atmosphère.

"Alors comme ça tu as gardé tes vieux dessins de moi? J'ai pas pû m'empêcher de regarder ton carnet de croquis. Tu ne m'en veux pas j'espère"
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