HEVA ferme ses portes, pour mieux les rouvrir ICI ! A très vite !

Partagez | 
 

 Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyLun 10 Nov - 2:36

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 

Allongée sur mon canapé une main posée sur mon front et l’autre sur mon ventre, je soupire avec peine, tentant péniblement d’apaiser mes nausées. Il est 20h passé et ces fichues nausées ne me donnent pas de répit…pourquoi appel-on ça des nausées matinales, si ça nous tombe dessus à n’importe quel moment de la journée ? Voilà une question qui me taraude depuis ces derniers jours. Étrangement, le plus pénible avec cette situation, c’était bien de devoir les affronter seule…une grossesse, c’est censé être le plus beau moment d’une vie, une expérience à vivre à deux, des moments d’intimité, de complicité au sein d’un couple prêt à accueillir un petit être, l’apothéose, l’accomplissement final d’une vie à deux. Ce n’était pas censé se vivre seul, et pourtant…je me levais tous les jours seule, j’allais au travail seule, je rentrais chez moi seule et je devais gérer cette grossesse seule, désespérément seule. Je n’aurais jamais pensé un jour me retrouver enceinte d’un homme qui ne fait plus partie de ma vie. Je dirais même que je n’aurais jamais pensé un jour me retrouver enceinte de Keenan…comprenez bien, avoir un enfant de lui a longtemps été mon rêve, mais en vue de la vie que l’on menait, ça ne me semblait pas vraiment envisageable. Vous imaginez un bébé dans une maison dans laquelle les femmes défilent, dans laquelle on peut trouver à l’occasion des traces de drogue ou d’autres choses pas très catholiques ? Maman fermait très souvent les yeux, préférant faire l’impasse sur ses convictions afin de garder son homme à ses côtés, mais avec un bébé, ce n’est pas possible. J’avais donc tout simplement rangé ce rêve dans le fin fond de ma mémoire, me contentant de vivre au jour le jour avec celui que j’aimais…que j’aime ? Non que j’aimais, c’est mieux.

Aujourd’hui, ce petit ventre qui s’arrondit au fil des jours, me rappelle sans cesse son absence et cette cicatrice sur ce ventre, m’en rappelle la raison. Je revis presque chaque nuit, ce moment où cette balle m’a percuté, marquant alors la fin de cette histoire. Six ans de vie commune qui volent en éclat, parce que je me suis retrouvée au mauvais endroit, au mauvais. Je pourrais m’en vouloir d’avoir décidé de le suivre ce soir-là, me dire que si j’avais, une fois de plus, accepté de jouer mon rôle de petite femme qui ne cherche pas trop à comprendre, je serais encore avec lui, dans ses bras, profitant de sa présence qui m’était indispensable, frissonnant à chaque fois qu’il posait le regard sur moi et aimant cette sensation devenue une drogue pour moi. Mais si je ne l’avais pas suivi, je n’aurais jamais découvert qu’il me mentait depuis si longtemps. Venant de la part du Keenan du début, je n’aurais rien dit, comprenant bien que je lui en demandais beaucoup, mais après ces six longues années, après les promesses, les projets qui commençaient à se profiler pour nous deux, je ne pouvais pas l’accepter. Je refusais d’accepter que l’homme que j’aime me mente de cette façon. Ce n’était plus possible. Il me fallait faire le deuil de cette relation dans laquelle j’avais mis toute mon énergie, tout mon cœur, mon être tout entier, mais comment le pouvais-je avec ce petit être grandissant en moi, de jour en jour davantage ? Comment me résoudre à l’oublier en sachant que cette nouvelle partie de moi était également une partie de lui ? Je l’avais dans la peau et maintenant, je l’avais dans le corps !

Après trente minutes de réflexion intense et une fois que cette affreuse nausée un peu calmée, je peux enfin me lever et tenter de reprendre le fil de mes activités, à savoir terminer le diner et essayer de voir si je peux monter ce berceau qui me posait tant de problème. Il est peut-être un peu tôt pour ça me direz-vous, mais c’est une façon pour moi de me prouver que je saurais prendre soin de cet enfant seule. Alors que je me dirige vers la cuisine, enjambant les parties du berceau qui jonchent le sol de mon salon, la sonnette de la porte retentit, me détournant une fois de plus de mon but initial. Je jette un coup d’œil à la pendule. 20H35. C’est étrange. Je n’attends pourtant personne. Je me dirige donc vers ma porte d’entrée, en tirant un peu sur le bas de ma robe moulante bleu foncé, légèrement déformée par mon ventre joliment arrondi – il faudra bientôt que je me décide à acheter des vêtements de grossesse – déverrouille la porte, sans prendre la peine de vérifier qui se trouvait de l’autre côté à travers l’œil-de-bœuf…grossière erreur ! Je l’ouvre à la volée et tombe nez à nez avec lui. Mon cœur s’arrête et je manque de défaillir. Il est là, planté devant chez moi, plus beau que jamais pour mon plus grand malheur. Je retiens mon souffle alors que je le dévisage, cherchant à savoir ce qu’il pouvait bien faire là. Comment m’avait-il retrouvé ? Que me voulait-il ? Pourquoi était-il si beau, si captivant ? Autant de questions qui parcourent mon esprit, auxquelles je ne trouve pas de réponse. Prise de court et surprise, je me contente de rester là, la main posée sur la poignée de ma porte à le dévisager, attendant qu’il brise ce silence, pendue à ses lèvres, comme si ma vie en dépendait.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyLun 10 Nov - 17:28

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.
Trois jours. Dans une vie ce n'est rien non ? Et pourtant, ces trois derniers jours m'ont semblé duré une éternité. Pourquoi ? La raison est plutôt simple : cela fait exactement trois jours que j'ai croisé Nora dans Savannah et son joli ventre arrondi n'arrive pas à quitter mes pensées. Non pas que ça la rende moins sexy, bien au contraire, ça lui donne même un charme supplémentaire, si c'est encore possible mais ça faisait mal, oh oui, terriblement mal. Ça faisait mal rien que de l'imaginer seule dans son appartement alors que je pourrais être à ses côtés, mais l'imaginer dans son appartement avec un autre homme, c'était d’autant plus douloureux. Cela ne faisait que me rappeler une fois de plus l'ampleur de ce que j'avais perdu et que je ne retrouverai jamais. Pour rajouter encore un peu plus de puissance à ma détresse, je ne pouvais m'en vouloir qu'à moi-même et mon incapacité à être honnête avec les gens qui m'entourent. Si je lui avais avoué, ne serait-ce qu'une partie de la vérité, je serais toujours avec elle à l'heure d'aujourd'hui et elle ne serait probablement pas enceinte ou alors ce petit-être serait de moi, même si ce n'était pas probablement la meilleure solution possible.

Depuis trois jours, il m'était arrivé plus d'une fois d'imaginer qu'elle aurait pu être enceinte de moi et contrairement à ce que j'aurais cru, cette pensée ne me repoussait pas plus que ça, bien au contraire, elle m'attirait. Elle m'attirait par son côté dangereux et désespérément interdit : jamais je ne pourrais avoir d'enfant, pas avec la vie que je mène et justement, ça donnait à cette idée une dimension encore plus attrayante. Et comme à chaque fois que je m'autorisais ce genre de divagation, la brutale réalité revenait à moi en constatant le lit vide à mes côtés et l'oreiller de mon ancienne petite-amie bien trop lisse à mon goût. Comment peut-on vivre avec les remords que ce que j'ai aujourd'hui ? Si quelqu'un, n'importe qui, a la réponse, qu'il me le fasse savoir, parce que je ne me vois pas vivre comme ça pendant encore très longtemps. D'ailleurs, depuis hier, j'ai réussi à contacter l'une des plus proches amies de Nora et à force de tentative de conviction, elle avait fini par céder et me donner son adresse. Bon j'avoue que je n'avais pas forcément été très droit et que quelques menaces avaient du finir par surface, après tout on ne change pas un homme en trois jours, mais le fait est que j'ai à présent son adresse écrite sur un post-it sur mon frigo que je fixe d'ailleurs depuis plus d'une demi-heure sans savoir quoi faire. Je pouvais toujours me pointer chez elle mais je la voyais mal m’accueillir à bras ouverts. Elle avait beau m'avoir pardonné un bon nombre d'erreurs et de frasques durant les six années précédentes, je savais pertinemment que c'était de loin ma pire erreur, qu'elle n'était pas non plus dénué de caractère et que le pardon n'était visiblement pas envisageable cette fois-ci. Alors je reste là, comme un con, planté devant mon frigo à fixer un bout de papier jaune avec l'adresse de celle pour qui je serais capable de tellement de choses.

A chaque fois qu'une once d'espoir faisait surface dans ma tête, imaginant que peut-être elle pourrait passer au-dessus de cette ultime erreur, ses paroles à l'hôpital venaient inlassablement me briser de nouveau. « Ne me touche pas ! Ne me touche plus jamais ! Sors d'ici !!! Sors je te dis, je ne veux plus te voir, plus jamais ! ». On ne pouvait pas faire plus clair. Plus jamais je n'aurais l’occasion de la regarder dans les yeux et d'y voir ces étoiles que j'avais l'habitude d'y mettre. Plus jamais je ne pourrais la prendre dans mes bras et la sentir s'accrocher à mon haut de ses petits poings pour ne pas que je recule. Plus jamais. 30 minutes. 1 heures. Oh et puis merde, je risquais quoi ? Qu'elle me quitte ? Elle l'avait déjà fait. Qu'elle m'oublie ? Ce serait probablement mieux pour elle. Qu'elle m'apprenne qu'elle avait refait sa vie ? Je le savais déjà et ça me ferait avancer. Peut-être qu'au moins, je saurais avec qui. Il était au alentour de 20h quand je pris la décision d'aller la voir. Moins d'une demi-heure plus tard, je sonnais à la porte de son appartement, une terrible boule au ventre et l'irrémédiable impression que la pompe qui alimentait mon cœur –non, pour mon cas, on ne peut pas appeler ça un cœur-  allait imploser. Je m'attendais à ce qu'elle n'ouvre pas, qu'elle me crie de partir depuis son appartement, qu'elle m'ignore ou même qu'elle ne soit pas là, mais la voir ouvrir, sans une once de méfiance, me surprit et je me retrouvais encore une fois comme un con. Mon regard tomba immédiatement sur son ventre arrondi, confirmant mes craintes et au contraire, c'est exactement ce détail qui me donna la force de briser le silence. Je parlais vite, comme si mon temps était compté et mes phrases n'avaient probablement que très peu de sens mais pour la première fois de ma vie, j'étais totalement honnête avec quelqu'un à qui je tenais. « Je sais que je ne devrais pas être là et tu es tout à fait en droit de me fermer cette porte au nez mais j'ai vraiment besoin de te parler Nory. Si ces six dernières années ont eu, un temps soit peu d'importance à tes yeux, donne moi juste cinq minutes. S'il te plait. Cinq petites minutes. Et promis après, tu n'auras plus jamais affaire à moi. »

(c) AMIANTE





Dernière édition par Keenan Castiel le Mar 11 Nov - 21:22, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMar 11 Nov - 14:48

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 

Le souffle coupé et le cœur battant à tout rompre, je tente tant bien que mal de garder la face devant lui. Par réflexe, comme pour me protéger moi et mon enfant, je croise sur mon ventre, les deux pans du pull en maille gris clair que je portais par-dessus ma robe, couvrant mon état et fabriquant alors un rempart supplémentaire entre Keenan et moi. Mes joues s’empourprent à l’instant même où je le vois, alors que j’accroche son regard, tentant d’y trouver des réponses. Que faisait-il là ? Comment m’avait-il retrouvé ? Avait-il eut le temps d’apercevoir mon ventre ? J’espérais bien que non ! En étant relativement habile, je parviendrais sans doute à lui cacher cette nouvelle, du moins, le temps de cette rencontre. Je ne voulais pas qu’il le sache…je ne voulais pas gâcher sa vie en lui imposant un enfant, mais surtout, je ne voulais pas que cet enfant à venir devienne un prétexte pour que l’on se remette ensemble. Vous me voyez lui dire « tiens salut, tu vas être papa ! Heureux ? Toi qui as été incapable d’arrêter tes conneries pour moi, tu n’auras pas le choix avec un bébé ! T’es fichu maintenant » Non c’était tout simplement inenvisageable ! Si ces six années passées ensemble n’étaient pas parvenues à le faire changer, si ma dévotion à toute épreuve, cet amour infini et sans limites que je lui portais, n’étaient pas parvenu à atteindre son cœur de glace, rien n’y parviendrait. Je ne voulais pas me servir de mon bébé pour le convaincre de quoi que ce soit. Malgré tout ce qu’il avait pu me faire, je ne pouvais m’empêcher de penser avant tout à son bonheur et à son bien-être et je reste convaincue qu’un enfant serait plus un poids pour lui qu’autre chose.

Atrocement nerveuse, je maintiens fermement mon pull en place, m’acharnant avec soin à ce qu’il ne remarque pas mon ventre, avant de passer ma main libre dans mes cheveux, détournant pour la première fois, mon regard de cet homme que j’ai si longtemps aimé. Ce dernier se décide alors à briser le silence plus que pesant qui s’installait entre nous deux, en un discours débité sans reprendre son souffle Je sais que je ne devrais pas être là et tu es tout à fait en droit de me fermer cette porte au nez mais j'ai vraiment besoin de te parler Nory. Mes yeux se ferment le temps d’un instant en l’entendant m’appeler ainsi. Ce surnom sortant de sa bouche avait quelque chose d’étrangement normal, naturel, mais qui ne devait pas être. Ce n’était pas normal qu’il me surnomme Nory ou qu’il soit un tant soit peu attentionné envers moi, pas après ce qui s’était passé entre nous. A chaque fois qu’il prononçait ce nom auparavant, je me sentais défaillir. Aujourd’hui, c’était une véritable torture pour moi. Voilà qu’il me demande du temps pour s’expliquer au nom de ces six dernières années, ce que je trouve assez culotté tout de même…c’était lui après tout qui avait tout fichu par terre. C’était lui qui avait craché sur ces six années passées ensemble, comme si elles n’avaient pas la moindre importance. C’était à cause de lui que j’avais failli perdre la vie. C’était à ses yeux que cette histoire ne comptait pas, pas au mieux. Notre histoire était tout pour moi. J’avais tout mis de côté pour être avec lui, me mettant à dos ma famille et délaissant petit à petit mes amis, préférant être loin de tous, mais près de lui. J’étais totalement à sa merci et ça me convenait, tant que j’étais avec lui. S’il y avait bien une personne aux yeux de qui cette histoire avait de l’importance, c’était bien moi !

Malgré tout, je suis pour le moment, bien trop fatiguée pour pester contre lui. S’il ne suffisait que de cinq minutes pour que j’aie l’assurance de ne plus jamais le revoir, je pouvais bien prendre sur moi non ? Quoi ? Qui a dit « c’est ça vilaine petite menteuse » ? Non, ce n’est pas une excuse je vous assure…je n’ai vraiment plus envie de le revoir ! C’est en grande partie pour cette raison que je m’écarte de l’embrasure de la porte afin de le laisser s’engouffrer dans mon appartement, humant au passage son parfum si enivrant, avant de me ressaisir. Ce n’était peut-être pas une bonne idée de le laisser s’immiscer de nouveau dans ma vie de cette façon, lui qui a toujours eu un tel pouvoir sur moi. J’ai toujours été vulnérable face à lui, incapable de lui refuser quoi que ce soit et acceptant tout et n’importe quoi. Je n’aurais pas dû le laisser entrer, c’était vraiment une très mauvaise idée. Il me faut être forte ou en tout cas, tenter de l’être à présent. Il était hors de question que je me laisse entrainer dans la spirale infernale, portant le nom de Keenan. Je reste donc sagement appuyée contre la porte, les bras croisés sur mon ventre et le regard fixé sur Keep, qui explore mon appartement des yeux. Le voir là, dans mon chez moi était légèrement étrange. Il est si grand, si imposant, si charismatique si…masculin, qu’il fait presque tâche dans mon intérieur so girly. Je n’avais jamais vraiment vu Keep dans un autre contexte que sa villa luxueuse ce qui était…différent. Après quelques secondes qui semblent durer une éternité, je me décide à poser la question qui me taraude « Qu’est-ce que tu fais là Keep ?... »

electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMar 11 Nov - 15:36

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.
Une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Pourquoi est-ce que le temps passe si doucement quand Nora me regarde comme ça ? Pourquoi est-ce qu'elle ne parle pas, ou ne bouge pas, mis à part de poser ses mains sur son ventre ? J'ai l'impression que je lui fais peur et bizarrement, je comprend. Je l'ai mise face à des centaines d'épreuves dans ma vie et je l'ai probablement fait souffrir bien plus que personne ne le fera jamais mais aussi loin que je m'en souvienne, je ne lui ai jamais fait peur. Je n'aime pas cette idée, je n'aime pas l'idée qu'elle soit mal, je n'aime plus cette idée. Je me sens bouillir de l'intérieur alors que je me rend doucement compte que venir ici était une grossière erreur. Pourtant, après une interminable attente, elle s'écarte de l’embrasure de la porte, me laissant libre accès à son appartement. Je n'attend pas, et je rentre, me sentant pourtant terriblement pas à ma place. Mes yeux font le tour de cette appartement où aucun signe n'indique un autre homme. C'est un appartement parfaitement féminin, tellement féminin que ça en est bizarre. Où est-il ? Où est l'homme qui rend heureuse ma Nory plus que je n'ai su le faire ? Oui, ma Nory, même si c'est fini. Même si je sais que je n'ai plus aucune chance à ses côtés, elle reste mienne à mes yeux et ce sera probablement toujours le cas. J'aimais tellement l'idée qu'elle m'appartienne totalement que je m'en veux de ne pas avoir su la garder. Même ça je l'ai gâché. Même ça je n'ai pas été fichu de le garder.

Je suis là face à cet appartement confortable, les yeux fixés sur le berceau encore en construction au milieu du salon, attendant qu'elle brise le silence qui s'est de nouveau installé. J’attend désespérément d'entendre sa voix qui me manque tant. Je ne sais pas quoi faire. Personne ne m'a jamais mis dans cet état, personne ne sait me faire ressentir des émotions comme Nora sait le faire.  « Qu’est-ce que tu fais là Keep ?... » Keep... Ce surnom faisait remonter tant de souvenirs. Six ans d'une vie que j'avais balayé d'un seul mensonge. Et cette voix.. Cette voix que j'avais l'habitude d'entendre tous les soirs quand je me décidais enfin à rentrer jouer le rôle du parfait petit-ami à ses côtés.  Je me tourne doucement vers elle, posant mon regard sur son visage d'ange dénué de toute trace de sourire. J'aurai voulu être capable de lui dire tant de choses mais je n'avais pas le courage de le faire. J'aurai voulu m'excuser, juste pour qu'elle me pardonne. J'aurai voulu lui poser des milliers de questions, juste pour savoir si j'aurai la chance de la revoir un jour à mes côtés. J'aurai voulu lui demander si elle allait bien, juste pour entendre à nouveau la sonorité de sa voix. J'aurai été capable de lui parler de la pluie et du beau temps juste pour ça d'ailleurs. Juste histoire d'entendre le son de sa voix. J'aurai voulu lui dire la vérité. Sur tout, même sur mes « sentiments » et y retirer enfin ces putains de guillemets. Mais non, je me taisais. Je la regardais dans les yeux et je me taisais, laissant encore une fois un immense silence s'installait entre nous.

Une bonne minute s'écoule et je me décide enfin à ouvrir la bouche, ayant pris le temps de réfléchir à mes paroles pour ne pas la blesser plus que ce que je l'avais déjà fait. « Je... Je voulais te voir et m'excuser. Encore une fois. Je t'ai croisé il y a quelques jours dans Savannah et je.. Je voulais te voir. » Je m'arrête, ça ne me ressemble absolument pas de bégayer et ça, elle le sait, mieux que quiconque d'ailleurs. Ressaisis-toi Keep. J'inspire profondément et je reprend, bien plus sur de moi cette fois-ci. Les mots s’enchaînent sans pause, comme si je récite un texte écrit à l'avance. Au fond, ce n'était peut-être pas faux. J'avais tellement ressasser ses paroles dans ma tête que je les connaissais sûrement par cœur. « J'ai vu que tu étais enceinte et je voulais savoir de qui. Non pas que ça me regarde, bien au contraire, mais ça m'obsède depuis trois jours. Je voulais savoir si tu allais mieux aussi. Si ta cicatrice s'était bien refermée et si tu avais réussi à t'en sortir. Enfin bref, je voulais te voir, juste pour entendre ta voix et te serrer une dernière fois dans mes bras. Je sais que je ne devrais probablement pas être là et que ma présence doit plus te mettre mal à l'aise qu'autre chose, que tu as tourné la page et que je stagne pour rien. Tu es totalement en droit de me virer de chez toi et je comprendrais même que ton copain le face pour toi mais... mais j'ai l'impression que c'est un besoin plus qu'une envie. Oui c'est ça : j'avais besoin de te voir. »

(c) AMIANTE



Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMar 11 Nov - 17:30

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 

Je... Je voulais te voir et m'excuser. Encore une fois. Je t'ai croisé il y a quelques jours dans Savannah et je.. Je voulais te voir. Cette simple phrase suffit à mettre le doute dans mon esprit : sait-il oui ou non que je suis enceinte et est-ce ce qui l’a amené jusqu’à moi ? S’il m’a vu en ville, il y a des chances qu’il ait aperçu mon ventre… Si oui, est-il en colère ? Est-il ici pour me signifier qu’il n’a que faire de cet enfant, que je devrais m’en débarrasser ? Est-il inquiet à l’idée que je lui demande quelque chose ? Que veut-il au juste? Nous n’avions jamais vraiment parlé d’avoir des enfants un jour, mais il me semblait évident que ce n’était pas du tout envisageable. Je vivais sur le fil du rasoir, ne sachant pas si j’aurais encore ma place à ses côtés le lendemain, il aurait été insensé de ma part de rajouter un petit bout de chou à l’équation. Je ne comprends donc vraiment pas sa venue. S’excuser ? Il l’avait déjà fait à l’hôpital. J’avais eu droit à de plates excuses dont je n’avais eu que faire ! Il m’avait menti et avait mis ma vie en danger en le faisant. Il voulait me voir ? Il pouvait me voir quand il le voulait avant, réellement…je pouvais tout laisser en plan s’il exprimait le désir de passer du temps avec moi, tout simplement parce que j’avais ce besoin viscéral d’être à ses côtés. Il était là pour récupérer sa propriété, pour s’assurer que j’étais encore sienne ? C’était une évidence. Je lui appartiens, tout ce que je suis, tout ce que j’ai lui appartient et il en sera toujours ainsi, que je l’aime ou que je le déteste, que je sois avec lui ou avec un autre, mon nom était indissociable du sien, ma vie était indissociable de la sienne…mais ce n’était pas une fatalité. Je lutterais de toutes mes forces contre ça, contre mon envie d’être à lui et ce besoin dévorant qu’il m’appartienne enfin.

Son apparente faiblesse ne fait pas long feu, laissant rapidement place à cet air plein de confiance qu’il affichait toujours et qui m’a toujours fait fondre. J’aimais cet aspect de sa personne. Il ne craignait rien ni personne, ne se laissait jamais effrayer par quoi que ce soit, ne se démontait jamais et affrontait tout ce qu’il y avait à affronter. Il prenait les choses en mains et se faisait respecter sans grands efforts. C’est cette confiance à toute épreuve en ce qu’il est qui m’avait fait craquer pour lui le soir où nous nous sommes rencontrés, m’attirant entre ses griffes, desquelles je n’ai plus jamais voulu m’échapper, jusqu’à aujourd’hui. Je tentais de me reconstruire une vie un peu plus saine, pour mon bien-être et pour celui de mon enfant, mais mon bien-être ne peut être sans Keenan…mon poison est également mon remède. En entrant dans mon appartement, il aurait très bien pu se mettre à chanter « I came in like a wrecking baaaaaal ! » , il n’aurait pas pu être plus proche de la vérité. Il fracassait tous mes faibles efforts pour reconstruire ma vie, détruisant tout en un seul regard posé sur moi.
J'ai vu que tu étais enceinte et je voulais savoir de qui. Non pas que ça me regarde, bien au contraire, mais ça m'obsède depuis trois jours. Au moins j’étais fixée à présent. Il était bel et bien au courant. Mais ce qui me choque le plus est bien la question de la paternité. Est-ce qu’il était sérieux ? Depuis que j’avais plaqué son fiancé de l’époque pour me mettre avec lui, aucun autre homme ne m’avait touché. Je lui appartenais, lui seul avait le droit de poser ses mains sur moi, il le savait et il pensait que j’avais un autre homme dans ma vie et qu’il m’avait déjà mise enceinte qui plus est ? C’était tout bonnement incroyable. Consternée, je hoche doucement la tête de gauche à droite, marquant très clairement ma déception et mon désappointement et dardant un regard glacial sur lui, espérant qu’il réaliserait l’énormité de ce qu’il sous-entendait alors. Je voulais savoir si tu allais mieux aussi. Si ta cicatrice s'était bien refermée et si tu avais réussi à t'en sortir. La blessure physique s’était refermée oui, elle était encore un peu douloureuse, surtout avec mon ventre qui poussait de jour en jour, mais elle était fermée. Pour le reste, je ne garantissais rien ! Enfin bref, je voulais te voir, juste pour entendre ta voix et te serrer une dernière fois dans mes bras. Me serrer dans ses bras ? A cette simple idée, je sens en léger frisson parcourir mon échine…sentir ses bras autour de moi, sentir la chaleur de son corps contre le mien, ses mains posées sur moi, j’en rêvais depuis le jour où je l’ai fait mettre à la porte de cette chambre à l’hôpital. C’était là une des choses contre lesquelles je luttais de toutes mes forces ! Je sais que je ne devrais probablement pas être là et que ma présence doit plus te mettre mal à l'aise qu'autre chose, que tu as tourné la page et que je stagne pour rien. Tu es totalement en droit de me virer de chez toi et je comprendrais même que ton copain le fasse pour toi mais... mais j'ai l'impression que c'est un besoin plus qu'une envie. Oui c'est ça : j'avais besoin de te voir C’était la première fois que Keenan exprimait à voix haute quelque chose en lien de près ou de loin avec ses sentiments et ça, ça me laisse bouche bée. Je sentais qu’il tenait à moi à sa façon de me toucher, de me regarder ou de m’embrasser, mais il ne le disait jamais. Il ne disait jamais rien, c’était « inutile » que je lui disais « je sais »…je ne sais absolument rien. Ses mots résonnent dans mon esprit, alors que je reste là, à la regarder comme une idiote, tentant de m’en remettre. Sentant bien que relever ce qu’il venait de dire me conduirait très certainement sur un terrain légèrement dangereux, je me contente de soupirer et de lui répondre avec une voix surprenante de douceur « De qui crois-tu que cet enfant puisse être exactement ?...Tu crois vraiment que j’aurais laissé un autre homme me toucher depuis… » Inutile de préciser depuis quoi, nous le savons tous les deux et reparler de cette nuit où tout a basculer était encore bien trop douloureux pour moi. Comment pouvait-il penser que j’aurais déjà pu trouver un autre homme ? C’était impossible pour moi de trouver le bonheur auprès d’un autre…c’était lui mon bonheur, mais il ne le voyait pas ou alors il s’en fichait royalement.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMar 11 Nov - 21:25

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.
« De qui crois-tu que cet enfant puisse être exactement ?...Tu crois vraiment que j’aurais laissé un autre homme me toucher depuis… »  Depuis que j'ai risqué ta vie à cause d'une de mes nombreuses erreurs. Oui, elle n'avait pas eu besoin de le préciser pour que je le comprenne. C'est d'une évidence implacable. Tout est d'une évidence implacable depuis que j'ai franchi le seuil de cet appartement. D'un côté, cette simple phrase me faisait chaud au cœur, au moins, cela confirmait qu'elle n'était pas passé à autre chose, qu'elle était toujours mienne et que cet enfant était bel et bien de moi. De l'autre côté, c'était terriblement douloureux de se rendre compte que même si il était de moi, je n'aurai probablement jamais la chance de le connaître. Ce côté douloureux arrivait presque à gâcher tout le bienfait de cette phrase. Je reste là, au milieu de son appartement à la regarder dans les yeux, avalant difficilement ma salive. Je ne sais pas trop comment réagir. C'est vrai, vous auriez fait quoi si vous aviez été dans mon cas ? Vous auriez tout avouer depuis le début ? Vous vous seriez posé sur une chaise pour prendre le temps de s'expliquer ou vous seriez partit en courant ? Parce que oui, là, le grand Castiel flippe et partir en courant semble vraiment approprié. Vous êtes heureux ? Vous avez enfin trouver ma faiblesse ? Oui, Nora est ma faiblesse et elle le sera encore probablement pendant un bout de temps et le pire dans tout ça, c'est que je ne peux absolument pas le contrôler. J'ai l'impression d'être de nouveau dans une situation que je ne peux pas contrôler, comme quand j'ai appris la vérité sur mon père, comme quand j'ai senti ma mère partir doucement vers un autre monde. Je suis un manique d'une contrôle et c'est typiquement ce genre de situations que je tente d'éviter en vivant comme je vis depuis de nombreuses années. Elle n'aurait pas du arriver dans ma vie et ce soir là, dans ce bar miteux, je n'aurais pas du l'aborder. Depuis, je n'aurais pas du la laisser rester dans mon lit à attendre que je revienne, même si c'est longtemps resté le meilleur moment de ma journée. J'aurais juste pas du poser mon regard sur elle ce jour-là, tout aurait été terriblement plus simple.

Je suis en pleine réflexion, comme toujours. J'ai toujours beaucoup réfléchi avant de parler, c'est ça qui me donnait tant d'assurance. Mon regard se pose de nouveau sur le berceau en construction. J'ai envie de l'aider à le construire, j'ai cette irrépressible envie de l'aider, de faire comme si rien était arrivé mais je sais que c'est impossible pour plusieurs raisons. De une, j'ai pas le droit d'imposer ça à un enfant. Je n'ai pas le droit d'imposer ma vie à un enfant. De deux, je m'en veux bien trop pour passer au dessus de tout ça. De trois, même si j'arrive à passer au-dessus des deux autres raisons, je doute fortement que Nora le fasse elle. Au fond, c'était compréhensible, vous m'auriez pardonné vous ? Même moi je ne me serais pas pardonné si j'avais été à sa place. Je relève la tête et de nouveau, mon regard croise le sien. Je sens un frisson me parcourir l'échine. Oui, vous aviez bien lu, un frisson parcourt doucement mon dos. Extérieurement, je ne montre rien, restant parfaitement calme et sérieux, donnant l'impression encore une fois de ne rien ressentir du tout. « J'en sais rien. Je me demandais juste. Je serai là alors. Financièrement parlant. » Inutile de préciser que j'aurai voulu être présent autrement, je m'étais déjà suffisamment découvert pour la journée et il était hors de question que je continue ce désespérant massacre. Je comptais être là pour elle financièrement et si elle voulait plus, ce serait à elle de m'en faire part. Doucement, je me referme sur moi-même, laissant la carapace qui me suit depuis quelques années à présent, reprendre le dessus. Je ne peux pas me permettre de la laisser croire... de la laisser savoir que je suis attaché à elle. Oui c'est le cas mais non, elle ne le saura jamais. C'est contre mes principes, contre ma propre personne. Je redeviens cette personne froide et tant insensible que j'étais avant tout ça. Je refuse de me dévoiler, même si au fond, j'en meurs d'envie, je ne demande que ça. « Tu n'as pas répondu, tu vas mieux ? ». En une phrase, je venais de balayer toutes mes résolutions. Je prenais des nouvelles d'elle et ça ne faisait que prouver que j'en avais quelque chose à faire. Tais-toi, Keep, ça vaudra mieux. Se taire pour être sur de ne pas souffrir, se taire pour être sur de vivre confortablement, voilà ma doctrine  depuis que j'ai découvert l'abominable vérité qu'est de savoir que j'ai un cœur et qu'il est capable d'aimer. Tout vaudra mieux que de la laisser avoir ça. Je ne quitte pas son regard, tentant d'y lire une quelconque réponse pour savoir ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent.

(c) AMIANTE





Dernière édition par Keenan Castiel le Mer 12 Nov - 14:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMer 12 Nov - 2:40

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 
Doucement, lentement mais surement, je baisse ma garde, abandonnant mon bouclier si rassurant, si efficace. Sournoisement, Keenan m’embobinait comme il savait si bien le faire, m’attendrissant par ses efforts apparents pour me voir, pour se faire pardonner. Dans ma tête, tout est très clair : je lui en veut, je suis folle de rage, de colère contre lui, pour ce qu’il m’a fait vivre, pour cette nuit où je me retrouvais au bout d’un révolver, pour ses mensonges, pour ses multiples trahisons, pour toutes ces nuits où, juste parce qu’il était de mauvais poil, il me traitait comme de la bouse…pour tout ce que j’avais à lui reprocher depuis si longtemps, mais que je gardais pour moi, craignant de le voir se détourner de moi. Aujourd’hui, je n’avais plus cette crainte étant donné que c’était moi qui m’étais détournée de lui. Sur le papier, c’est évident : je ne pourrais jamais me remettre avec lui après tout ce qui s’est passé, surtout maintenant que je suis enceinte. Je dois penser à mon enfant, je dois penser à moi. Je dois m’échapper de cette relation toxique et surtout, me maintenir loin d’elle. Mais là, près de lui, son regard perçant posé sur moi, rien n’est si sûr…mon être tout entier me hurle de mettre tout ça de côté et de me précipiter dans ses bras, juste pour voir cet air désolé quitté son visage. Je voulais le voir sourire en voyant que j’étais toujours là quand il rentrait le soir, je voulais voir son visage s’illuminer en me voyant apprêtée juste pour lui, je voulais sentir son corps frémir sous mes caresses, je voulais retrouver ce droit qui était mien de le toucher, de l’embrasser, d’être à ses côtés…je voulais tout oublier, faire comme si de rien était et reprendre là où on s’était arrêté. Mais qu’aurais-je à y gagner ? Les choses seraient exactement comme elles étaient, Keenan étant tout simplement incapable de se remettre en question, de changer, d’évoluer. Il fut un temps où j’ai cru à une évolution possible, voyant que les femmes avaient cessé de défiler chez lui, chez nous. S’il avait réussi à cesser de voir d’autres femmes, c’était bel et bien qu’il évoluait, non . Foutaise ! Je sais bien qu’il en voyait d’autres dans mon dos. Je croyais aussi qu’il avait arrêté ses magouilles…quelle preuve d’évolution ! Eh bien non, il n’avait rien arrêté. Il était toujours le même homme. Rien n’avait bougé…comment me résoudre à une si triste réalité ? Rester avec Keenan revenait à construire une maison en carton : c’est beau, c’est grand, ça protège pendant un certain temps, mais des marches en cartons, ça fond…après la première averse, cette maison ne serait plus accessible et au bout de quelques averses, elle disparaîtrait.

D’un autre côté, il était là, dans mon appartement, cherchant à se faire pardonner, montrant qu’il était inquiet pour moi, qu’il avait envie de m’avoir avec lui. Il exprimait quelque chose. Ça, c’était un signe d’évolution non ? Très certainement. Nous n’en étions pas encore aux grandes déclarations d’amour, mais il s’était tout de même déplacé jusqu’ici. Il bégayait, bafouillait. Il ne semblait pas être au maximum de son aise. Voilà pourquoi, au lieu de l’envoyer balader, alors qu’il me demande ouvertement des comptes, je lui réponds avec douceur que cet enfant ne peut qu’être le sien. Si je souhaitais passer pour la nana distante et désinvolte, c’était désormais impossible. Assuré de toujours avoir son pouvoir sur moi, il se referme comme une huitre. Tel un funambule, il déambule avec aisance, passant du jour à la nuit, de l’homme désirant se faire pardonner, à l’homme fier qui n’a rien à se reprocher, celui que je détestais tant. J'en sais rien. Je me demandais juste. Je serai là alors. Financièrement parlant Il se demandait juste ? Etait-ce une blague ? Il avait fait tout ce chemin, il était tourmenté depuis trois jours selon ses dires, parce qu’il « se demandait juste » ? N’importe quoi ! Choquée et profondément déçue par ce qui était en train de se passer devant moi, les larmes me montent aux yeux. Je n’arrive pas à croire qu’il était vraiment en train de me faire ça. C’était là la seule réaction qu’il avait en apprenant qu’il serait bientôt papa ? Consternant ! Il serait là financièrement ? Mais qu’est-ce que j’en ai à faire de son argent ? Comment pouvait-il penser que c’était ce que j’attendais de lui ? Comment pouvait-il me faire ça ? Il se pointait chez moi après des mois et se permettait de me prendre de haut de cette façon ? Où était passé l’homme qui me suppliait de lui accorder cinq minutes de mon précieux temps ? Où était passé l’homme qui me faisait sentir qu’il tenait à moi et surtout, qui était cet homme planté au beau milieu de mon salon, les mains fourrées dans ses poches et le visage inexpressif ?! Il venait d’apprendre qu’il serait papa bon sang !! Je hoche de nouveau la tête par la négative, témoignant de mon dégout pour la tournure que prenait cette rencontre, alors que de chaudes larmes roulent sur mes joues en silence…fichues hormones qui mettaient mes émotions à sac !  Voilà pourquoi je ne voulais pas qu’il sache pour cette grossesse : je ne voulais pas qu’il ait une nouvelle occasion de me décevoir davantage. Sentant que cette rencontre allait prendre une mauvaise tournure, je pose ma main sur mon ventre, comme pour protéger mon bébé de ce qui est sur le point de se passer.

Tu n'as pas répondu, tu vas mieux ? Je détourne mon regard plein de larmes du sien, en mordillant nerveusement ma lèvre inférieure. Comment pouvait-il agir de cette façon avec moi qui lui appartenait entièrement, qui donnerais tout pour le rendre heureux et qui n’attendais qu’une toute petite chose : avoir quelque chose en retour, n’importe quoi qui pourrait me faire sentir que je ne perdais pas mon temps et qu’un beau jour, à force de patience et de douceur, j’aurais la vie que je désir avec lui. Malgré la colère et l’incompréhension qui bouillent en moi, je réponds d’une voix à peine audible « Pourquoi tu fais ça Keenan ?... » Je darde mon regard émeraude plein de reproches et de tristesse dans le sien, espérant y trouver une réponse, mais rien. Je suis face à un mur. Devant tant de froideur manifeste, j’explose « Je n’en ai rien à foutre de ton argent ! Tu m’as pris pour qui ? Une morue,, une putain ramassée on ne sait où, que tu as engrossé et que tu veux dédommager ? J’en veux pas de ton fric ! » Je passe nerveusement ma main dans mes cheveux, avant de commencer à faire les cents pas devant lui. J’avais besoin de ça pour essayer de rassembler mes idées « C’est comme ça que tu traite la femme avec qui tu viens de passer six années de ta vie et qui t’annonce être enceinte de toi ? A coup de « J’en sais rien » et de « je me demandais juste » ? . Je cesse ma marche nerveuse et me dirige vers lui, l’air menaçant « Le bonheur, tu sais vraiment pas ce que c’est hein ! Et quand tu as la possibilité de le toucher du doigt, tu flippe à mort…le grand Keenan Castiel n’est en fait qu’un lâche, qui l’eut cru ! Ben ça figure toi… » J’attrape sa main que je la pose délicatement sur mon ventre « …ça c’est du bonheur et je ne te laisserais pas tout gâcher une fois de plus ! Je maintiens sa main sur mon ventre, tandis que je mène mon autre main à sa joue. J’incline doucement son visage vers le mien, m’assurant alors d’avoir toute son attention, et lui dit, plus calmement et la voix légèrement tremblotante « Je t’appartiens Keep et tu le sais, je ne conçois pas ma vie sans toi…mais…je ne peux pas te laisser me rendre malheureuse de cette façon…tu me ruine, tu me détruis à petit feu…je meurs de l’intérieur tu le vois pas ça ?! Tu es toi, tu fonctionne à ta façon, j’ai saisis, j’ai eu tout le temps de comprendre depuis le temps, mais tu ne peux pas continuer à me traiter comme tu le fais. » J’ôte mes deux mains et me recule, sans le quitter du regard, avant de lâcher « Je mérite mieux que ça… » Ces mots me coutent. C’est une véritable torture de les prononcer. Je sais qu’il n’en aura rien à faire, que rien de ce que je peux dire ou faire ne parviendra à percer cette carapace de plomb qui le protège des affres de la vie, comme du bonheur et de la joie qu’elle peut apporter. Je pourrais très bien lui dire que j'aurais bien envie de me faire tatouer un rhinocéros rose sur la fesse droite qu’il resterait toujours aussi stoïque. Malgré tout, une infime partie de mon être espère obtenir une réaction de sa part, un petit quelque chose témoignant que tout ça n’est pas fini, que ça ne peut pas se terminer là, ce soir. S’il ne réagit pas, ce sera la fin définitive de notre histoire…je ne peux pas décemment envisager d’avoir un enfant avec un robot sans sentiments…
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMer 12 Nov - 14:21

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.
Je la regarde, complètement stoïque. Des larmes coulent sur sa joue. Une, deux. Bordel, c'est vraiment moi qui la met dans cet état là ? Suis-je vraiment le monstre capable de faire pleurer une femme aussi adorable sans même sourciller une seule seconde? Non, c'est impossible. Je ne pouvais pas être devenu cet homme. Je repense à ma mère et tout ce qu'elle a tenté de m'inculquer au cours de sa vie. Inconsciemment, elle a tout faire pour que je ne lui ressemble pas. De là où elle est, elle ignore parfaitement la vie que je mène, pensant que j'ai réussi au mieux, je la laisse y croire. Quand je lui rend visite, je rend même les choses encore plus belles. Je ne veux pas l'inquiéter. Il est même possible que j'ai un jour fait allusion à Nora. Depuis, elle me demande de ses nouvelles quand j'y vais, et je fais comme si j'étais heureux, comme si je la rendais heureuse. Jusqu'à il y a cinq mois, les choses n'étaient peut-être pas si fausses que cela, tout n'était pas que des mensonges. Depuis notre rupture, depuis cette terrible nuit, tout est faux. Je ne suis pas plus heureux que je la rend heureuse et les larmes qui coulent actuellement sur les joues de Nora me le rappellent  un peu plus à chaque seconde. Je mens à Nora, je mens à ma mère et par dessus tout, je me mens. Ce n'est pas la vie que je veux. Cette vie-là est juste celle que j'ai pensé être la plus simple pour éviter de devenir comme mon père. Je suis tout autant con que lui, je suis tout autant infidèle, mais au moins, je l'ai toujours assumé. Je pensais ce détail suffisant pour me différencier de lui mais ce n'est qu'en voyant ces larmes striaient le visage de Nora que je me rend à l'évidence : je suis comme lui. Terriblement comme lui.

J'attend qu'elle me réponde, qu'elle brise le cours de mes pensées qui me déchirent un peu plus de l'intérieur. J'ai besoin qu'elle me coupe. Comme si elle lisait dans mes pensées, elle le fait.« Pourquoi tu fais ça Keenan ?... » Le ton de sa voix et les sanglots que j'y entend me font froid dans le dos. Mais comment pouvais-je la faire souffrir comme ça ?  « Je n’en ai rien à foutre de ton argent ! Tu m’as pris pour qui ? Une morue,, une putain ramassée on ne sait où, que tu as engrossé et que tu veux dédommager ? J’en veux pas de ton fric ! » Comment avais-je pu passer six ans de ma vie avec une femme aussi parfaite sans m'en rendre compte ? « C’est comme ça que tu traite la femme avec qui tu viens de passer six années de ta vie et qui t’annonce être enceinte de toi ? A coup de « J’en sais rien » et de « je me demandais juste »   Pourquoi est-ce que j'agissais comme ça ? Pourquoi est-ce que j'étais incapable de bouger ? De la rassurer ? De stopper ses infernales larmes qui lui faisait aussi mal à elle qu'à moi ? Mais bordel Keenan, bouge ! Fais quelque chose de tes deux mains pour la calmer ! « Le bonheur, tu sais vraiment pas ce que c’est hein ! Et quand tu as la possibilité de le toucher du doigt, tu flippe à mort…le grand Keenan Castiel n’est en fait qu’un lâche, qui l’eut cru ! » C'est officiel, je flippe encore plus. Elle le sait. Elle sait que c'est exactement ce qui me fait peur : le bonheur. J'ai tellement l'impression que si je suis heureux, la vie se dépêchera de reprendre ce qu'elle m'a donné pour se venger de mes conneries. Je n'ai jamais voulu briser cette barrière par peur de perdre le peu de bonheur que j'avais. Par peur de la perdre en fait. Après tout, on m'a retiré la famille que je pensais avoir, on m'a retiré mes repères, puis ma mère, pourquoi ne m'aurait-on pas retirer Nora ? Alors je m’entêtais, faisant croire qu'elle ne m'intéressait pas pour être sur qu'on ne me la retire pas elle aussi. Elle s'approche et je flippe. De plus en plus. « Ben ça figure toi… » Elle prend ma main et ce simple contact me fait frissonner. Je ne pensais même plus que quelqu'un pouvait avoir cet effet sur moi. « …ça c’est du bonheur et je ne te laisserais pas tout gâcher une fois de plus ! » Je sursaute légèrement, un peu surpris mais automatiquement, mes doigts caressent sa peau à travers sa petite robe, comme par réflexe. Je n'ose pas bouger plus, complètement obnubilé par ma main sur son ventre rebondi. Quand elle reprend la parole, je lève le regard vers elle, plongeant mes iris dans la profondeur des siens, tentant de comprendre chaque mot qu'elle prononçait à sa juste valeur. « Je t’appartiens Keep et tu le sais, je ne conçois pas ma vie sans toi…mais…je ne peux pas te laisser me rendre malheureuse de cette façon…tu me ruine, tu me détruis à petit feu…je meurs de l’intérieur tu le vois pas ça ?! Tu es toi, tu fonctionne à ta façon, j’ai saisis, j’ai eu tout le temps de comprendre depuis le temps, mais tu ne peux pas continuer à me traiter comme tu le fais. » A chaque mot prononcé, je prend un peu plus conscience de ce que j'ai perdu et de l'étendue du mal que je lui ai fait.. que je lui fais ? Oui probablement. Je ne bouge pas et je serais bien resté encore des heures comme ça, à caresser son ventre en la regardant dans les yeux, l'écoutant dire à quel point j'avais de l'importance à ses yeux mais c'est elle qui brise ce contact. « Je mérite mieux que ça… » Ses mots résonnent dans ma tête, ses cinq petits mots qui n'auraient probablement eu aucun impact sur moi il y a quelques années mais qui aujourd'hui prenaient un tout nouveau sens. Elle a raison, bien trop raison, terriblement raison. Je ne la mérite pas. Pas elle. Je la regarde s'éloigner et je prend peur. Je refuse de signer la fin de cette relation, je refuse de mettre un pont final à ses six dernières années. J'ai trop besoin de sa présence à mes côtés. Je ne sais pas totalement ce que je fais mais ma main s'agrippe doucement à son poignet, la retenant de s'éloigner un peu plus plus encore de moi. C'est léger comme mouvement, c'est un petit pas mais elle comme moi, nous savons que cela représente déjà énormément. Jamais je n'avais encore fait un pas vers elle et ce simple geste venait de balayer toutes nos certitudes à tous les deux. Comme toujours, je réfléchis à mes mots avant de parler. Je parle calmement, beaucoup plus calmement que depuis le début de cette conversation. « Je n'ai pas envie de continuer à agir comme ça avec toi, c'est pour ça que je suis là ce soir Nory...» C'est court, c'est simple mais ça me fait tellement bizarre de lui faire comprendre clairement ce que je veux que ça me perturbe. Je n'ai simplement pas l’habitude de montrer mes sentiments et je viens juste de le faire. Avec autant de sincérité que je le peux.

(c) AMIANTE





Dernière édition par Keenan Castiel le Jeu 13 Nov - 16:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMer 12 Nov - 15:59

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 
Etait-ce vrai ? Est-ce que je venais vraiment de susciter une réaction chez l’homme de ma vie ? Est-ce vraiment une caresse que je sens, là, sur mon ventre ? Moi qui pensais qu’il m’enverrait balader, déranger par ce contacte forcé avec son enfant en devenir, me voilà bien surprise. Si son visage reste relativement stoïque, je vois quelques chose de changé dans son regard. C’était à croire qu’il était prisonnier de lui-même, coincé dans un rôle, dans une vie qui ne lui convenait pas, mais de laquelle il était incapable de s’échapper. Cela devait être éreintant de vivre ainsi, sans joie, sans réjouissance, sans bonheur, alors que l’on pourrait avoir toutes les raisons du monde d’être heureux. Sentir ses caresses me fait fondre. Je sais, il m’en faut peu pour être heureuse, mais Keenan donnait tellement peu que ça, c’était déjà beaucoup. Un regard, un sourire, un baiser, un coup de fil…de vrais trésors pour moi. Il n’était pas vraiment l’homme le plus tendre du monde. Passionné, fort, torride, oui incontestablement, mais tendre et délicat, pas vraiment, alors à mes yeux, ces caresses constituent une vraie preuve qu’une chose différente et particulière était en train de se produire : il ressentait quelque chose, c’était évident.

Ma main posée sur sa joue, je lui dis enfin ce que j’ai sur le cœur, à quel point je l’aime, mais surtout à quel point il me fait souffrir. Les amours à sens unique, il n’y a rien de pire, c’est certain. Passer des jours, des mois, des années, à vivre à côté d’un homme que l’on aime plus que tout, sans savoir s’il en est de même pour lui est une véritable torture. Hakuna Matata me dirons certains. Prends ce qu’il y a à prendre. Profites des bons moments avec lui et contente-toi de ce que tu as ! Et bien je vivais de cette façon jusqu’à récemment. Mais maintenant, un bébé était en route et je ne pouvais plus me contenter de ce mode de vie. Il devait le savoir. J’avais besoin qu’il le sache, besoin qu’il prenne pleinement conscience de l’état de nerf permanent dans lequel je vivais face à l’incertitude de cette relation, la souffrance que je ressentais en voyant que je n’avais pas tant d’importance que ça à ses yeux…je voulais qu’il le voit enfin. Je voulais qu’une vague d’amour inconditionnel vienne se substituer à cette souffrance dans laquelle je vivais. Je voulais qu’il souffre, comme moi j’avais souffert…Ouais… Non mais j'ai rien dit en fait . Je ne voulais pas qu’il souffre, je ne pourrais jamais vouloir une telle chose, même si, dans les grands moments de doutes, cette pensée traversait furtivement mon esprit. Comment le vouloir ? Il est mon homme, mon amour, mon tout. La seule chose qui m’importait était son bonheur, rien d’autre. J’ai d’ailleurs toujours placé son bonheur avant le mien, pensant que le voir souriant et heureux était bien plus important que d’être moi-même heureuse et souriante. Oui, je l’aimais à ce point…pathétique ? Non pas pathétique. Romantique et peut-être un peu insensé, mais n’est-ce pas là le propre de l’amour ? Que voulez-vous : Chui débile, chui débile, c'est pas ma faute. On dit que l’amour rend aveugle et je crois que dans mon cas, il rend également vulnérable, bêbête, incapable de se raisonner et abominablement dévouée…beau mélange hein.

Après lui avoir dit tout ce que j’avais sur le cœur, je m’éloigne, prête à le voir partir, comme il le faisait si souvent avant, à chaque fois que j’essayais de lui faire prendre conscience de la situation, me contraignant alors doucement au silence. Si je voulais qu’il reste avec moi, il ne fallait pas parler, pas demander de comptes, pas se plaindre, au risque de le voir prendre la porte et certainement se réfugier dans les bras d’une autre femme. Il m’avait fallu apprendre à fermer ma bouche, à ravaler mes griefs et ma fierté, juste pour ne pas le faire fuir, mais ce soir, ce n’était plus possible. Alors que je m’éloigne, un miracle se produit : je vois mon Keep tendre la main et doucement, saisir mon poignet, m’empêchant alors de prendre davantage de distance. A l’ instant où sa peau touche la mienne, mon regard dévie sur ce point de contact, incrédule. Venait-il vraiment de me retenir ? Il n’avait jamais fait une telle chose ! Avant, quand je partais, exaspérée et cherchant désespérément à m’échapper de la spirale Castiel, c’était en général moi qui finissait par revenir vers lui, incapable de vivre loin de lui.
Mes yeux alors éteint s’éclairent en un instant, avant de reprendre leur place, posés sur le visage de Keep. Je n'ai pas envie de continuer à agir comme ça avec toi, c'est pour ça que je suis là ce soir Nory...»   Je lâche un petit soupire de surprise, le souffle coupé, ne parvenant toujours pas à croire ce que j’entendais alors. Pour la première fois depuis six ans, il faisait un pas vers moi. Mon minuscule poignet toujours prisonnier de son imposante main, je me rapproche de nouveau, me plaçant à quelques centimètres à peine de son corps, pose délicatement ma main sur sa joue que je caresse de mon pouce, avant de lui répondre
« Alors arrêtes ! » A mes yeux, ce n’était pas plus compliqué que ça. S’il voulait arrêter d’agir de cette façon, il n’avait qu’à arrêter, tout simplement. « Je ne suis pas ton ennemie Keep…Je suis là, avec toi…ne me repousse pas… » C’était quand même le comble que ce soit moi qui finisse par lui dire de ne pas me repousser, moi qui, cinq mois plus tôt, lui hurlais que je ne voulais plus jamais le revoir. Trop distraite pour saisir l’ironie de la situation, je glisse ma main dans sa nuque, que je continue à caresser, tout en restant là, proche de lui, incapable de me décoller, incapable de renoncer à lui. C’était au-delà de mes forces !
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMer 12 Nov - 16:28

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.
J'ai l'impression que les secondes dures des heures. Plus elles s'écoulent et plus j'ai peur de l'avoir brusquée, plus je regrette mon geste. Vous allez me dire quoi encore ? Que je ne devrais pas regretter, qu’enfin j'agis comme je le devrais depuis le début ? Non, je n'arrive pas à le voir comme ça, je suis bien trop borné, bien trop fier et oui, je regrette déjà amèrement mon geste parce qu'il est loin de ne signifier qu'un petit pas vers Nora. C'est LE premier pas que je fais de ma vie pour Nora. C'est le premier pas que je fais pour une femme d'ailleurs. C'est le premier pas que je fais de toute ma vie tout court. Toutes les premières fois font peur, c'est bien connu. Il y a de nombreuses raisons à ça. La première fois que vous désobéissez consciemment à vos parents, vous avez peur de vous faire prendre non ? La première fois que vous prenez le volant, vous avez peur d'avoir un accident un ? La première fois que vous avouez vos sentiments, c'est la même chose. C'est terriblement effrayant pour la simple et bonne raison qu'on a peur de ne pas avoir la réponse souhaitée. Là, je sais exactement ce que vous allez me dire « Oui mais toi, tu sais que Nora t'aime, y'a pas de raison d'avoir peur ! » Et alors ? Je n'ai pas le droit moi aussi à mon petit moment de doute ? J'ai beau être le grand Castiel, le patron de bar sans cœur et l'homme à femmes le plus réputé du coin, Nora me rend nerveux, tout simplement parce qu'elle représente l'inconnu. Comme si je me trouvais face à un immense précipice et qu'une force surnaturelle me poussait à y sauter sans même ouvrir les yeux. Cette interminable attente où mes pensées se battent entre elles finit quand elle pose sa petite main sur ma joue. Je n'ai toujours lâché son regard, ni sa main, comme si c'était ce contact qui allait me donner le courage de ne pas partir en courant. « Alors arrêtes ! » Dans sa bouche, ça sonne comme une évidence. Comme si c'était la plus simple des banalités de cesser d'être ce que j'ai toujours été. Comme si c'était aussi simple que la première respiration d'un bébé. Douloureux au début mais tellement soulageant. Tout lui paraissait simple et sa capacité à toujours voir le bon côté des choses, même quand il n'y en avait pas continué de m'émerveiller à chaque seconde. « Je ne suis pas ton ennemie Keep…Je suis là, avec toi…ne me repousse pas… » Je ne saisis pas. Il y a encore quelques mois, c'était elle qui me repoussait, me quittant sans même sourciller. J'y avais cru moi, vraiment. J'avais fini par croire qu'elle s'était peut-être joué de moi depuis le début. Ridicule vous avez dit ? Oui, je sais. Mais je suis borné et bien trop méfiant pour croire une seule seconde qu'une femme aussi adorable puisse ressentir quoi que ce soit pour un cœur de pierre comme moi. C'était tout simplement au-dessus de mes forces de cautionner ça.  Je ne lui avais pourtant jamais caché la vérité sur mon passé et mon présent. Je ne m'étais jamais caché de mes conquêtes, la sortant parfois même de notre lit pour la tromper outrageusement. Comment quelqu'un peut accepter ça sans même poser de questions ? Je ne comprend pas et je ne comprendrais probablement jamais. Jamais je n'ai osé me poser la question de savoir si j'aurai fait pareil pour la garder à mes côtés. Aurais-je fermé les yeux pour ne pas la voir partir ? J'en doute et pourtant, j'aurais détesté la voir quitter mes bras pour un autre.

Aujourd'hui, je me pose encore la question. Pourquoi acceptait-elle que je revienne dans sa vie alors qu'elle savait pertinemment qui j'étais ? L'idée qu'elle puisse m'aimer, même si elle m'en avait fait part à plusieurs reprises, me semblait totalement inconcevable. Alors pourquoi ? Pourquoi accepter tant de souffrance ? Peut-être qu’aujourd’hui, elle l'accepte pour le bébé ? Je me dis qu'un autre homme serait sûrement bien plus à l'apte que moi et ça n'explique pas les six dernières années. Pourtant, il faut que je me rende à l'évidence : elle est là, face à moi, à quelques centimètres à peine de mes lèvres et visiblement, elle n'est pas décidé à bouger. Je baisse mon regard vers ses lèvres, grossière erreur. Elle est encore plus belle qu'avant. Peut-être que son ventre arrondi lui donnait une touche de charme en plus ? Je n'en doute pas. Je sens son souffle tapait contre mes lèvres et ça m'obsède. Je ferme les yeux, tentant de faire abstraction des effluves de son parfum qui montent jusqu'à mes narines. Sa main sur ma joue ? Je n'arrive pas à l'oublier elle, même en fermant les yeux et en ignorant son doux parfum qui m'avait tant manqué.  « Arrête Nory.. C'est pas une bonne idée... ». Je parle doucement, la voix faible. Je n'ai aucune résistance face à elle et j'ai l'impression qu'elle en joue. Paranoïa qu'en tu nous tiens. J'ai l'impression qu'elle passe son temps à me tenter juste pour me voir un jour craquer et pour enfin avoir la vengeance qu'elle désire tant. Il faut que j'arrête de voir le mal partout, surtout en Nora. Elle est gentille, adorable, belle. Elle ne peut pas s'intéresser à moi, c'est contre nature. « S'il te plait.. ». Je ne sais même pas ce que je lui demande mais je le fais. Je voudrais qu'elle puisse lire dans ma tête pour que je n'ai pas à lui expliquer tant ce serait long, fastidieux et confus.

(c) AMIANTE





Dernière édition par Keenan Castiel le Jeu 13 Nov - 16:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyMer 12 Nov - 21:46

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 
C’est officiel : cet homme me met la tête à l’envers. Quand je suis en sa présence, je perds ma capacité à réfléchir et à être cohérente. Non mais regardez-moi ça ! Qu’est-ce que je fabrique là, tout contre lui, à lorgner sur ses lèvres ? Je n’aurais pas dû le laisser rentrer ! J’aurais dû être plus prudente, vérifier qui se trouvait à ma porte et jouer la morte. Ça m’aurait déchiré le cœur, certes, mais au moins, ça m’aurait permis de rester droite dans mes bottes et de garder ma ligne de conduite. Avant qu’il ne se pointe ici, j’étais certaine de ne jamais vouloir me remettre avec lui. Mon cœur me répétait tous les jours que j’avais besoin de lui, mais ma raison parvenait à stopper tout ça. Je souffrais à en crever, mais je pouvais m’en accommoder. Mais à l’instant même où je posais les yeux sur lui, toute volonté s’évanouissait dans la nature, me rendant faible, docile et un peu stupide. J’avais construit ma vie autour de lui et j’étais à présent incapable d’envisager de continuer sans lui. Mon monde était le sien, sa vie était la mienne et son bonheur était le mien.

Serrée contre lui, mes pensées divaguent quelques instants, et je me perds dans mes désirs. Je ne sais plus quoi vouloir, quoi penser, quoi faire, tout ce que je sais, c’est que crève d’envie de l’embrasser. Ses baisers ont toujours été la seule chose dont j’avais besoin pour me sentir bien et là, j’avais vraiment besoin de me sentir bien Arrête Nory.. C'est pas une bonne idée... Qu’est-ce qui n’était pas une bonne idée ? Je n’avais même pas encore commencé…et puis comme si je ne le savais pas que c’était pire qu’une mauvaise idée. Je devrais reculer, m’éloigner et le mettre dehors, je devrais lui dire qu’il n’était pas fait pour moi, que je méritais mieux que tout ça, que cette vie misérable qu’il me proposait, je devrais me diriger vers cette porte, l’ouvrir et inciter Keenan à sortir de là, voilà ce que je devais faire. Au lieu de cela, je restais là, contre lui, à caresser sa nuque avec délicatesse et à lui promettre que j’étais là, avec lui et que je n’avais pas l’intention de m’en aller…bravo Nora ! « Arrêter quoi ?... » Je demande, feignant de ne pas comprendre ce qu’il voulait dire par là. Je n’avais ni l’envie, ni l’intention d’arrêter quoi que ce soit. Il était là, tout contre moi, je n’allais pas le laisser m’échapper encore une fois. Il me repousse avec si peu d’entrain que j’interprète ses propos plus comme une incitation que comme un vrai désir d’arrêter. S'il te plait.. Je n’entends plus rien, je ne comprends plus rien, je ne vois plus rien à part ses lèvres. Mon regard oscille nerveusement entre ses yeux et sa bouche, avant de s’arrêter définitivement sur ses lèvres. Lentement, je me hisse sur la pointe des pieds, m’approchant dangereusement de lui. Par précaution, je me plonge dans son regard, comme pour m’assurer que j’avais encore le droit de faire ça, que ce n’était pas totalement déplacé et, en remarquant ses yeux posés sur ma bouche, je comprends que c’est plus que bienvenu. Je plaque la paume de ma main contre l’arrière de sa tête, l’incitant à s’approcher de moi…Ce n’était pas de trop vu ma taille et un petit coup de main était le bienvenue. Le souffle haletant, j’effleure ses lèvres des miennes, fermant lentement les yeux, avant de lui donner un baiser d’une douceur inouïe. Mon cœur s’accélère, alors que je tente de me hisser davantage, voulait être encore plus près de lui…ce baiser, j’en avais rêvé, je le voulais, j’en avais besoin. Je frissonne à son contact, à la sensation de son corps contre le mien et me sens enfin à ma place. Après quelques secondes bien trop courtes à mon gout, je mets fin au baiser, descendant lentement de mon perchoir. Je prends soin d’accrocher son regard, cherchant à savoir ce qu’il pensait de mon geste. Mon regard se fait plus vulnérable, craignant sa réaction et n’espérant qu’une chose : qu’il m’embrasse à son tour.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptyJeu 13 Nov - 16:17

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.

Je la sens s'approcher doucement de moi. Tout doucement. Ses yeux ne quittent pas mes lèvres tout comme les miens ne quittent pas les siennes. Elle s'arrête juste avant de m'embrasser et mon cœur rate un battement. Était-ce un rêve ? J'avais l'impression de n'être qu'un somnanbule et le réveil risquait d'être plus que brutal. Si elle avait fait tout ça pour se reculer maintenant, je risquais d'être affreusement déçu. Elle s'assure de quelque chose, je ne sais de quoi avant de reprendre son avancée vers moi, embrassant alors délicatement mes lèvres. Je ferme les yeux, profitant un maximum de ce faible contact. Ce contact, j'en avais eu plus que besoin et elle le savait, comme si elle savait parfaitement résoudre l'équation de mon bonheur sans que moi-même je le sache. Elle se recule, descendant de ses pointes de pieds pour retrouver sa hauteur normale. Elle a toujours été plus petite que moi et j'ai toujours trouvé ça adorable, me pensant alors responsable de sa sécurité. Comme si mes bras n'étaient là que pour la protéger, formant comme un impénétrable bouclier. Je plonge mon regard dans ses yeux, profitant de la magie du moment, comme si une bulle sphérique s'était formé autour de nous, nous protégeant de tout le monde extérieur. J'avais cette agréable impression que même un ouragan n'aurait pas pu nous perturber. Je pose ma main sur sa joue que je caresse du bout des doigts sans la quitter des yeux. Je remet une de ses mèche blonde légèrement clairsemée derrière son oreille. Je suis heureux, juste heureux et comme d’habitude, ça me fait terriblement peur.

D'un coup, je la revois au bout de ce revolver par ma faute, comme si la vie voulait me rappelait que c'était elle qui tenait les reines et que ce n'était pas à moi de choisir ma rédemption. Diabolique plan. Me rendre heureux pour me rabaisser encore plus par la suite, c'était ça son plan pour moi ? Elle ne pouvait pas s'acharner sur quelqu'un d'autre ? Spirale infernale. A quoi bon arrêter mes pitreries et cesser d'être un automate sans sentiment si c'était pour me rappeler à chaque instant mes erreurs ? Je ne sais sur quel pied danser. J'ai besoin d'être proche d'elle mais j'ai tellement peur de la blesser de nouveau. Je me recule doucement. Culpabilité à la con. Je reste quelques longues secondes loin d'elle, hésitant lourdement sur comportement à adopter.

« Ouais .. Non mais j'ai rien dit en fait... ». Je pose une main ferme au creux de ses reins pour l'attirer contre mon torse, l'embrassant comme si c'était la première fois. C'est à la fois un baiser doux, tendre et terriblement sincère. Je me recule à nouveau, la regardant dans les yeux alors qu'un léger sourire s'affiche sur mon visage. C'est faible mais tellement rare que j'espère qu'elle sait à quel point l'effort de venir vers elle était grand pour moi. Je me rapproche de nouveau d'elle mais cette fois-ci, mes lèvres se posent sur son front dans un geste protecteur. « Je vais y aller... Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Non pas que j'en ai pas envie, loin de là mais... C'est mieux comme ça. » Même moi je ne comprenais pas trop où je voulais en venir alors je n'imaginais même pas à quel point elle devait être perdue dans mes gestes et dans mes paroles. J'agissais avant de tout contredire par mes paroles. Je parlais avant de tout remettre à plat par mes actes. J'aurais très bien pu lui dire « Non mais je suis une vraie danseuse étoile moi ! Avec un tutu et tout le bordel ! » ou bien « J'appellerais bien mon fils Adolphe » que ça aurait probablement été plus clair pour elle. Je m'approche de la porte et pose ma main quelques instants plus tôt dans son dos, sur la clenche de la porte, prêt à partir de nouveau, le cœur encore plus lourd que la première fois.

(c) AMIANTE





Dernière édition par Keenan Castiel le Sam 22 Nov - 23:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptySam 22 Nov - 22:34

Un-break my heart, say you love me again...
keenan & nora


 
Il est là. Il est bel et bien là, à portée de main mais pourtant si inaccessible. J’ai peur. Peur de sa réaction, peur de le voir se mettre en colère ou pire, qu’il ne s’en aille. Je voulais qu’il s’en aille, je ne le voulais pas ici, mais cette simple idée m’angoisse. Il ne pouvait pas s’en aller, m’abandonner…je ne pouvais pas vivre sans lui. Je le voulais pourtant. Je voulais être heureuse sans lui, loin, très loin de lui, trouver quelqu’un qui me méritait, qui méritait mon attention et mon amour, quelqu’un qui mériterait que je lui donne un enfant et qui saurait prendre la mesure d’un tel geste…quelqu’un qui n’était pas Keenan et pourtant. C’était lui et lui seul que je voulais ! J’étais incapable de me tenir éloignée de lui et ça, il le savait. C’était sans doute pour cette raison qu’il était venu : il savait l’effet qu’il avait sur moi et il ne pouvait accepter mes tentatives pour l’éloigner de ma vie, alors il avait décidé de se montrer à moi, sachant très bien que je ne pourrais pas lui résister. C’était plus fort que moi : cet homme, je l’avais dans la peau. Je ne suis rien d’autre qu’un satellite gravitant autour de lui. C’est sans doute pour cette raison que je suis là, mes lèvres collées sur les siennes, savourant cet instant et priant pour qu’il ne me repousse pas. Si j’avais, à la base, la situation bien en main, j’étais à présent à sa merci. Il avait de nouveau le contrôle sur moi, j’étais littéralement pendue à ses lèvres. Alors que je mets fin au baiser, priant intérieurement pour que sa réaction ne soit pas négative, je vois sa main s’approcher de mon visage, qu’il caresse délicatement du bout des doigts. Ce geste d’une tendresse folle est une véritable torture pour moi. Ses doigts réchauffent mon cœur au point de le bruler. Mes yeux se ferment doucement, alors que je tente désespérément de me contenir, de ne pas craquer devant lui, de ne pas l’effrayer. Alors que je m’apprête à poser ma main sur la sienne, il fait un pas en arrière, s’éloignant alors de moi à mon plus grand regret. J’ouvre les yeux, cherchant à comprendre ce qui se passait et perçois alors son regard posé sur moi. Pour la première fois, il me semble apercevoir quelque chose dans ses yeux, un sentiment que je le pensais incapable de ressentir : de la culpabilité. S’en voulait-il vraiment de cette situation ? Regrettait-il ce qui se passait entre nous ? Cette simple pensée me remplit d’espoir : s’il ressentait ne serait-ce qu’une once de culpabilité, c’était qu’il n’était pas si froid et distant qu’il voulait bien le faire croire. Alors que, pleine d’espoir, je m’apprête à faire une nouvelle tentative pour tenter de le faire baisser sa garde, Keep s’approche de nouveau de moi, m’attrapant par la taille et m’attirant contre lui, me donnant un baiser qui me fait fondre. Mon cœur s’emballe, tandis qu’un soupire s’échappe de mes lèvres, scellées aux siennes. Je m’accroche à son cou, bien décidée à ne pas le laisser s’échapper, lui rendant son baiser sans me faire prier.
C’est à son tour d’y mettre fin, bien trop tôt à mon gout, avant de s’éloigner de nouveau de moi. Je n’y comprends rien : était-ce si compliqué pour lui d’être près de moi ? Etais-je si désagréable, si insupportable ? C’était tout de même insensé ! Préoccupée par ma déception et la souffrance qu’elle suscite en moi, je remarque à peine le sourire qui étire péniblement ses lèvres si attirantes. J’étais prête à tout pour lui, alors que lui ne supportait pas d’être près de moi…quelle tristesse ! Il s’approche de nouveau, posant ses lèvres sur mon front, enfonçant le couteau planté dans mon cœur un peu plus profondément. Je ferme de nouveau les yeux, tandis qu’une larme m’échappe.
Je vais y aller... Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Non pas que j'en ai pas envie, loin de là mais... C'est mieux comme ça. Fatiguée de luter, je baisse lentement la tête, triste et résignée. Je pose ma main sur mon ventre, espérant que le petit être grandissant en moi me réconforterait, m’aiderait à accepter le fait que son père ne m’aimait pas, qu’il ne voulait pas de moi, de nous, dans sa vie. Je reste plantée là, sans force, sans volonté, alors qu’il s’éloigne de moi encore une fois. C’était peut-être mieux pour moi…si j’étais incapable d’imaginer ma vie sans lui, lui semblait parfaitement capable d’imaginer la sienne sans moi. Je ne sais que faire, que dire, afin de l’inciter à rester, à me parler, à s’ouvrir à moi, à me laisser l’aimer comme je l’ai toujours voulu, alors je reste muette. Attendant qu’il s’en aille et priant pour que je me remette d’une telle déception.
electric bird.

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
Anonymous

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY EmptySam 22 Nov - 23:09

Unbreak my heart, say you love me again
KEEP & NORY
You coming back to me is against the odds and that's what I've got to face. I wish I could just make you turn around and see me cry. There's so much I need to say to you, so many reasons why, you're the only one who really knew me at all. Take a look at me now, there's just an empty space and there's nothing left here to remind me just the memory of your face.

Alors que je me recule, je lui souris et... Elle ne me répond pas. Pourquoi ? Pourquoi avoir mis tant de sentiments, d'amour et de tendresse dans ce baiser si elle n'était même pas capable de me rendre un sourire ? Je ne comprend pas, et subitement, je me met à douter de moi-même. Nora avait réussi l'impossible, elle avait réussi en un simple geste -ou non geste justement- à briser chacun des mes plus intimes promesses. Elle avait déjà réussi à percer ma carapace si bien scellée mais là, elle venait juste de la pulvériser en un tas de petits confettis. Je suis blessé, profondément blessé. J'aurais voulu qu'elle me réponde, qu'elle me montre que peu importe mes erreurs, elle me pardonnait et elle m'aimait toujours comme elle l'avait toujours fait. J'aurais voulu qu'elle me rassure, qu'elle me dise qu'elle serait toujours là. Mais à mon plus grand malheur, elle se tait et le silence nous englobe dangereusement. Je baisse les yeux et fait demi-tour, regrettant déjà amèrement ma venue. Je clenche la porte et quitte l'appartement de celle qui avait fini par changer toute ma vie.

(c) AMIANTE



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty
MessageSujet: Re: Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Un-break my heart, say you love me again... | KEEP & NORY

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Craquage nouvelle collection Love Lace et Warm and Cozy
» (F - réservée) love is complicated - Nina Agdal, Cailin Russo, Alexis Ren (ou autre mannequin sublime).
» ALAIN BARRIERE - Emporte MoI ♥♥♥♥♥(i love you)♥♥♥♥♥
» mark ⊕ give your heart a break
» you were supposed to love me | NEMO

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HAPPILY EVER AFTER :: Corbeille :: ► Anciens RPs
-