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 Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3)

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MessageSujet: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Dim 5 Oct - 11:43

Quand votre petite fille vous dit du haut de ses trois ans qu'elle veut être un écureuil, et bien aussi curieux que cela puisse paraître cela marque, et quand on est capable de réaliser le rêve de son enfant, quoi de plus épanouissant que de le faire ?

Aussi sitôt arrivé à Savannah, je me mis en quête de la maison parfaite pour accueillir mon bébé. Une grande maison ou elle pourra courir, grimper, se cacher. Avec un jardin pour qu'elle puisse faire des roulades dans l'herbe et cueillir des fleurs pour sa maman ou sa maîtresse. Et qui sait, peut être lui offrir un chat ou un chien si Lena est d'accord. A Londres nous avions un magnifique loft, très moderne et design, mais peu adapté à une petite fille remuante qui veut jouer et découvrir le monde en continu. Avant notre carrière, ou plutôt soyons réaliste ma carrière passait avant. Comprenez moi bien, j'adore ma fille plus que tout, et depuis qu'elle est apparut dans nos vies elle est ma lumière. Mais avant que je ne trompe Lena, et durant les mois qui ont suivis, précédant son départ, ma carrière prenait tout mon temps et mon énergie. Etre agent en mannequinat n'admet pas réellement de temps mort, ni week end ni soirées, il faut se consacrer à deux cent pour cent à son boulot, et peu à peu ça te bouffe. J'ai perdu ma famille pour ça, par orgueil et par défaut d'attention. Mais maintenant cela va changer. Je ferait tout pour qu'elles soient heureuses, et que l'on redevienne une famille.

Aussi quand j'ai vu les photos de la maison, toute en bois, avec de grandes fenêtres et baies vitrées, j'ai tout de suite demandé quand et non pas combien. Elle est parfaite, avec des balcons aux chambres, du terrain, proche de la forêt, mais pas trop en retrait. On aura plus que la place nécessaire pour inviter la famille de Lena a nous rendre visite, et même inviter des amis. Nous pourrons peut être même adopter un animal. Un chaton plaintif, ou un chien fou qui courra partout avec notre petite Lilly.

En attendant de pouvoir réaliser tout ça, j'ai engagé tout les travaux ou aménagements nécessaires pour faire de cet maison arbre, un foyer. Il manque des photos, de la musique, des affaires qui traînent, dont des jouets partout sauf ou ils devraient être. Mais c'est accueillant, chaleureux. Pour l'instant c'est beaucoup trop grand, mais je sais que bientôt ce sera parfait. Ereinté par ce premier mois à Savannah, je ne pensais rien faire de particulier alors que j'allais en centre ville pour acheter quelques fournitures. C'est là que je croisais la fille de l'agence immobilière qui m'enjoint de me rendre à la fête du collège, arguant que la fête annuelle y était toujours superbement organisé, et que cela me permettrait de m'intégrer. J'allais refuser poliment, ayant plus en tête l'idée de chercher quoi faire de ma vie maintenant que j'étais déchargé de toute obligation. Mais sans le savoir elle me donna une raison plus que valable de vouloir m'intégrer. Glissant que la nouvelle secrétaire, une jeune maman adorable était justement de l'organisation.

Mon coeur fit une embardée et un frisson d'excitation me dit que ça ne pouvait qu'être Lena. Ma Lena. Elle a toujours été très sociable, s'intégrant sans aucun soucis par sa douceur franche, et son écoute sincère. Ca ne m'étonne pas qu'elle soit déjà connue pour participer aux événements de la ville. Je suis plus surpris qu'elle ai déjà reprit un travail ici, surtout en ayant Lilly a sa seule charge, et cela me fait réfléchir. Si je joue bien je pourrais peut être avoir ma fille durant ces heures de travail. Ce serait inespéré après ces longs mois sans entendre, voir et encore moins serrer dans mes bras mon bébé aux boucles folles.

Remerciant la jeune femme, je rentres me changer, enfilant un jean délavé, un t-shirt d'un groupe underground, et mon cuir. Complétant tout ça par des snikers rouges. Je suis mal rasé, mes cheveux sont trop longs, j'ai l'air de sortir d'une fête étudiante et je détonnes très certainement dans cette petite ville bien rangée. Mais je veux attirer l'attention de ma femme. Qu'elle me remarque, qu'elle se rappelle ce qu'on était. Qu'elle oublie le costume froid et le cellulaire greffé à mon oreille. Pas de montre trop clinquante pour me distraire des moments que je passe.

Pour y aller je pris la moto. Une vieille bécane dénichée chez un collectionneur, qui par soucis de santé ne pouvait plus rouler. Il me l'a cédé à contrecoeur, mais contre la promesse de bichonner sa bête. J'aime le bruit rassurant qu'elle fait, les vrombissements sous mes mains. Le trajet est court, et je me gare entre deux voitures, trouvant facilement le collège en vu de la disposition des lieux.

Je me faufilais parmi les familles et les étudiants, n'ayant aucune idée d'ou je pourrais trouver Mickaëla ici. Ne croisant pas d'enfants petits, j'arrêtais de chercher Lilly, me concentrant sur sa maman, cherchant une chevelure châtain avec des reflets dorés, son regard orage troublant. La fébrilité me gagnait alors que je dévisageais toutes les personnes troublantes. Je ne peux pas vraiment juste demander ou elle est alors que je suis un étranger à peine installé. La dernière chose dont j'ai besoin c'est que les gens de cette ville apprennent notre histoire et jasent. Si je n'en ai rien à faire des ragots, ils pourraient sérieusement atteindre mon amour et compromettre ses chances de redémarrer une nouvelle vie ici. La patience n'a jamais été mon fort. Mais je ne peux pas abandonner. Pas cette fois-ci.


Dernière édition par Owen Mickaelson le Ven 10 Oct - 19:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Dim 5 Oct - 16:10

Marcelle Auclair a dit : Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets...malheureusement, j'en ai rien à faire !  

owen & lena

« Bonjour, j’ai rendez-vous avec Mr Hellsin. »

Tranquillement installée à son bureau, la tête reposant nonchalamment sur la main, Micka est brusquement tirée de ses pensées par une petite blonde d’environ la trentaine, debout devant elle un sourire aux lèvres. Un rendez-vous ? Ah oui. Elle est secrétaire après tout, c’est donc à elle de s’occuper des rendez-vous du directeur de l’école. Elle secoue doucement la tête histoire d’atterrir complètement, jette un rapide coup d’œil au l’agenda et remarque bien un rendez-vous ce matin à 9h30. Elle replace son attention sur son empêcheuse de tourner en rond, esquisse un sourire se voulant le plus courtois possible et s’adresse enfin à elle.
« Madame Lovenport ? » La jeune femme acquiesce, et Micka poursuit « Mr Hellsin vous attend bien. Merci de bien vouloir patienter juste à côté, je vous annonce ». La jeune femme se rend dans une petite pièce adjacente, laissant Lena vaquer à ses occupations (en l’occurrence, vaquer à ses rêveries). Et voilà, elle était bel et bien de retour à Savannah.

Cela faisait un peu plus d’une semaine qu’elle était rentrée, et pourtant, elle n’avait pas encore totalement la tête à Savannah. Elle venait de passer toutes les vacances d’été à arpenter les États-Unis avec sa Lilly, juste toutes les deux. Ces quelques vacances lui avaient fait un bien fou, ça c’était certain, mais elles lui avaient surtout renvoyé à la figure une bien triste vérité : elle était seule. Désespérément seule. Dans tous les hôtels, parc d’attractions et autres centres de vacances dans lesquels elle avait bien pu se trouver, cette vérité lui explosait un peu plus à la figure, à chaque fois qu’elle voyait ces parfaites petites familles heureuses. Un papa, une maman, des enfants…ce dont elle avait toujours rêvé et ce qu’elle voulait plus que tout pour sa fille… Mission pas accomplie du tout de toute évidence. Elle avait placé tous ses espoirs dans son mariage avec Owen, il l’avait trahi et alors qu’elle pensait laisser Chris entrer dans sa vie en tant que plus qu’un simple colocataire, il s’était empressé de se rétracter et de se jeter dans les bras d'une autre. C’était à croire qu’elle n’était bonne qu’à être laissé tomber ! Elle avait fait bonne figure tout l’été, afin de donner à Lilly les meilleures vacances possibles, mais l’entendre demander toutes les semaines « Tonton Chris il nous rejoint quand ? » avait le don de remuer le couteau dans la plaie. Lilly n’était pas à blâmer, bien évidemment. La petite fille avait juste envie de voir celui qui était auprès d’elle tous les jours depuis bientôt un an, prendre part à ces « vacances super trop géniales » comme elle les appelait. Elle ne pouvait pas savoir que Tonton Chris venait tout simplement de briser un peu plus le cœur de sa maman. Durant les premières semaines, Lena lui avait menti, lui disant qu’il ne devrait plus trop tarder et priant pour qu’elle finisse par oublier. Voyant que ce n’était pas le cas, elle avait fini par lui dire que non, il ne les rejoindrait pas, qu’il avait beaucoup de travail et qu’elle le reverrait quand elles rentreraient à Savannah. En voilà une bien vilaine semi-vérité. Lena ne savait pas du tout si elle reverrait Chris à son retour, mais cela lui semblait peu probable, pour la seule et unique raison qu’elle n’avait pas l’intention de le voir pour le moment. Après des mois de colocation, il l’avait embrassé, la laissant espérer, envisager qu’il pourrait éventuellement avoir plus entre eux, juste avant d’inviter une autre femme chez eux. Pour le moment, elle n’était pas prête à passer au-dessus.

À leur retour en ville, Lena avait détourné l’attention de la petite avec les courses pour la rentrée : fournitures scolaires, vêtements et nouveaux jouets, tout pour rendre une petite fille heureuse, et jusqu’ici ça marchait. Elle avait cependant questionné sa maman sur le fait qu’elles vivaient maintenant dans une chambre d’hôtel et non chez Tonton comme avant. Une fois de plus, Lena lui avait menti, prétextant des travaux. Comment était-elle censée lui expliquer une situation qu’elle ne comprenait pas elle-même. Quand elle s’était séparée de son papa, les choses étaient claires et Lena n’avait eu aucun mal à tout expliquer à la petite fille, qui avait tout saisi sans peine… Cette fois-ci, les choses étaient bien différentes et Lena ne savait pas du tout comment s’y prendre.

Cette journée de boulot passe à une vitesse folle et c’est avec une joie à peine dissimulée que Lena passe chercher sa princesse à l’école. Malgré tout ce qui changeait autour d’elle, Lilly était toujours la petite fille la plus souriante, pétillante et adorable que la terre ait bien pu porter. Elle faisait la joie de sa maman. Malgré toutes ses galères, il lui suffisait de poser un regard sur sa poupée jolie et de la serrer dans ses bras, pour que toutes traces d’inquiétude s’envolent en un instant, et les rares fois où la princesse trouvait sa maman entrain de pleurer, elle se blottissait contre elle, déposait un gros bisou d’amour sur sa joue et lui disait simplement « z'aime pas quand tu pleures maman, parce que moi ze t’aime ». Voilà, il n’en fallait pas plus pour que Lena retrouve le sourire. Lilly lui raconte sa journée, alors qu’elles se dirigent toutes les deux au parc, là où elles prenaient le gouter, dès que le temps le permettait. Lena savoure ce moment, consciente du fait qu’elle ne coucherait pas sa fille ce soir, pour la première fois depuis des mois. Ce soir, c’était la soirée de gala de son école, soirée sur laquelle elle travaillait depuis son retour. Conscient de ses qualifications et de son amour pour ce genre de choses, son patron lui avait demandé de s’occuper de l’organisation cette année, ce qu’elle avait accepté sans rechigner, voyant par-là, une occasion de se changer les idées. Organiser des soirées mondaines, voilà qui était une seconde nature pour Lena. Elle ne compte même plus le nombre de soirées qu’elle avait pu organiser dans le loft qu’elle avait avec Owen. Ça aurait pu être une super carrière pour elle d’ailleurs. Bref !

Après le gouter, mère et fille rentrent à l’hôtel et Lena commence à se préparer, pendant que la princesse regarde la télé. La vie à deux demandait quelques aménagements auxquels Lena n’avait jamais eu besoin de recourir. Après son divorce, son père et sa sœur prenaient le relais avec Lilly quand elle était dépassée, puis c’était Chris qui lui était venu en aide. Pour la première fois, elle se retrouvait totalement seule. Elle avait alors fait appel à une baby-sitter qui lui était d’une aide précieuse. À peine Becky a-t-elle débarqué, que Lena la met au boulot, opération : il faut préparer le diner de Lilly. Pendant ce temps, elle prend soin d’elle, se pomponne et se fait belle pour sa grande soirée. Quand elle sort de la salle de bain dans sa sublime robe, elle est métamorphosée. Adieu la maman solo et bonjour la femme fatale. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu une telle occasion pour se mettre sur son trente et un et elle n’avait pas l’intention de passer à côté. À peine a-t-elle mit un pied en dehors de la pièce que Lilly s’extasie devant sa maman.

«  Woaw ! T’es trop belle maman ! »

C’est avec un large sourire satisfait que Lena saute dans un taxi, direction l’école d’Arts. La soirée se déroule sans accros, les gens sont satisfaits et défilent auprès d’elle afin de la féliciter : c’est une réussite. Son patron la félicite, juste avant de lui notifier qu’il n’y aurait sans doute pas assez de coupe à champagne en plastique. Elle était persuadée qu’il y en aurait largement assez, cependant, elle accepte, histoire de le rassurer. Elle fait donc virevolter les volants de sa robe ivoire et quitte la salle de bal, arpentant les couloirs, direction la réserve. Sur son nuage, elle ne remarque pas qu’elle est suivi par quelqu’un qu’elle ne connaît que trop bien. Elle glisse sa clé dans la serrure de la réserve, ouvre la porte et laisse les clés à l’extérieur, partant à la recherche des coupes sur les étagères. Quelques secondes plus tard, elle entend la porte se fermer et la serrure se verrouiller. Elle se tourne avec précipitation, inquiète de s’être fait enfermer à l’intérieur de cette pièce si exiguë et là, c’est le choc. Elle reconnaît immédiatement la personne debout face à elle, dos à la porte. Son cœur s’arrête le temps d’un instant, tandis qu’elle le dévisage, ne parvenant pas vraiment à réaliser pleinement qu’il était bel et bien présent là, devant elle. Elle retient son souffle quelques secondes, cherchant quelque chose à dire à son ex-mari, alors que ses idées se bousculent dans son esprit. Les seuls mots qui sortent sont

« Mais qu’est-ce que…qu’est-ce que tu fiche ici Owen ?!

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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Mer 8 Oct - 20:44

C'est étrange d'être ici. Je ne connais rien, ni les personnes qui déambulent en souriant, s'arrêtant tout les deux mètres pour saluer une connaissance, ni même la disposition des pièces, somme toute assez logiques pour que je comprenne ou se passe les festivités. Ici c'est assez petit pour que tout le monde se connaisse, se salue, demande des nouvelles. Les gens s'excusent avec un sourire s'ils me bousculent, se demandant certainement si je suis un élève qui veut pas quitter l'école ou un père. Je ne m'arrête pas, je tournes, je glisses mon regard, cherchant ou est cachée ma fée. Car nul doute qu'elle a organisé tout ça. C'est bien sa marque. Le dress code très chic, mais confortable, pour que tout le monde ai l'excitation de bien s'habiller, sans la pression de la dépense. Même l'organisation c'est du Lena. Elle était sans conteste l'hôtesse phare de notre milieu à Londres, et son départ a certainement brisé autant de coeurs affamés de soirées, que de contrats. Là ou j'excellais dans les invitations, dans le choix des invités, dans l'ambiance toujours plus délirante, Lena était partout. Humaine, et tendre avant tout, accueillant les grands requins comme les petits poissons. Connaissant les noms de chaque personne, prévoyant à couvrir les besoins de tout le monde. Je me moquais parfois de sa minutie, la taquinant tandis qu'elle installait avec précaution des pyramides de coupe de champagne, ou de délicieux ensembles de pâtisserie et hors d'oeuvre, arguant que dans un moment très proche, tout serait dévoré, pillé, écrasé et répandu par terre, et que donc elle n'avait pas à s'embêter ainsi. Mais malgré cela j'ai toujours admiré sa détermination à organiser, calculer, se débrouillant toujours pour qu'il y ai tout ce que l'on pourrait vouloir, et dans ce putain de milieu qu'est le mannequinat, croyez moi ce ne sont pas les excentricités qui manquent.

Bien qu'à Savannah ce ne soit vraiment pas la même cour de jeu que notre précédent chez nous, je dois reconnaitre qu'elle n'a pas perdu la main. Et son investissement et certainement une marque de sa volonté de s'établir ici et d'y construire sa vie. Pourquoi pas après tout, il y a toujours quelque chose à faire, même dans une petite ville de Georgie.

Je finis par la capter. C'est un sentiment plus qu'une vision. Mes sens sont saturés de parfums bons marchés, de robes à paillettes et de rires légèrement éméchés. Mais je sais que c'est elle. J'en ai la certitude alors que je la suis à quelques pas. Elle est détendue, et se dirige à l'écart, ouvrant une porte qui mène sur une pièce semblant être à première vue une réserve ou une salle de stockage. C'est parfait pour un peu d'intimité, et pour un premier contact qui lui donnera à réfléchir, mais sans lui mettre trop de pression. Prudemment je la suis, retirant la clé de la serrure extérieure pour l'insérer à l'intérieur, fermant la porte derrière moi. Elle se crispe au son du loquet, pensant certainement s'être enfermée seule dans cette pièce exigüe ou anxiogène, ou alors qu'un invité hors d'esprit après quelques coupes de pétillant, se soit sentit le courage de l'aborder ici. J'espère que ma vue, ne lui paraîtra pas la piète des possibilités. Je m'adosse tranquillement à la porte, maîtrisant ma fébrilité pour lui laisser le temps de réagir. Quand elle se retourne, je lâches mon souffle. Ayant craint pendant un horrible instant qu'elle ai changé. Si elle était tombée amoureuse de Chris, je le verrais sur son visage, dans son regard, même dans sa posture n'est ce pas ? Je le saurais, il ne peut en être autrement. Mais je ne vois aucune marque de mon ami sur ma femme. Rien qui ne devrait m'alarmer, mais je reste sur mes gardes, il s'est passé de longs mois depuis notre séparation, et elle avait tous les droits, et toutes les armes pour me remplacer. Et cela aisément. Ce n'est pas la beauté qui lui manque. Son regard est la première chose qui nous marque, nous retient. Puis c'est la lumière qui se dégage de tout son visage, encadré de sa chevelure d'un chocolat ambré. En cet instant c'est la surprise qui écarquille ses yeux, et la contrariété qui étire sa bouche. Je ne m'attendais certainement pas à ce qu'elle se jette dans mes bras, mais elle ne paraît pas hors d'elle déjà. Enfin je ne me réjouis pas trop vite, d'ici qu'elle se reprenne, il se pourrait bien qu'elle décide que jeter des choses est finalement son genre.

Je hausse les épaules avec désinvolture, sourit, et réponds tranquillement.

-Eh bien il se pourrait que j'ai acheté une maison pour une petite fille aventurière, et que j'espérais que sa courageuse maman accepterait de me la confier pendant ses heures de travail.

Je m'approches tranquillement de quelques pas, pas assez pour envahir son espace et qu'elle se sente menacé, mais pour pouvoir lui tendre à bout de bras une feuille en papier photo, comportant plusieurs vues de la maison, et de notamment le jardin et la chambre que j'ai aménagé pour Lily. Je reprends plus gravement.

-Je sais qu'une maison ou de l'argent ne peut en rien compenser le mal que j'ai fait. Mais je veux réellement être là pour Lily, qu'elle grandisse avec son père et dans de bonnes conditions. J'ai tout quitté pour vous rejoindre, et...je n'attends rien, tu es celle qui a le pouvoir de décision ici, mais si besoin sache que ce n'est pas la place qu'il manque.

Je me tais, soudainement nerveux, une boule au ventre contractant mon corps. Ce n'est pas mon habitude, je suis sûr de moi, arrogant, je n'ai besoin de personne. Sauf de mes amours. Je l'ai peut être compris trop tard, mais je l'ai compris, et cela est déjà une chance en soi n'est ce pas ? Et puis je connais bien assez Lena pour savoir comment lui faire la cour. D'abord ma fille pour rassurer la maman en elle, et lui montrer que j'ai changé, que je suis stable, puis elle, doucement, insidieusement, la faire tomber dans mes bras à nouveau.
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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Jeu 9 Oct - 1:33

Marcelle Auclair a dit : Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets...malheureusement, j'en ai rien à faire !  

owen & lena

C’est donc vrai…il ne faut qu’une seconde. Une seconde pour voir tout son petit monde basculer. Une minuscule petite seconde pour passer d’une soirée merveilleuse, d’un petit moment de détente dans le quotidien d’une maman à deux doigts d’être débordée, à un véritable cauchemar. Une seule seconde. Voilà ce qu’il avait fallu pour que le sourire qui irradiait le visage de Lena depuis qu’elle avait mis les pieds ici, ne s’efface. La main encore fermée sur le paquet de coupes, elle le dévisage, cherchant à savoir s’il était bel et bien présent dans cette pièce, ou si son esprit lui jouait des tours, comme il le faisait si souvent juste après leur divorce. Elle le voyait partout, une véritable torture mentale qu’elle s’infligeait. Malgré son arrivée à Savannah, il lui arrivait encore parfois, de croire l’apercevoir, ici ou là, à l’épicerie, dans la rue…partout. Avant, quand ce genre de chose lui arrivait en présence de Chris, il redoublait d’efforts pour lui remonter le moral et il y parvenait à chaque fois. Aujourd’hui, elle est seule. Seule face à ce fantôme de son passé. Seule à devoir gérer le flot de sentiments dévastateurs, qu’un simple regard posé sur lui pouvait provoquer en elle. Il lui faut quelques instants, quelques clignements d’yeux nerveux et quelques secondes sans respirer, afin de réaliser qu’il est bien réel et qu’il est là, debout face à elle, adossé à la porte de cette pièce si exigüe, à la regarder fixement. Elle le dévisage, tente désespérément de comprendre la raison de sa présence afin de déterminer si elle était ou non en danger. Dans sa quête de réponses, son regard accroche le sien et s’y perd. Ses yeux avaient toujours eu cet effet-là sur elle. Elle se souvient encore de ces séances photos où elle n’était pas totalement à son aise ou anxieuse ou encore effrayée à l’idée de ne pas être à la hauteur des attentes du photographe. Il lui suffisait de capter le regard d’Owen posé sur elle et tout allait bien mieux.

Il lui faut réunir une force presque herculéenne pour parvenir à se détacher de ces billes bleues et à lui décrocher ses premières paroles depuis un an : que faisait-il ici ? Pourquoi n’était-il pas en train de roucouler avec son mannequin sans valeur, sans saveur et sans intérêt ? Était-il là pour lui demander des comptes ? Ce serait tout de même le comble ! Si c’était le cas, elle était prête à riposter, à se battre, à bien lui faire sentir à quel point il lui avait fait du mal. Il l’avait brisé ! Il avait détruit tous ses rêves et toutes ses illusions. Elle était si jeune et totalement acquise…Il a joué avec elle tel un marionnettiste tenant la vie de son pantin au bout de ses doigts, lui promettant monts et merveilles, lui passant la bague au doigt et lui donnant la petite fille la plus merveilleuse au monde, lui faisant toucher du doigt son rêve le plus cher, avant de lui assener le coup de grâce. Il faut faire preuve d’un sadisme sans nom pour faire une telle chose à une personne. Lui donner tout ce dont elle n’aurait jamais osé rêver, juste pour l’en priver ensuite.

Elle n’était plus la même aujourd’hui. La petite Lena n’était plus. Adieu candeur, naïveté et beaux rêves. Ils s’étaient envolés au moment où elle apprit qu’il l’avait trompé, trahi. C’était bien plus que quelques affaires qui étaient partis avec Owen : c’était une partie d’elle-même. Elle lui demande donc sans réserve et sans retenue, la raison de sa présence. Elle fronce les sourcils, perplexe, mais ne bouge pas d’un millimètre, concentrée sur les mots qu’il prononce, consciente que ces mots seraient déterminants pour la suite de cette rencontre.
«  Eh bien il se pourrait que j'ai acheté une maison pour une petite fille aventurière, et que j'espérais que sa courageuse maman accepterait de me la confier pendant ses heures de travail»
Elle ne s’attarde pas vraiment sur la maison achetée, se doutant bien qu’il n’avait pas fait ce long voyage pour passer dire bonjour et repartir, mais ce qui attire le plus son attention c’est le « courageuse maman ». Sa courageuse maman ? Qu’en savait-il au juste ? À quel moment aurait-il pu s’en rendre compte ? Quand elle était seule dans cet immense loft de Londres, la petite sur les bras, tandis que lui batifolait dans les bras de sa potiche ? Quand elle a décidé de reprendre sa vie en main, laissant derrière elle amis et famille, son seul soutient, et partant pour les États-Unis, dans le seul but de se débarrasser de l’angoisse qu’elle ressentait à chaque fois qu’elle mettait les pieds dehors et qu’elle risquait de tomber sur lui au coin de la rue ? Ou alors quand, après une énième déception, elle est partie à l’aventure, seule avec sa fille, pendant deux longs mois, tentant de la combler comme elle le pouvait et prenant bien soin de ne pleurer qu’une fois sous sa douche, afin que Lilly ne l’entende pas et qu’elle ne se doute jamais de la détresse de sa maman ? Impossible car il n’était pas là ! Alors oui, qu’en savait-il ?

Il dit être là pour voir sa fille…c’est plutôt une bonne chose, non ? Alors pourquoi ressent-elle cette déception ? Qu’espérait-elle ? Qu’il aurait compris l’énorme erreur qu’il avait faite en trompant une femme comme elle, et qu’il n’était là que pour s’excuser et obtenir son pardon ? Bien sûr que non…et puis quand bien même il serait là pour ça, les aurait-elle acceptées ses excuses ? Absolument pas. Elle n’en avait plus rien à faire et ce, depuis bien longtemps. Alors pourquoi ne parvient-elle pas à se débarrasser de ce sentiment qui enfle lentement et surement ? D’un autre côté, s’il s’était présenté et n’avait parlé que d’elle, que d’eux, et pas une seule fois de Lilly, l’aurait-elle bien pris ? Bien sûr que non ! Lilly, c’est son bonheur, son univers et elle ne peut qu’aimer ceux qui l’aiment sincèrement. Cela voulait-il dire qu’elle l’aimait lui, celui qui l’a brisé ? Certainement pas ! Perplexe et perdue, elle n’a pas le temps de trouver quoi répondre, qu’elle voit Owen s’approcher d’elle. Son regard plein de colère se teinte alors de crainte, tandis qu’elle ne peut retenir un mouvement de recul, heurtant doucement le meuble juste derrière elle. Ils étaient déjà bien assez proches comme ça, alors pourquoi s’approchait-il davantage ?

Voilà qu’il lui tend un bout de papier à présent. Son regard oscille nerveusement entre son visage et ce papier, tandis qu’elle avance une main hésitante et qu’elle s’en empare. Elle le parcourt rapidement, s’assurant du coin de l’œil qu’Owen ne s’approche pas davantage. Bon sang, il avait bel et bien acheté une maison à Savannah. Cette maison, Lena était déjà passé devant de nombreuses fois, remarquant à chaque fois à quel point elle était belle. Bien trop honnête envers elle-même, elle ne pouvait pas aujourd’hui lui rendre sa stupide photo et lui cracher à la figure à quel point il avait été stupide d’acheter une telle horreur…non…elle ne pouvait pas, car il avait acheté la maison de ses rêves. Elle déglutit bruyamment en regardant chaque photo, avant de replacer son regard sur Owen. Bon sang il la connaissait…il la connaissait trop bien. Il savait exactement sur quels boutons appuyer pour susciter l’émotion dont il avait besoin. Pourquoi avait-il fallu qu’il revienne dans sa vie, là, maintenant, alors qu’elle était si fragile ? C’était tout bonnement insensé ! C’est comme ces prédateurs, qui savent exactement quand leur proie est la plus vulnérable, avant de fondre sur elle, sans honte et sans la moindre once de pitié. Là, coincée dans cette pièce, c’est comme ça qu’elle se sent. Prise au piège et sans défenses. Elle le dévisage de nouveau, tentant de trouver en lui quelque chose de rassurant ou d’apaisant, mais elle ne trouve rien de tout cela. Juste ce regard perçant qui a tant de pouvoir sur elle, avec petite pointe de « je ne sais quoi » qu’elle ne parvient pas à identifier. Il reprend la parole sur un ton solennel qu’elle ne lui connaissait pas
«  Je sais qu'une maison ou de l'argent ne peut en rien compenser le mal que j'ai fait. Mais je veux réellement être là pour Lily, qu'elle grandisse avec son père et dans de bonnes conditions. »

Sans vraiment réfléchir, elle lui coupe la parole, remplie de la rage et de la déception inexprimée depuis si longtemps. « Il fallait peut-être y penser avant de briser notre famille non . Tes conditions, tu les avais Owen, tu avais tout pour que notre fille grandisse dans les meilleures conditions ! Mais de toute évidence, ça ne te suffisait pas ! Ils avaient un foyer, une famille, ils étaient heureux…du moins elle l’était et lui non apparemment. Elle se mord nerveusement et discrètement l’intérieur des joues, afin de mettre tout de suite fin à la tentative de ses larmes qui souhaitaient de toute évidence, trahir la confusion dans laquelle elle baignait.
«  J'ai tout quitté pour vous rejoindre, et...je n'attends rien, tu es celle qui a le pouvoir de décision ici, mais si besoin sache que ce n'est pas la place qu'il manque. »

Elle avait le pouvoir de décision ? Vraiment ? Pourtant, c’était bien elle qui était là, enfermée dans cette pièce, contrainte et forcée de l’écouter sortir tout son baratin. Choquée par cette proposition sortie d’on ne sait où, elle poursuit sur sa lancée
« Attends, tu me proposes de m’installer chez toi ?! Tu plaisantes rassure-moi ?! Je ne vois aucun univers, aucune version de cette réalité ou de cette rencontre qui pourrait se terminer par « oh oui Owen, j’adorerais vivre de nouveau avec toi ! ». Tu as tout quitté pour nous rejoindre ? Moi j’ai tout quitté pour te fuir ! Cette fois, c’est à elle de s’approcher de lui, levant sa petite tête vers lui et dardant son regard glacial dans le sien « As-tu la moindre idée de ce que tu m’as fait ? Je t’ai fait confiance comme je n’avais jamais fait confiance à qui que ce soit sur cette foutue terre et tu m’as trahi moi, Lena, la femme qui t’aurait tout donné ! » Sentant le gout du sang se répandre dans sa bouche, Lena relâche la pression de ses dents sur sa peau. Sans plus attendre, des larmes coulent doucement sur ses joues, sans qu’elle ne puisse le contrôler et sans qu’elle ne le veuille. Dans son regard brouillé par les larmes, il pouvait lire, au-delà de la colère, de la déception, une profonde tristesse et là, tout au fond de ses yeux bleus, une pointe d’amour récalcitrant, refusant de s’en aller, de la laisser en paix. Une chose est sûre, elle se battra de toutes ses forces contre cet amour dont elle ne veut pas ! Elle se battra de toutes ses forces contre elle-même !


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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Ven 10 Oct - 18:53

J'ai toujours agit par instinct plus que par réflexion. Le bluff est une deuxième nature, et agir avant de réfléchir aussi. Je suis une personne sanguine, je ne peux pas juste me soumettre et tendre l'autre joue. Ou laisser les choses m'ensevelir sans protester. J'ouvres ma gueule, grand et fort, je sors les poings s'il le faut, mais je ne subis pas, je ne suis pas une victime. C'est ce qui m'a fait réussir, mais aussi perdre. Et quand je devient tu, il faut alors se réinventer, apprendre d'autres réponses aux situations, aux problèmes alors qu'on est exposé. On se doit de protéger l'autre, mais pas de l'étouffer. Défendre mais pas attaquer. Partager, sans donner. On est toujours sur une ligne invisible, dont on n'a même pas conscience au final. Et avec Lena aussi j'ai été trop confiant. J'ai pensé à tort qu'elle m'était acquise, que tant que j'aurais des choses à lui offrir elle me resterait, me suivrait. Mais je me suis trompé, depuis le début. Elle n'en a rien à faire de l'argent ou de la taille de là ou elle vit. Bien sûr comme chacun de nous, elle apprécie le confort, de belles choses, de jolies robes, ou une voiture aussi rapide qu'agréable à conduire. Mais ce n'est pas le plus important pour elle. Sa famille passe avant tout. Son père, sa soeur, et par dessus tout, Lilly. Car pour Lena, on n'existe à travers ceux qu'on aime, ceux qu'on protège. Elle m'a donné ça, au quasi orphelin que j'étais, enfant unique élevé par des inconnus en chaîne, elle a donné sans conditions, avec toute sa confiance et son amour une famille. Un clan à trois avec ce petit bout déchaînant des trésors de joie. Je n'avais jamais eu ça, je ne m'y attendais même pas. Ca aurait été que nous deux, que je n'aurais pas sentit le besoin d'un enfant. Mais maintenant, sans elle je me sens vide. Une coquille agréable, chaude, brillante sous les projecteurs, une coquille qui a des sensations, comme ma barbe rêche sous mes doigts, qui m'irrite la peau. Mais une coquille qui n'est rien sans un leitmotiv, sans une poussée. Ma carrière l'a été, mais là encore ce n'est qu'éphémère, coup de maître, travail technique, et virement de compte en banque. Satisfaction intense, mais si courte. On s'habitue, on se lasse, on se délaisse.

Un enfant, une famille, ce sont des joies au quotidien, des surprises inattendues. Des plans rocambolesques, des jeux qui nous demandent de redevenir nous même petits. C'est de la confiance, la certitude qu'on est chez soi, que l'on peut souffler. En famille on a pas à retenir nos émotions, à mentir, ou à composer un visage. On est accepté tel que l'on est. J'étais égoïste, un vrai connard, au tempérament clairement excessif, et toléré parce que j'étais bon dans mon métier et assez malin pour savoir utiliser les gens. Mais Lena, elle a juste amené les bonnes choses en moi à faire surface. Avec patience, son air mutin caché derrière sa bouche sublime. Et je me suis retrouvé prit au piège. Moi le joueur, le briseur, je n'ai plus pu, plus voulue quitter cette jeune mannequin timide. Si belle et pourtant aussi farouche qu'une biche. Se figeant en studio, paniquée de ne pas savoir quoi faire, angoissée quand elle était entourée de toute l'équipe bourdonnante. Au début je voulais la rassurer, m'assurer qu'elle était intégrée à l'équipe. Et puis mon excuse de surveiller mon pari vis à vis de mes associés ne tint plus. J'avais besoin de la voir. De sentir qu'elle allait bien, d'entendre son rire, et même son pas tranquille, qui nous disait a tous que rien ne sert de courir quand l'on peut marcher et profiter.

Et aujourd'hui on se retrouve dans un cagibi sordide, elle choquée, moi repentant, à vif comme après un accident, ne comprenant pas la situation, le comment du pourquoi. C'est vraiment moi qui ai fait ça ?
Alors que j'approche doucement, voulant lui tendre la photo, ses yeux s'emplissent de crainte, sa respiration s'accélère et elle recule brusquement. Je me figes, en alerte. Elle n'est pas particulièrement claustrophobe, et bien que cette pièce soit étouffante, elle n'a pas de raison de paniquer. A moins que...la lumière se fait dans mon esprit et les mots s'étranglent dans ma gorge quand je comprends. Je recules, trébuchant presque, mâchoire crispée sous la réalisation qu'elle a peur de moi. Lena a peur de moi. Elle peut me reprocher beaucoup de choses, me haïr, vouloir me mettre à terre me prenant ma fille après être elle même partie, mais jamais je n'ai été violent avec elle. Même avant alors que j'étais si con, et que j'enchaînais les excès je n'aurais pas pris le risque de l'entraîner avec moi. J'ai toujours su m'arrêter quand elle était impliquée. Et nos disputes tenaient plus de chamailleries d'ados que de bagarres avec vaisselle volante. C'est la voix rauque et blessée que je reprends la parole.

-Tu n'as pas à avoir peur de moi Lena. Tu sais que jamais je ne pourrais lever la main sur toi. Tu as bien des raisons de me détester, mais saches que je n'ai jamais voulu te blesser, et que je veux m'assurer que vous ne manquiez de rien, pas parce que je le peux, mais parce que je le veux, vous êtes ma famille. Je t'ai trahit, et je ne sais pas si tu pourras me pardonner un jour, mais tu n'as rien à craindre de moi. Je ne te forcerais pas, en aucun cas. Je suis venu ici pour être là pour Lilly, mais aussi parce que je ne peux pas vivre sans toi....

Je ne peux pas continuer, pas comme ça, en ayant l'impression de la piéger, de la forcer à m'écouter. Pas alors qu'elle a peur de moi. Je ne peux pas faire les choses ainsi. On vaut mieux que ça. Péniblement je trouves la poignée, enlève le verrou de la porte et l'entrouvre, me décalant pour lui donner de l'air et de la lumière.

Les photos de la maison l'atteignent. Je vois comme elle aime cet endroit à la douceur avec laquelle elle touche le papier photo, le manipulant comme si elle voulait en graver chaque dessin. Le soulagement remplace la culpabilité, un tout petit peu. Rien n'est gagné, je n'oses même pas penser à plus que sortir tous les deux vivants de cette pièce pour l'instant. Mais au moins j'ai fais ça bien. Quand elle se mit à crier avec une hargne que je ne lui connaissais pas, je redressais le menton, alerte, répliquant avec la même fougue quoi que dénuée d'agressivité.

-Oui tu as raison et je le sais maintenant. J'avais tout. Tout. Une famille parfaite, une situation, tout ce dont on peut rêver hein ? Mais tu sais quoi, cela m'a terrifié ! Je n'avais jamais eu ça, jamais personne n'a eu à compter sur moi, n'a eu besoin de moi. Quand on n'était que tout les deux c'était facile, on allait partout, sans contraintes, et tu étais indépendante, mes faux pas ne pouvaient pas t'entraîner avec moi. Mais un bébé on ne peut pas se permettre ça. Pas de tremblements, pas d'erreurs. On ne se trompe pas sans sa nourriture ou dans la façon de le tenir. Et tout le monde me regardait et me condamnait d'avance, me prouvant petit à petit que je ne méritais pas ça, que je n'étais pas assez bien pour ça. Alors que toi tu étais si parfaite, si naturelle avec elle.


Je baisse d'un ton, voix basse et vibrante, retenant l'émotion qui crispe tout mon corps.

-Je n'ai pas su vous partager l'une et l'autre, faire taire la peur qui me disait que je ne te suffisait plus, que peut être ce bébé était ce que tu voulais le plus, et que je n'étais plus nécessaire.

Sa colère n'est pas plus facile à faire face que sa peine, mais aussi inattendue qu'elle soit, je peux réagir face à de la colère, par contre, confronté aux silences et à la peine qui écrase et étouffe tout, je ne peux rien. Et quand elle se rapproche de moi, me foudroyant du regard et la voix vacillante tant elle est furieuse contre moi, je comprends autre chose. Elle m'aime encore. Elle me hait d'une part, et m'aime d'un autre. Quand des larmes coulent sur ses joues, mouillants sa peau diaphane, je lui tend une main, hésitant, puis saisit doucement son poignet, la tirant à peine vers moi. Elle peut se dégager aussi facilement qu'elle respire, ma main étant plus posé sur elle qu'autre chose. Sa peau est étrangement froide, et je pense à recouvrir ses épaules de mon blouson, mais je sais qu'elle refusera. Elle a certainement amené une étole avec elle.

Doucement je m'éloignes de nouveau d'elle, la regardant sans rien dire, profondément conscient que tout est de ma faute, que c'est moi et moi seul qui suis responsable des cicatrices invisibles qui hantent son visage et son regard si franc. On ne peut peut être pas oublier, ni recommencer, mais je vais faire les choses bien, m'assurer qu'elles ont tout ce qu'il faut, qu'elles ne manquent de rien, et quand Lena me l'autorisera, je reviendrais dans leurs vies. Mais d'ici là j'ai encore beaucoup à apprendre.

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MessageSujet: Said I wouldn't call But I lost all control And I need you now... | Lena & Owen Lun 13 Oct - 14:56

Marcelle Auclair a dit : Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets...malheureusement, j'en ai rien à faire !

owen & lena

Pourquoi avait-il encore tant de pouvoir sur elle ? Comment était-ce possible ? Sa simple présence dans la même pièce était suffisante pour qu’elle soit dans tous ses états. Elle ne contrôle plus rien. Elle n’est clairement pas maitresse des évènements, là, enfermée avec lui, mais elle n’est absolument pas non plus maitresse d’elle-même. Elle aurait aimé pouvoir rester impassible, comme si de rien n’était et dire simplement « oh tient, salut Owen, ça fait longtemps, qu’est-ce que tu deviens ». Voilà la chose qui aurait sans doute été sensée, polie ou encore courtoise. Mais elle en était tout bonnement incapable. Le revoir était comme jeter de l’acide sur une plaie béante : ça fait mal, atrocement mal et il n’y avait rien ni personne, capable d’atténuer cette douleur. Il avait suffi d’un seul regard posé sur lui, pour que toutes ses convictions volent en éclats. Elle n’est plus sûre de rien, plus sûre de ce qu’elle dit, de ce qu’elle ressent et encore moins de ce qu’elle fait. Tout est fouillis et confus et la tornade de sentiments qui se déchainent en elle, la pousse dans des directions totalement différentes et contradictoires. Elle veut lui faire mal. Elle veut lui faire autant de mal qu’il lui en a fait. Elle veut le frapper, le gifler, le griffer. Elle veut le torturer mentalement, en monnaie de ces longues soirées qu’elle a passées à se demander ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter ça, à se dire qu’elle n’avait peut-être pas été à la hauteur, qu’elle avait échouée dans son rôle d’épouse et qu’elle n’était pas digne d’être aimée, qu’elle avait sans doute finalement, tout à fait mérité d’être trahie par l’homme qu’elle aime, que si elle avait été plus présente, plus tendre, plus dévouée ou plus que sais-je encore, qu’elle ne l’était déjà, il n’aurait eu aucune raison d’aller voir ailleurs.
Mais elle veut aussi se blottir dans ses bras comme elle le faisait avant et comme il lui arrivait encore parfois d’en rêver, rendant alors ses réveils encore plus douloureux. Elle veut qu’il la plaque contre une étagère et l’embrasse comme il ne l’a jamais fait. Elle veut retrouver ce lien si particulier qu’ils avaient avant. Elle veut lui pardonner. Elle refuse de lui pardonner. Elle veut tout recommencer…elle veut aller de l’avant, sans lui. Elle ne veut plus souffrir à chaque fois qu’elle le voit. Elle veut sentir son cœur s’emballer à chaque fois que son regard azur se pose sur lui... Elle veut passer sa vie à ses côtés. Elle veut qu’il sorte définitivement de sa vie… L’avoir près d’elle de cette façon ne l’aide vraiment pas à faire le tri. Elle en est incapable, et le voir se rapprocher davantage, elle ne peut le supporter. Pour la première fois depuis qu’elle connaît Owen, elle en a peur. Pas peur de ses mains et de ce qu’elles pourraient lui faire, mais peur de sa bouche qui pourrait encore prononcer des mots à l’effet dévastateur sur elle. Peur de ses yeux qui voyaient si clair en elle et qui étaient comme des poignards plantés au plus profond de son âme. Peur de lui, de son corps auquel elle avait tant de mal à résister autrefois. Peur de cet homme qui la possédait et qui pouvait faire d’elle ce qu’il voulait. Peur de sentir son parfum, autrefois si enivrant et rassurant et de perdre toutes ses bonnes résolutions. Elle craint de ne pas parvenir à se protéger de ce bourreau, prêt à la torturer davantage.
La voyant agir de cette façon, le regard d’Owen change. Il s’éloigne d’elle et manque de tomber. Lui qui semblait jusque-là si détendu et si sûr de lui, était à présent tendu et crispé. Adieu cet air suffisant qu’il arbore si souvent et bonjour l’air empreint de perplexité et d’incompréhension. Bienvenue dans le monde de Micka Mickaelson, quand elle découvrit que l’homme de sa vie couchait avec une autre depuis des mois.
« « Tu n'as pas à avoir peur de moi Lena. Tu sais que jamais je ne pourrais lever la main sur toi. » Ca, elle le savait très bien. Owen n’était pas un homme violent, c’était juste un homme infidèle et un peu idiot parfois, mais violent, ça non jamais. Elle ne craignait pas sa force, elle craignait son pouvoir. Sur le qui-vive, elle place ses deux mains sur une des étagères basse du meuble sur lequel elle est appuyée, histoire de se redonner une certaine contenance. C’est le ton grave et la voix tremblotante, qu’Owen poursuit, jetant encore un petit peu plus d’acide sur la plaie béante présente dans le cœur de Lena
« Tu as bien des raisons de me détester, mais saches que je n'ai jamais voulu te blesser, et que je veux m'assurer que vous ne manquiez de rien, pas parce que je le peux, mais parce que je le veux, vous êtes ma famille. Je t'ai trahit, et je ne sais pas si tu pourras me pardonner un jour, mais tu n'as rien à craindre de moi. Je ne te forcerais pas, en aucun cas. Je suis venu ici pour être là pour Lilly, mais aussi parce que je ne peux pas vivre sans toi.... »
Lena secoue vivement la tête en fermant les yeux, refusant d’en entendre davantage. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait dire ce genre de choses. Pas après lui avoir prouvé tout le contraire. Ces mots, elle rêvait de les entendre quand elle était encore à Londres, espérant qu’il lui reviendrait, qu’il reviendrait à la réalité, qu’il réaliserait que ce qu’ils avaient était beau et fort, et qu’il ne pouvait se résoudre à cracher dessus comme il l’avait fait. Elle avait perdu ces illusions depuis des mois et les entendre aujourd’hui était comme une agression pour elle. Comment pouvait-il se permettre de lui dire aujourd’hui qu’il ne pouvait vivre sans elle ? Ce n’était pas vrai. Tout cela n’était qu’un mensonge, un énième mensonge pour la manipuler, pour la mettre en confiance et la décevoir encore un peu plus, plus tard. Il n’était là que pour ça. Pour la détruire encore un peu plus, pour la torturer encore plus, comme s’il n’en avait pas fait assez. Cette maison, la maison parfaite, la maison de ses rêves, n’était rien d’autre qu’un instrument de plus dans son ignoble machination, c’était évident. C’était la seule et unique chose qui pouvait donner un minimum de sens à tout cela. Alors si c’était si évident, pourquoi était-elle là, à admirer cette photo avec tant de douceur ? Pourquoi avait-elle perçu de la déception dans la voix d’Owen alors qu’il lui parlait ? Et pourquoi ouvrait-il maintenant cette porte, lui donnant la possibilité de se soustraire à sa présence ? Le regard fixé sur ce petit halo de lumière presque surréaliste pénétrant dans la pièce, Lena hésite. Ses commandes motrices étant contrôlées par deux forces ennemies, elle est incapable de prendre une décision. Son instinct de conservation lui hurle de s’avancer et de passer cette porte, de fuir le danger imminent auquel elle était encore exposée, mais son cœur lui hurle tout le contraire. Il lui cri de rester encore là et de voir où tout ça pouvait bien les mener, comme si elle espérait encore un miracle…de quelle sorte ? Elle n’en a pas la moindre idée. Alors qu’elle fait un pas en direction de la sortie, Owen reprend la parole, sous le regard de plus en plus surprit de Lena.
« Oui tu as raison et je le sais maintenant. J'avais tout. Tout. Une famille parfaite, une situation, tout ce dont on peut rêver hein ? Mais tu sais quoi, cela m'a terrifié ! Je n'avais jamais eu ça, jamais personne n'a eu à compter sur moi, n'a eu besoin de moi. Quand on n'était que tout les deux c'était facile, on allait partout, sans contraintes, et tu étais indépendante, mes faux pas ne pouvaient pas t'entraîner avec moi. Mais un bébé on ne peut pas se permettre ça. Pas de tremblements, pas d'erreurs. On ne se trompe pas sans sa nourriture ou dans la façon de le tenir. Et tout le monde me regardait et me condamnait d'avance, me prouvant petit à petit que je ne méritais pas ça, que je n'étais pas assez bien pour ça. Alors que toi tu étais si parfaite, si naturelle avec elle. »

Ces mots, cette vague d’émotion…c’était trop pour Lena. Elle est submergée par tout ce qu’il lui confiait à présent. Elle qui était jusque-là si sceptique quant à ses confessions, elle ne pouvait plus douter de lui à présent. C’était tout bonnement impossible. Plongée dans son regard, elle y lit la vérité pure et dure qui la touche en plein cœur. Elle retint son souffle durant tout son discours, pendant que des larmes ruisselaient sur son visage. Elle était pendue à ses lèvres, buvant le moindre de ses mots comme si sa vie en dépendait. Comment avait-elle pu passer à côté de ça, de tout ce qui avait pu se passer dans son esprit à la naissance de Lilly ? Elle qui se vantait de tout voir et tout savoir, c’était raté. Elle avait longtemps pensé qu’à la naissance de Lilly, Owen s’était éloigné parce que la magie s’était évanouie, parce qu’elle ne l’attirait plus, parce que la voir en maman la rendait bien moins que sexy à ses yeux. Jamais elle n’aurait pensé qu’il ne se sentait pas à la hauteur.

« Je n'ai pas su vous partager l'une et l'autre, faire taire la peur qui me disait que je ne te suffisait plus, que peut être ce bébé était ce que tu voulais le plus, et que je n'étais plus nécessaire.
»

Cette fois, elle craque, touchée par l’émotion qu’elle sent en lui. Pourquoi avait-il attendu si longtemps pour montrer ses failles et ses faiblesses ? Pourquoi avait-il attendu de lui faire tant de mal avant de montrer que lui aussi avait un cœur, cœur qui avait également souffert dans cette histoire ? C’était à n’y rien comprendre !
« Et la seule solution que tu as trouvée à ça, c’est d’aller coucher avec une autre ? Tu n’aurais pas pu m’en parler ? On était deux dans cette histoire, t’étais pas tout seul ! Comment tu as pu garder tout ça pour toi ? Je croyais qu’il y avait quelque chose de spécial entre nous ! Et surtout comment as-tu pu croire que tu ne m’étais pas nécessaire ? J’aurais donné ma vie pour toi Owen et ça tu le savais et malgré ça, tu es allé en voir une autre ! »
Elle ne pouvait accepter cette excuse. Dans un couple, dans des moments de doute comme ça, on en parle, on règle les choses ensemble. On ne reste pas dans son coin à se monter la tête, et on ne règle surtout pas le souci dans les bras de quelqu’un d’autre. Elle était là, rien que pour lui, bébé ou pas bébé. Elle lui appartenait et il le savait. Il pouvait le voir à chaque fois qu’il la regardait. Tout le monde le lui disait en voyant le regard qu’elle posait systématiquement sur lui et l’admiration qu’elle lui portait. Il était son monde, sa vie. Elle pouvait s’accommoder de tout ce qu’il faisait, de son manque d’implication au quotidien, de son côté grand ado si agaçant mais si charmant, de ces moments où elle était un peu mise à l’écart, alors qu’il vivait la vie qu’il souhaitait…tout ça, elle s’en fichait, tant qu’elle était auprès de lui. Mais qu’il la trahisse, elle ne pouvait l’accepter. C’était impossible.
« Tout ce que j’attendais de toi, c’était que tu me laisses entrer, que tu t’ouvres à moi, que tu arrêtes de jouer le grand séducteur à qui on a mis la corde au cou sans qu’il ne s’en rende compte, contre sa volonté…que tu sois l’homme que je voyais en toi ! Au lieu de ça, tu m’as caché ce que tu pensais et tu croyais tout arranger en te précipitant dans le lit d’une autre ? »
Il approche sa main et cette fois, elle ne recule pas. Elle se contente de rester là, à le regarder, se demandant ce qui avait bien pu lui passer à l’esprit. Aucune excuse au monde ne pourrait justifier le fait qu’il l’a trompé. Il l’avait fait parce qu’il voulait se prouver qu’il pouvait plaire encore, alors qu’il n’avait qu’à se regarder à travers les yeux de sa femme pour se rendre compte que c’était le cas. Hésitant à essuyer ses larmes, il préfère l’attraper doucement par le poignet et l’attirer vers lui. Malgré ses frissons, cette main posée sur sa peau est comme une douce brulure et cette soudaine proximité si insupportable pour elle au départ, ne l’est plus du tout à présent. Elle ne peut le lâcher du regard, espérant y trouver ce petit quelque chose qui la rassurait autrefois, ce petit quelque chose qui la faisait se sentir à sa place. Mal à l’aise, il finit par s’éloigner, ce qu’elle regretterait presque…elle n’a rien trouvé, elle ne sent plus sa place dans son regard.
« Je t’aimais…je t’aimais et… Elle n’a pas le temps de terminer car son téléphone sonne. Il lui faut quelques secondes pour parvenir à le lâcher des yeux et partir en quête de son téléphone, caché quelque part dans le tulle de sa robe. À peine trouvé, elle décroche avec hâte en voyant le nom de sa nounou s’afficher sur l’écran
« Excusez-moi de vous déranger Madame Weaver, mais Lilly vous réclame… » C’est guettant Owen du coin de l’œil qu’elle répond à Becky en tâchant de lui cacher son état
« Je heum…dite lui que j’arrive au plus vite ! Elle raccroche, avant de ranger son téléphone et de passer sa main dans ses cheveux, sans oser le regarder de nouveau. Si la parole était plus ou moins réengagée entre Owen et Lena, ils n’avaient pas vraiment parlé de Lilly. Que faire ? Lui mentir et s’échapper afin de prendre soin de sa fille ou l’inclure dans le problème ? Il était là pour sa fille et elle ne pouvait priver Lilly de son père ad vitam aeternam. C’est pourquoi elle se racle doucement la gorge et reprend la parole « Lilly a…Lilly vient de se réveiller et elle me réclame… » Elle lève enfin les yeux et poursuit «Tu veux m’accompagner ? » En voilà une main tendue. Ça n’arrangerait sans doute pas les choses entre eux, mais si ça pouvait faire plaisir à sa fille, elle ne pouvait s’en empêcher. La seule chose à laquelle elle avait toujours pensé et à laquelle elle penserait toujours, c’était le bonheur de sa fille.
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Dernière édition par Mickaëla Weaver le Dim 23 Nov - 0:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Ven 17 Oct - 17:52

On grandit sous l'autorité de nos parents, et à partir du moment ou l'on comprend que l'on peut se lever, se tenir debout, nous n'avons de cesse de lutter pour marcher, jusqu'à nous affranchir des bras qui nous tiennent hors de portée, des mains qui nous soutiennent. On nous apprend à marcher pour nous dire ensuite de rester assis, et quand l'on sait parler, il faut apprendre à se taire. Nous n'avons qu'une hâte, celle de nous débarrasser de cette autorité, de s'en affranchir, pour dire, faire et vivre ce que l'on veut sans restrictions. On combat ceux qui nous ont donné la vie, on les contredit, les provoque, testant nos forces, la fougue de la jeunesse, contre la force de l'expérience. Et puis un jour on coupe tout, on part, on ferme la porte bien décidé à ne plus l'ouvrir. Et surtout à ne plus avoir besoin de personne. Si on peut se passer de maman, on peut se passer de tout le monde non ? On vit à cent milles à l'heure, en groupe, seul, on baroude, on teste nos limites, les possibilités, opportunités.

Et un jour, sans prévenir, sans qu'on s'y attendre, le besoin est là. De quelqu'un d'autre, d'une présence avec nous le matin au réveil, et le soir pour partager notre journée. On veut transformer le je en nous. Avoir un tu avec qui se chamailler à propos des vacances, un nez sur lequel mettre la peinture de la chambre d'amis, un parfum sur l'oreiller, et même des habits éparpillés dans nos tiroirs. On perd l'envie d'être égoïste pour celle de partager, de créer. De faire des choses à deux, d'entraîner et de se laisser entraîner, de découvrir, de surprendre. Et petit à petit, on redevient dépendant. On attend l'autre, on a besoin de son avis, de son approbation, on craint sa désapprobation, ou sa peine. On ne se rend pas compte qu'on se laisse prendre au piège tout doucement, jusqu'au jour ou l'on demande au tu avant de penser au je. Et on s'oublie dans cette dépendance, ou on croit qu'il n'y a plus deux entités mais bien une seule. Il suffit d'une fois, à croire que ce l'on veut est un souhait partagé. On communique trop, puis a force de tout se dire, on ne se parle plus, on joue aux devinettes jusqu'à l'erreur qu'on ne peut pas rattraper, qui creuse un fossé.

A deux on partage le poids des décisions, des problèmes à régler, mais on se met aussi la charge d'un deuxième état de bonheur, d'un contentement de l'autre, de désirs parfois contraires. La nature humaine est dans la dualité, si on a besoin des autres, et que l'on recherche leur compagnie, que l'on veut une famille, un clan, on refuse pourtant de s'enchaîner, on a peur de l'engagement, d'être envahit. On se crée des barrières insurmontables, pour ne pas laisser passer les autres, de peur de ne plus pouvoir vivre sans. Lena est devenue le centre de ma vie. Elle y est rentrée en un souffle frais, avec son grand regard transperçant de franchise, désarmant d'honnêteté et d'accessibilité. Elle doutait, ne croyait pas qu'elle pourrait percer comme mannequin, ne l'avait jamais envisagé. Mais elle a choisit de me faire confiance. Et cette confiance je l'ai investit chaque jour de sa carrière, en restant avec elle lors des shoppings en la rassurant et lui expliquant ce que le reste de l'équipe ne faisait pas forcément, oubliant que sous ses airs a l'aise, elle était nouvelle, et pas issue du milieu. Puis petit à petit on a travaillé ensembles sur tout les aspects des contrats, construisant des projets, discutant en dehors, prenant prétexte d'un café ou d'un repas d'affaire pour continuer de discuter, se complémentant. Elle est l'une des très rares personnes qui peuvent me contredire et me faire entendre raison. Elle a une compréhension des autres qui lui donne les mots pour nous faire comprendre notre erreur, et envisager la situation autrement.

D'employée, je l'ai considérée comme une associée, puis finalement cela non plus n'a plus suffit et j'ai eu besoin d'elle tous les jours, j'ai eu besoin de tout d'elle. Je voulais que ses sourires me soient destinés parce que ma présence la faisait sourire, pas parce qu'elle est polie, ou que je lui racontais une bêtise attrapée au vol dans un couloir. J'eus envie de rester traîner au lit pour la regarder dormir, et prendre le petit déjeuner directement sur la couette comme des enfants. Tant de petites choses qui m'ont rendues meilleur, qui m'ont apprit la patience, la concession...Elle est devenue tout, au point que je n'ai même pas pensé avoir peur en apprenant l'existence de Lilly. Mais ce bébé, le fait de tout faire ensembles, c'est devenu trop. Alors que tout le monde semblait mieux gérer cette grossesse puis notre enfant que moi. Nous couvrant de cadeaux dont je ne savais que faire, m'assommant de conseils terrifiants. Et à côté de moi, rayonnante Lena, faisant face avec joie a tout ça, parfaitement à l'aise alors que la panique m'étranglait.

A ce souvenir c'est comme si tout mon corps me gratte, me démange, je me souviens de la sensation d'étouffement dans le loft, ou les affaires de la petite étaient partout, ou nous avons perdu toute intimité, ou le deux est devenu un trois qui ne tournait qu'autour du plus petit individu. Et le besoin égoïste, animal, d'exister, de retrouver le désir, les bras de ma femme plutôt que ceux harassés d'une maman jonglant entre un biberon et une serviette de bain. Elle a raison. J'aurais du lui parler, trouver avec elle un équilibre, réclamer plus de moments avec ma fille, envoyer se faire foutre mes collaborateurs. Mais à la place j'ai refusé de voir que j'avais un problème. Que le baby blues, c'est moi qu'il foutait en l'air. Comment aurais-je pu, j'étais sensé être le pilier, la force de cette famille, et au lieu de soutenir ma famille je l'ai abandonné pour me conforter dans mon image.

-Parce que je ne l'ai pas réalisé avant que ce soit trop tard. Je n'ai pas pu imaginer d'autres moyens de faire, tu étais si heureuse, si dévouée, et Lilly te réclamait constamment. C'est...c'était...je ne sais pas ok ? J'aimerais pouvoir t'expliquer, mais je ne peux pas. J'ai perdu pied. Je pensais que te demander de l'attention alors que tu te donnais toute entière au bébé aurait été mal. Et réagir comme je l'ai fait c'était complètement puéril, je voulais retrouver ce regard que tu n'avais que pour moi, et j'ai cru ne plus pouvoir retrouver notre complicité. J'ai paniqué. Je devais retrouver du contrôle. Et peut être me punir moi-même aussi de n'avoir pas été à la hauteur. Toute ma vie j'ai pu régler les problèmes par mon nom ou l'argent, et d'un seul coup il n'y avait rien que je puisses faire, terrasser par un petit bout. Cet amour que j'ai pour toi, que j'ai pour Lilly, ça m'a terrifié.

Je m'arrêtes à bout de souffle. Je ne peux pas la convaincre, il faut que je lui montres, que je suis prêts à me sacrifier pour elles deux, que je peux être un bon père, que j'apprendrais tout ce qu'il faut mais qu'elle peut me donner une nouvelle chance. Je la laisses déverser sa peine, sa colère, je comprends qu'elle tient encore à moi, qu'il y a de l'espoir, mais qu'aucun de nous ne sait quoi faire de ce vide qu'on a créé en se donnant trop, en se laissant trop de libertés. On a tout fait sans règles, sans décider qui quoi quand. On a dansé sur le fil jusqu'à tomber des deux côtés.

Son téléphone sonne, et je la vois se raidir, puis se détendre, retrouvant cet air plein de tendresse qui me sert le coeur. Avant même qu'elle ne réponde, je sais que cela concerne Lilly. Je la vois hésiter, nerveuse, redevenue un instant cette jeune femme effarouchée de ce monde inconnu dans lequel on l'a plongé sans la prévenir. Puis ses yeux rencontrent les miens, et mon souffle se coince dans ma gorge quand j'y vois une main tendue, une ouverture. Quand elle me propose de voir notre fille, de l'accompagner, je hoches la tête, incapable de répondre. Réfléchissant à toute allure à ce que je vais dire à mon trésor. Comme elle m'a manqué ! Je sais quel effort c'est pour Lena de me laisser cette opportunité. Elle a obtenu la garde, elle peut légalement me refuser de voir la petite. Qu'elle ne le fasse pas, me laisse espérer que l'on puisse trouver un terrain d'entente.

-Merci Lena.

J'ouvres grand la porte, lui fait signe de me précéder, cherchant mes clés au cas ou elle serait venue en taxi.

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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Mer 29 Oct - 2:47

Marcelle Auclair a dit : Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets...malheureusement, j'en ai rien à faire !  

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Elle le regarde, le dévisage, s’imprègne de lui, de chacune de ses expressions, de ses sourcils qui se froncent alors qu’il tente de lui expliquer le pourquoi du comment, de ses lèvres qui s’agitent, débitant tous ces mots qui la touchent en plein cœur, de ses yeux rivés sur elle, lisant en elle comme ils l’ont toujours fait, de son corps tout entier, tendu, agité, torturé par une force qu’elle ne connaissait pas…elle le dévore des yeux, avide de comprendre, avide de savoir. C’est la première fois qu’elle voyait Owen ainsi, et cette vision la déstabilise au plus haut point. Il s’expliquait, tournait les choses dans tous les sens pour tenter de justifier son geste, cet acte désespéré qui a tout bonnement brisé leur mariage, leur couple, leur famille, mais malgré toutes les explications, elle ne parvenait pas à comprendre. Elle ne comprenait pas ce qu’elle faisait là, à écouter son ex-mari tenter de se racheter, alors que cette soirée s’annonçait très bonne. Elle ne comprenait pas pourquoi elle restait là, à l’écouter, à lui laisser une chance de se justifier, alors qu’elle s’était toujours promis qu’elle ne se laisserait plus avoir. Elle ne comprenait pas pourquoi, alors que son cerveau lui disait que toutes les excuses du monde ne suffiraient pas à la convaincre de lui pardonner, ne l’aiderait pas à comprendre cette infidélité qui lui avait fait tant de mal, son cœur lui, semblait bien décidé à se laisser convaincre, touché par son apparente sincérité. Elle ne comprend pas pourquoi, alors qu’elle lui a déjà tout donné d’elle-même une fois, alors qu’elle lui avait donné sa confiance, alors qu’elle aurait pu placer sa vie entre ses mains et qu’il l’avait trahi, alors qu’elle s’était promis de ne plus jamais lui faire confiance, de ne plus jamais lui laisser une autre opportunité de la toucher, d’atteindre son cœur déjà en miettes, elle était là, à lui déballer tout ce qu’elle avait sur le cœur. Pourquoi elle était là à lui dire à quel point elle l’aimait autrefois. Elle ne comprenait pas pourquoi, alors qu’elle tentait chaque jour de se convaincre que c’était du passé, que toute cette histoire n’avait plus la moindre importance pour elle, elle se met à pleurer, dépassée par toutes ses émotions. Elle ne comprenait pas pourquoi Owen qui avait toujours été le plus calme, le plus tempéré, le plus en contrôle des deux, semblait aujourd’hui si mal. Elle ne comprenait pas pourquoi, le temps d’un instant, elle envisage de lui accorder sa confiance de nouveau. Elle ne comprenait pas pourquoi elle se sentait si faible face à lui, pourquoi elle se laissait embobiner si facilement, pourquoi il la possédait de cette façon.

Mickaëla Lena Weaver n’était pas de ces petites choses fragiles que l’on peut mener par le bout du nez, qui ont besoin d’un homme pour prendre leur défense, ou qui se laissent abattre dans la vie. Il en fallait beaucoup pour la mettre à terre. Elle a toujours pris le taureau par les cornes, s’est toujours débrouillée seule et ne s’est jamais laissé marcher sur les pieds, jamais. Plus jeune, elle dévorait tous ceux qui se dressaient entre elle et ses rêves, et rien ni personne n’aurait pu l’arrêter. Des rêves plein la tête et la rage au cœur, elle avançait dans ce monde, sans craintes, sans entraves, sans frein. Elle ne craignait rien ni personne, et même quand il lui fallut prendre les choses en main après la mort de sa mère et la dépression de son père, elle ne s’est jamais plaint une seule seconde, bien consciente du fait que si elle s’effondrait, Meg et son père suivraient dans la seconde. C’était le pilier, le soutient, la petite bombe au grand cœur qui protège ses proches au péril de sa vie et qui se dresse pour prendre leur défense. Elle sautait dans le vide sans hésiter, ouvrant son parachute à la dernière seconde, croquait la vie à pleines dents et vivait à 100 à l’heure…et puis Owen est arrivé, sa faiblesse, son talon d’Achille, celui pour lequel elle acceptait petit à petit sa part de faiblesse. Si dans les premiers temps, elle continuait à faire la dure, la femme forte qui peut très bien s’occuper d’elle-même, elle fit petit à petit un peu de place à Owen, l’autorisant à prendre soin d’elle, à veiller sur elle, lui accordant sa confiance et plaçant rapidement son bien-être avant son petit confort. Elle voulait le rendre heureux, le voir sourire, le rendre fier, fier d’avoir une femme comme elle, fière de ce qu’elle était, fière de ce qu’il avait fait d’elle, fière du couple qu’ils formaient et de la vie qu’ils menaient. Mickaëla qui s’était très longtemps occupée d’elle-même et de tout son petit monde, laissait alors la place à Lena, femme d’Owen, faisant sien son nom et son monde, lui donnant un pouvoir sans limite sur sa vie et son bonheur. S’il était heureux, elle l’était également. S’il était inquiet, elle faisait en sorte de l’aider à se détendre, l’incitait à se reposer sur elle comme elle se reposait sur lui, n’aspirant qu’à une seule chose : lui être indispensable comme il lui était indispensable. Elle n’a plus envie de toute assumer seule, elle n’en voit plus l’intérêt si Owen est à ses côtés. Maintenant qu’elle lui appartenait, elle n’avait plus besoin de se battre seule. Il était son ami, son amant, son patron, son pilier, son confident…son univers. Jamais elle n’aurait pensé un jour qu’un homme puisse avoir autant de pouvoir sur elle et pourtant, elle n’était pas inquiète une seule seconde. Choisir d’aimer et de se donner est un risque énorme, considérable. C’est s’ouvrir entièrement. C’est donner à l’autre, l’accès à nos moindres pensées, à nos craintes, à ce que nous sommes au plus profond de nous-même, et lui faire confiance, une confiance aveugle. C’est croire au plus profond de soi qu’il ne nous trahira jamais, que ce que nous avons suffisamment de valeur à ses yeux pour qu’il ne profane pas notre cœur où il a une place si importante. C’est sauter dans le vide sans parachute et savoir que l’autre sera là en bas, pour nous rattraper.

Elle lui appartenait et ça lui convenait. L’entendre l’appeler « SA femme » ou « SA Lena » la rendait heureuse et apprendre qu’elle portait son enfant fut pour elle la plus grande fierté. Jamais elle n’aurait pensé que ce qui fut pour elle la plus belle preuve d’amour possible, s’avérerait être l’élément déclencheur de tant de malheur. Elle n’aurait jamais pu imaginer que cet enfant, le fruit de leur amour, jetterait un tel froid dans leur couple. Elle n’aurait jamais pu imaginer qu’Owen aurait été autant déstabilisé par le simple fait de ne plus avoir toute l’attention de sa femme, elle qui lui appartenait entièrement. Heureuse, épanouie et fière, elle n’avait rien vu venir. Elle n’avait pas peur. Elle n’avait jamais peur tant qu’il était à ses côtés. Elle n’aurait jamais imaginé que son colosse était en fait un colosse aux pieds d’argile et qu’il irait trouver la sécurité et le réconfort dans les bras d’une autre, plutôt que dans les siens. Elle avait sauté dans le vide sans parachute, se fiant la promesse d’Owen de l’aimer et de la chérir jusqu’à ce que la mort les sépare, et elle s’était violemment écrasée au sol…de toute évidence, elle n’avait pas été mise au courant que l’autre nom de la mort était « jeune mannequin de 21 ans, sans vertu et sans valeur » !

«…je voulais retrouver ce regard que tu n'avais que pour moi » Pour chercher à retrouver quelque chose, il faut déjà l’avoir perdu non ? C’est une loi de l’univers : on ne cherche que ce qui a disparu. Alors pourquoi cherchait-il ce regard ? Lena n’a toujours eu d’yeux que pour lui. Elle l’admirait, l’idolâtrait même parfois, ce qui inquiétait sa petite sœur d’ailleurs, elle qui n’avait jamais vu sa sœur agir comme ça avec qui que ce soit. Alors pourquoi le chercher ? Dans le lit d’une autre qui plus est ! Il était inutile de chercher quoi que ce soit ! Il suffisait juste d’ouvrir les yeux et de la regarder. Tout le monde pouvait voir à quel point elle l’aimait, à quel point ses yeux brillaient quand elle le regardait, tout le monde, sauf lui.
« Il était là ce regard ! Il était bel et bien là, mais tu as été incapable de le voir ! » Lâche-t-elle histoire de remettre un peu les choses à leur places. Elle n’avait jamais cessé de le regarder de cette façon si spéciale et elle ne le ferait sans doute jamais…

«  Cet amour que j'ai pour toi, que j'ai pour Lilly, ça m'a terrifié » . En entendant ces mots, elle se fige, les lèvres légèrement entrouvertes sous l’effet de la surprise. Venait-il vraiment de dire « cet amour que j’ai pour toi » ? Pas que j’avais, mais bien que j’ai ? Comment pouvait-il déclarer l’aimer ? C’était impossible ! On ne trahit pas quelqu’un que l’on aime, du moins pas dans le monde de Lena. Alors comment pouvait-il venir la voir à présent et lui lancer qu’il l’aimait ? C’était cruel, atrocement cruel ! Entendre ces mots passer la barrière de ses lèvres est une véritable torture pour la belle anglaise, qui déglutit avec peine, cherchant avec peine quoi répondre à cela.

Elle n’a pas le temps de trouver car sa sonnerie retentit, sonnant le glas de la fin de cet échange haut en couleurs. Sans vraiment y réfléchir, elle propose à Owen de l’accompagner, pour Lilly. Il était encore relativement tôt et la petite fille serait sans doute très heureuse de voir son papa. Convaincue que c’est pour Lilly qu’elle le fait, elle fait rapidement taire la petite partie d’elle-même qui hurle que non, ce n’est pas pour sa fille, mais bien pour elle qu’elle le fait, pour se donner l’illusion qu’elle a encore une famille avec l’homme qu’elle aimait. Il accepte sans se faire prier et la remercie, ce à quoi elle répond par un simple hochement de tête. La porte grande ouverte devant elle, l’incite à enfin sortir de cette pièce. Elle abandonne les coupes en plastique qu’elle était venu chercher, récupère sa pochette abandonnée sur une étagère et quitte cet endroit si exigu. En passant à côté d’Owen, elle ne peut s’empêcher de marquer une pause et de lever la tête, posant une nouvelle fois son regard émeraude sur lui, puis elle poursuit son chemin, Owen sur les talons. Elle s’excuse auprès de son patron, salue quelques collègues et quitte la soirée qu’elle avait eue tant de plaisir à organiser dans les moindres détails. Une fois à l’extérieur, elle se tourne vers Owen et lui dit sans vraiment oser le regarder

« J’ignore comment tu es venu, mais moi je suis venue en taxi… » Alors que son regard se balade un peu sur les environs, elle remarque une moto garée non loin de là et comprend qu’il s’agit du véhicule d’Owen. « En moto…bien sûr… Voilà le véhicule du parfait père de famille par excellence. Elle sort une nouvelle fois son téléphone de son sac et cherche le numéro des taxis auxquels elle faisait souvent appel « Je vais prendre un taxi si ça ne te dérange pas…je n’ai pas vraiment la tenue adéquate pour chevaucher ta monture ! Dit-elle avec une ironie à peine dissimulée, avant de poursuivre   « Je te donne l’adresse de l’hotel et on se retrouve là-bas ? » C’était plus une affirmation qu’une question…elle n’avait aucunement l’intention de grimper sur sa moto et elle n’avait pas envie de partager un taxi avec lui…elle avait eu son compte en matière d’espaces confinés partagés avec son ex mari pour la soirée.
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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Dim 2 Nov - 12:10

Il y a quelque chose de pas juste, de déplacé, dans son expression. Dans sa façon de me détailler cliniquement, de noter la moindre chose que je fais ou dis, comme si j'étais un étranger, ou un animal sauvage qu'elle essayait d'apprivoiser à distance. Qu'elle ne savait pas si elle ferait mieux de reculer ou d'attaquer. C'est étrange. Je retrouves exactement son visage, ses traits n'ont pas changés, la couleur de ses yeux non plus. Mais certaines expressions, les sentiments qui traversent son visage, ont changés. Elle n'a plus la même manière de se comporter envers moi. Plus que de l'indécision ou de la colère elle a une distance envers nous qu'on n'a jamais eu. Même alors que nos rapports étaient professionnels. Mais a présent on marche tout deux sur des oeufs, n'osant rien dire, rien faire. Ayant forcément tort, et disant tout de travers. On se regarde à la dérobée, tendant la main dans le vide, tremblant de peur d'être repoussé. Maladroit comme des adolescents, coupables comme des adultes.

Je passes une main dans mes cheveux, les ébouriffant de frustration. Je ne suis pas habitué à ressentir ce mélange acide de culpabilité, colère, frustration. De devoir me retenir de la toucher, de ne pas avoir le droit même de la regarder, ou la complimenter. Si je regrette de l'avoir trompé oui. Mais je le regrettes parce que ça a tout foutu en l'air. Pas d'avoir découché, car même si ça ne valait pas tout ça, ce serait arrivé à un moment ou un autre. Là ou pour elle le sex est un engagement à part entière, c'est pour moi une façon de gérer le stress, la contrariété, c'est futile, sans conséquences que le plaisir. Ca a prit une toute autre dimension avec elle. Je n'ai jamais couché à plusieurs reprises avec une femme qui n'était rien pour moi. Mais Lena ? Tout me donnait envie d'elle, de ses mèches qu'elle épinglaient derrière ses oreilles pour dégager son visage, a son rire charmant. Son organisation parfaite alors que je suis la personnification du mot bordel. Sa douceur, ses bras aimant, qui accueillent autant une petite fille apeurée par le monstre sous son lit, que son gamin de mari qui s'est prit un peu trop de coups à la boxe.
Entre nous il y avait toujours cette tension, ce défi d'obtenir l'autre en toute occasions, de le surprendre, le séduire. Puis on a plus eu le temps, trop de fatigue, trop de boulot, de pression, de décisions à prendre, de choses à gérer.

Elle ne peut pas comprendre, ne pourra jamais. Et je ne crois pas qu'expliquer pourra jamais arranger les choses. Entre nous c'est intense, brûlant, des actions plutôt que des discours barbants. On est orgueils, passion, jalousie, amour. On ressent trop, plus que ce que l'on peut exprimer. Je la regarde, et je vois cette femme si forte, et pourtant si fragile. Elle ne peut pas accepter des autres les faiblesses qu'elle ne tolère pas chez elle. Elle ne peut pas me pardonner car elle ne s'est pas pardonné d'avoir laisser les choses arriver.

Je ne réponds pas à ses remontrances, on tourne en rond, c'est épuisant, et je penses avoir apprit au moins à ne pas me battre contre elle. A la place je lui offrirais des souvenirs, et surtout des preuves que j'ai changé. Par cette maison a laquelle je donnes vies pour elles. Par ma présence pour notre fille. Peut être que pour commencer il faudrait que je demandes son avis à Lena, que je l'intègre à mes projets plutôt que de lui faire subir.

-Je pensais acheter un chaton ou un chien à Lilly. Je sais qu'elle adore les animaux, et avec la maison, c'est le cadre idéal. Et si tu es d'accord, ça me fera l'occasion de l'emmener balader en forêt.


On sort de la salle sans plus de simagrées, retraversant la foule éparpillée sans trop de mal, Lena saluant ses connaissances au fur et à mesure, expliquant les raisons de son départ, et récoltant des sourires émues des mamans habituées aux interruptions par leur nounou ou baby sitter. Je sens la désapprobation dans son regard avant même qu'elle ne parle quand elle voit la moto. Je sais ce qu'elle pense. Et si sur le coup l'idée d'aller vite était celle qui avait ma priorité, il est évident que j'achèterais une voiture pour pouvoir récupérer ma fille. Et de toute façon elle aurait certainement trouvé une raison pour ne pas venir avec moi. De ma mauvaise conduite, au fait qu'elle ne voulait pas passer plus de temps que nécessaire avec moi. J'acquiesce sans répondre à son sarcasme, visualisant rapidement le plan de la ville pour essayer de me repérer quand à la direction à prendre. Il ne doit pas y avoir énormément d'hôtels dans une ville de la taille de Savannah.

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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Mar 11 Nov - 14:40

Marcelle Auclair a dit : Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets...malheureusement, j'en ai rien à faire !

owen & lena
Un animal pour la petite ? En voilà une charmante attention. Lena retient un sourire légèrement attendri, comme à chaque fois que quelqu’un avait de l’intérêt pour le bonheur de sa fille, refusant de lui laisser voir sa faiblesse. Elle était en colère, folle de rage. Elle lui en voulait et elle n’avait pas l’intention de décolérer. Et puis dans le fond, elle ne savait pas vraiment s’il disait cela pour gagner des points auprès d’elle ou si c’était uniquement pour faire plaisir à la princesse. Malgré tout, pensant davantage au bonheur de Lilly qu’au sien, Lena se contente de hocher la tête, lui signifiant que cette idée ne la dérangeait pas. L’idée de laisser sa fille avec son père était légèrement étrange pour la jeune anglaise, mais elle se doutait bien qu’un jour, la question se poserait. Lilly demandait souvent où était son papa…elle le connaissait, s’en souvenait et elle l’aimait, c’était évident. Elle avait d’ailleurs cette photo de lui qu’elle avait tenu à mettre dans un petit cadre rose de princesse, posée juste à côté de son lit, rappelant sans cesse à sa maman que cet homme n’était plus à elle et qu’il ne le serait sans doute plus jamais, mais comment le lui refuser ? Comment dire à cette petite fille à la moue boudeuse si attendrissante, de se séparer de cette photo, seul et unique souvenir qu’elle avait de son papa ? Il faudrait être sans cœur pour faire une telle chose ! Alors Lena composait avec, tentant tant que faire se pouvait d’esquiver cette photo à chaque fois qu’elle couchait sa fille, ou qu’elle la tirait de son sommeil afin de la préparer pour l’école. Les questions avaient un peu diminué grâce à la présence de Chris dans la vie des femmes Mickaelson, mais elles persistaient encore à l’occasion, surtout depuis qu’elles ne vivaient plus avec Chris. La petite était perdue et ça pouvait se comprendre…tous les hommes de sa vie finissaient par prendre des distances et elle ne comprenait pas vraiment pourquoi. Du haut de ses cinq ans, la petite fille ne pouvait s’empêcher de penser que c’était de sa faute. Elle était l’un des facteurs communs aux deux situations après tout et ça ne pouvait pas décemment être la faute de sa maman qu’elle idolâtrait littéralement…c’était donc forcément de sa faute à elle et peu importait ce que Lena pouvait lui dire, Lilly avait beaucoup de mal à se défaire de cette idée récalcitrante. Alors l’idée qu’elle puisse enfin passer un peu de temps avec son père réjouissait d’une certaine façon, le cœur de mère de Lena.
La fête quittée, l’extérieur rejoint et une petite critique à peine cachée, faite sur le moyen de locomotion de son ex, elle appelle un taxi, avant de replacer son attention sur Owen. La Lena d’avant aurait trépigné à l’idée de l’accompagner sur son bolide. Elle avait une confiance aveugle en lui et elle aurait pu le suivre dans tout et n’importe quoi. C’était d’ailleurs pour cette raison que sa carrière avait eu une ascension si fulgurante : elle l’écoutait, se fiait à lui et le laissait faire tout ce qu’il voulait, pas par désintérêt mais bel et bien par confiance. Elle ne remettait jamais en questions ses décisions ou ses idées, non pas par manque de personnalité ou par crainte, mais toujours par cette confiance aveugle qu’elle avait en lui. Elle l’aimait de cet amour sans limite si dangereux, qui vous consume de l’intérieur, qui vous pousse à sortir de votre zone de confort et à sauter dans le vide sans parachute, persuadé que l’autre serait en bas pour vous rattraper, qui vous empêche de réfléchir par vous-même et qui lie entièrement votre destin à celui d’un autre être. Elle ne s’appartenait plus à elle-même : elle lui appartenait ! Elle se sentait pousser des ailes, et n’avait peur de rien, dès qu’il était à ses côtés. Alors une excursion à moto n’aurait été qu’une bagatelle pour elle, en jean et perfecto en cuir ou en robe haute couture, ça n’aurait pas eu la moindre importance. Il aurait suffi qu’il lui dise « suis-moi » pour qu’elle le fasse sans la moindre hésitation. Aujourd’hui, elle était maman et en tant que maman, elle ne pouvait plus se permettre ce genre de choses…à vrai dire, son statut de maman n’était qu’une excuse ! Elle n’avait plus confiance en lui et elle ne pouvait plus se permettre de remettre sa vie entre ses mains de cette façon. Elle crevait d’envie de retrouver ce sentiment qu’elle n’avait connu avec personne d’autre sur cette terre. Elle était plutôt la femme entre qui on remettait sa vie, en qui on avait suffisamment confiance pour se laisser guider à travers les tumultes de la vie, mais elle n’avait jamais rencontré qui que ce soit en qui elle puisse placer toute sa confiance, sans retenue, sans frein, sans questionnement, sans réflexion. Owen avait été le seul et unique à être parvenu à un tel résultat. Elle avait confiance en Chris, mais son cœur brisé et le sien lui criaient de rester sur ses gardes. Réaliser aujourd’hui qu’elle ne pouvait pas grimper sur cette moto lui signifie une fois de plus que quelque chose est définitivement brisé entre eux. Alors qu’elle le dévisage une fois de plus, les larmes lui montent de nouveau aux yeux. Elle mord doucement l’intérieur de ses joues, avant de se racler la gorge en détournant le regard, et de rajouter une petite précision
« On…on est au Bohemian Hotel, c’est à 10 minutes environs… » Elle termine à peine que le taxi fait son apparition. Elle jette un dernier coup d’œil à Owen, avant de s’engouffrer dans le véhicule, après avoir lâcher un « A tout de suite » Étrangement plein d’espoir. Un simple « à plus » n’engage en rien. À plus, veut plus souvent dire « à jamais », cela revenait à dire « on ne se reverra certainement jamais étant donné que je ne vais pas moi, chercher à te revoir, donc si tu ne le fais pas, à jamais ». Mais un « à tout de suite » signifiait des retrouvailles. Tout cela n’était pas terminé et c’était loin de l’être, de toute évidence.
Durant le court trajet, elle ne peut s’empêcher de se dire que toute cette histoire était tout bonnement incroyable. Il l’avait retrouvé. Il avait quitté l’Europe pour les Amériques, pour la revoir, pour tenter de lui expliquer le pourquoi du comment…elle n’aurait jamais cru Owen capable d’une telle chose, lui qui était toujours si désinvolte et je-m’en-foutiste par rapport à tout ce qui l’entourait. Il ne laissait jamais rien paraître, que ce soit des émotions positives ou négatives. Il ne disait rien et c’était à Lena de deviner ce qui pouvait bien se passer dans sa tête. Elle avait donc appris à lire en lui et mettait un point d’honneur à toujours anticiper ses besoins et ses désirs. Voilà pourquoi il fut d’autant plus difficile pour elle de réaliser qu’elle n’avait rien vu venir. Elle n’avait pas remarqué que son regard était différent, que son attitude vis-à-vis d’elle était différente, qu’il était différent.
Il était là, à Savannah, impatient et ému à l’idée de revoir sa fille…un léger sourire éclaire brièvement le visage de Lena, sourire qu’elle ravale rapidement, décidée à ne pas se laisser avoir. Elle ne pouvait baisser sa garde, c’était bien trop dangereux. Elle ne pouvait se laisser émouvoir par quoi que ce soit. Elle se savait encore trop faible quand il s’agissait de lui et ne pouvait se permettre de le voir autrement que celui qui lui a brisé le cœur, celui qui n’a pas su se contenter d’elle et qui a eu besoin d’aller en voir une autre. Quelques minutes plus tard, le taxi se gare devant l’hôtel. Elle règle sa course et descend de voiture et c’est avec surprise qu’elle remarque qu’Owen est déjà là, appuyé contre sa moto, son éternel air désinvolte accroché au visage et son casque sous le bras. Lena se fige quelques secondes, comme subjuguée par cette vision, avant de se ressaisir en claquant la porte de la voiture derrière elle. Elle attrape le bas de sa robe et se dirige vers lui
« Tu as fait vite… » Dit-elle d’un ton neutre « Suis-moi ! » Rajoute-t-elle en l’attrapant doucement par le bras, sans vraiment s’en rendre compte, les vieilles habitudes et les vieux réflexes revenants, au fur et à mesure qu’elle passait du temps en sa présence. Ils passent tous deux les portes de l’hôtel, et s’engouffrent dans l’ascenseur après que Lena ait brièvement salué le réceptionniste. Elle arrange une mèche de ses cheveux avec nervosité, prenant grand soin de ne pas croiser le regard d’Owen. Une fois à l’extérieur, elle tire les clés de la chambre de son sac, et dit d’une petite voix à celui qui fut autrefois l’homme de sa vie « Lilly ne sait pas que tu es là donc..tu devrais attendre ici…je reviens… » Pour la première fois, elle lui décroche un faible sourire, avant de déverrouiller la porte et de s’engouffrer dans la chambre, prête à écrire une nouvelle page de l’histoire de la famille Mickaelson.
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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3) Jeu 13 Nov - 13:11

Les choses ne redeviendront pas ce qu'elles étaient. Je le sais, et peut être que c'était mieux ainsi. Car elle a beau dire qu'elle m'aimait, qu'elle m'appartenait, elle aurait finit par se lasser. Elle en aurait eu marre de ce connard de prétentieux et de carriériste de mari qu'elle avait. Si pendant un temps encore elle aurait apprécié mon acharnement au boulot, les soirées fantasques, et nos virées dans le monde entier, elle m'aurait bientôt reproché de ne pas m'occuper assez de Lilly. De trop lui demander à elle. L'épuisement de devoir jongler entre son rôle de mère, et celui d'hôtesse que je lui imposais, lançant des fêtes en la prévenant au dernier moment. Mon insouciance aurait finit par la rebuter. Elle m'aurait demandé de rentrer plus tôt, de laisser tomber mon boulot pour des trucs de famille, des rendez-vous de médecin, de pédiatre. Elle aurait finit par vouloir une maison éloigné du centre si bruyant, avec un jardin, des voisins charmants. Troquer moto et voiture de sport contre un van familial. Avec un bébé petit elle me passait mes excentricités, mais elle aurait finit par ne plus pouvoir les supporter. Un jour ça aurait pété. Et la foudre ne serait pas retombé avant qu'elle ne m'ait chassé. Et quoi qu'elle en dise, malgré sa patience infinie, je n'aurais pas grandi de moi-même. Je n'aurais pas réalisé qu'avec tout ce qu'elle me donnait, sans conditions, sans rien attendre, elle avait besoin d'aide, de bras pour la soulager du poids de notre bébé, de l'aider dans l'organisation, même juste pour la réconforter lors des journées ou rien n'allait. Peut être juste être là le soir, cuisiner pour elle, glisser un DVD dans notre installation hyper évoluée juste pour avoir l'excuse de se blottir l'un contre l'autre. Mais j'ai été aveugle à ses regards, ses interrogations, même ses mains tendues. Et j'ai perdu ce qui comptait le plus pour moi. Mais peut être qu'on le devait. Peut être que sans moi je n'aurais pas changé. Et Lena, elle n'aurait jamais du tout me tolérer, tout me passer.

Las je passes une main dans mes cheveux et sur mon visage. Je n'ai plus vingt ans, mais j'ai plus l'impression d'en avoir quarante que trente actuellement. La fatigue et le stress de ces derniers mois retombent en une chape de plomb sur mes épaules. Il y a beaucoup à faire, à arranger, des décisions à prendre et je ne sais même pas par ou commencer. Mais en attendant j'ai une chance de revoir ma fille,de lui dire que je l'aime, que tout va bien et que je ne l'ai pas abandonné. Elle ne comprendra pas tout, m'en voudra peut être. Mais je pourrais serrer son petit corps remuant contre moi, et ce moment vaut toutes les disputes avec Lena, toutes les reproches. Qui sont non seulement justifiés mais vont me donner la possibilité de me racheter, de changer les choses.

Je n'ai jamais vu Mickaëla ainsi, si droite que toute sa silhouette est un I sévère, épaules tendues, et tête tournée loin de moi. Je vois qu'elle lutte contre elle-même, contre ses instincts, mais la colère et les blessures que je lui ai infligées la pousse à me tenir tête pour la première fois. Elle n'est pas femme à céder aux désirs des autres, ou se laisser influencer, mais ses désirs rejoignant les miens, elle me contredisait rarement; me suivant avec toute son énergie et sa bienveillance.

Mais aujourd'hui les choses ont changés, nous ne sommes plus sur un pied d'égalité tant que je n'aurais pas compris comment me faire pardonner, comment lui faire comprendre qu'elle est tout pour moi. Et là ou j'ai toujours été séduction et intrépidité, il va me falloir jouer plus finement et montrer patte blanche.

Qu'elle ne revienne pas sur sa proposition de m'amener à son hôtel voir ma petite princesse, est un pas énorme, et je ne comptes pas la laisser regretter cette décision. Je notes mentalement l'adresse et enfourches ma moto alors qu'elle s'engouffre dans le taxi. Une fois sûr qu'elle est en route je démarres rapidement, trouvant la route facilement et profitant de l'absence d'autres conducteurs pour profiter de ma virée en moto. J'arrives le premier si j'en crois l'absence de taxi sur le parking, et je prends le temps d'observer les environs avant de descendre de ma moto et de m'y appuyer.

Quand Lena arrive elle me lance un regard surprit. Elle est pâle et fébrile, mais elle ne me renvoie pas. A la place elle est neutre, et même empressée, quand elle me saisit le bras pour m'emmener avec elle, rapprochant nos deux corps, et calant nos pas. Je souris, aussi surpris que satisfait de ce brusque changement, baissant la tête vers elle pour lui assurer que tout allait bien se passer.

Elle me laisse attendre un instant à l'extérieur de la chambre, presque gênée alors qu'elle me dit qu'elle va prévenir Lilly. Je doutes qu'elle ai vraiment besoin de préparer la petite, elle veut certainement préserver son intimité et ne pas me faire pénétrer dans ce qui est sa maison pour le moment est une volonté que je peux respecter. J'attends avec impatience, appuyé au chambranle, accroupit pour pouvoir recevoir mon ange dans mes bras sitôt que ses petits pieds vont fouler le sol.










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MessageSujet: Re: Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3)

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Are you a fairy ? Because i wish a lot of things with you...(Lena <3)

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